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Paris (Quelle: Wikipedia) La position de Paris à un carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au cœur d'une riche région agricole en a fait une des principales villes de France au cours du Xe siècle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle Paris est devenu un des premiers centres en Europe pour l'enseignement et les arts. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l’histoire mondiale, un centre politique et économique majeur. Symbole de la culture française, son animation et ses grands musées en font une attraction pour près de 30 millions de visiteurs internationaux par an[1], ainsi qu'un point de convergence pour les transports internationaux. Paris est souvent considérée comme une des capitales mondiales de la mode et du luxe. En 2005, la population de Paris intra-muros était de 2 153 600 habitants d'après l'estimation de l'Insee[2]. Néanmoins, au cours du XXe siècle, l'agglomération de Paris s'est largement développée hors des limites de la commune. Son aire urbaine, qui inclut l'agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11,1 millions d'habitants en 1999[3]. L’agglomération parisienne est, avec celles de Moscou et de Londres, l'une des plus peuplées d'Europe, mais elle est aujourd'hui très largement dépassée par des mégapoles asiatiques ou latino-américaines. Sommaire [masquer]
De là, la ville s'étend inégalement sur les deux rives du fleuve : Paris intra muros, délimité en 1860 par les fortifications, est aujourd'hui séparé de la banlieue par le boulevard périphérique, une voie rapide urbaine circulaire d'une longueur de 35 km. Les accès routiers à la ville se font par les portes de Paris ou indirectement par les autoroutes et routes nationales qui rejoignent le boulevard périphérique. À l'extérieur de cette limite, Paris s'étend également sur des extensions accueillant l'héliport (15e arrondissement) et surtout deux grands espaces boisés, aménagés par Haussmann sur des communes voisines avant d'être rattachés à Paris (dans leur totalité depuis 1929) : à l'ouest : le Bois de Boulogne (846 hectares, 16e), bordé au sud par Boulogne-Billancourt, au nord par Neuilly-sur-Seine et à l'ouest par la Seine, qui le sépare de Puteaux, Suresnes et Saint-Cloud. Plus de trente ponts permettent de franchir la Seine dans Paris (Liste des ponts de Paris). De part et d'autre du fleuve, plusieurs reliefs composés de buttes-témoin forment de petites collines[4] : Montmartre, 131 m (rive droite) : point culminant de Paris dans la rue Saint-Rustique ; Le point zéro des routes de France, point de repère situé devant Notre-Dame de Paris et matérialisé sur une dalle, a les coordonnées géographiques 48,85341°N, 2,34880°E (sur l'ellipsoïde WGS84), soit (0452230,5411365) dans le système de repérage UTM fuseau 31.
En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est constitué de strates disposés en cuvettes concentriques[6]'[7]. Plus tard, des études approfondies sur les données sismiques, les forages, les puits ont permis d'avoir une image précise du bassin parisien qui confirment les strates en cuvettes concentriques mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief parisien se situent dans les couches du Mésozoïque et du Paléogène (ère tertiaire) et ont été élaborées par l'érosion.
Le sous-sol parisien est caractérisé par la présence de nombreuses carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Certaines ont été utilisées comme catacombes, et forme l'ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public. L'hydrogéologie est extrêmement influencée par l'urbanisation. La Bièvre, petit affluent de la Seine qui a modelé toute la rive gauche, a été couverte au XIXe siècle pour des raisons hygiéniques.
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard L'ensoleillement est d'environ 1 800 heures par an (1 595 heures dans les monts d'Arrée, 2 917 heures à Toulon). Le nombre de jours de brouillard est faible : en moyenne il y en a 13 jours par an, en net recul depuis un siècle. Le vent est généralement modéré (50 jours avec des rafales supérieures à 50 km/h). Il est souvent de secteur Ouest/Sud-Ouest. Le 26 décembre 1999, des rafales de 169 km/h ont été enregistrées à la station de Paris-Montsouris. Elles ont dépassé 220 km/h au sommet de la Tour Eiffel. Les 641 mm précipitations sont réparties de manière très égale sur toute l'année puisque les valeurs extrêmes sont en février de 45,4 mm et en mai de 62 mm. Paris connait en moyenne 112 jours de pluie par an. Les orages se produisent environ 18 jours par an en moyenne, pour l'essentiel de mai à août. Les chutes de neige sont rares (15 jours par an en moyenne) ; la neige tient rarement plus d'une journée dans Paris intra-muros. Conséquence de l'urbanisation importante de l'agglomération, la température dans Paris peut-être de 4°C plus élevée que dans les banlieues les plus lointaines durant la nuit et au lever du soleil[9]. Relevés Paris-Montsouris 1961-1990 [10]'[11] Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Origine du nom Paris L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Il pourrait dériver du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le 12e arrondissement, où ont été mis au jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : plusieurs grandes pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
La cité romaine a été construite au Ier siècle sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche[14].
Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du Jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le 13e arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière (la nécropole Saint-Jacques) est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal[15].
Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Hugues Capet fixa sa résidence dans l'Île de la Cité.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des actuels 3e et 4e arrondissements et s'étendait du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). La ville parvint lentement à sortir du marasme de la guerre de Cent Ans. L’expansion économique reprit vers le milieu du XVe siècle et l’immigration provinciale vers 1500.
L’autorité royale ne s’était alors manifestée que pour la construction d’enceintes, le pavage des rues ou l’érection de demeures royales. Progressivement, la monarchie va s’inquiéter de l'expansion désordonnée de la cité, s’intéresser à son aspect, et édicter une première réglementation d’urbanisme. Sa première manifestation importante est l’ordonnance architecturale imposée en 1500 au nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre de style Louis XII.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Napoléon, après avoir longuement hésité entre Lyon et Paris (Lyon, capitale des Gaules, face à Paris et sa « populace »), décide d'y établir la capitale de son Empire, non sans réticences. Il en fait la capitale de l'Europe, devant Rome, deuxième ville de l'Empire, et Amsterdam, troisième. Sous la monarchie de Juillet, la ville accéléra son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers Généraux, tandis que dans les faubourgs fut construite (entre 1840 et 1845) la dernière enceinte de Paris, dite enceinte de Thiers sur l'emplacement actuel du boulevard périphérique.
Le 16 juin 1859, une loi fit annexer à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entourait la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, des Batignolles-Monceau, de Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves.
C'est à cette période, de la Belle Époque aux Années folles, que Paris connut l'apogée de son influence culturelle sur le Monde, autour notamment des quartiers de Montparnasse et de Montmartre. C'est en effet durant ces décennies que la ville lumière accueillit de très nombreux artistes, tels que Picasso, Matisse, Braque ou Fernand Léger. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations que la ville ait connu. Lors de la Première Guerre mondiale Paris fut épargné par les combats, la progression des armées allemandes en France ayant été arrêtée sur la Marne.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale situationniste. En 1976, l'État accorde pour la première fois depuis 1871 une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac est alors élu maire de Paris. Devenu président de la République en 1995, il est alors remplacé par Jean Tiberi. En 2001, le socialiste Bertrand Delanoë remporte les élections. Il se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit notamment des piétons et des transports en commun, avec entre autres aménagements des voies de bus en site propre.
Paris... et sa banlieue Tandis que la population de la ville de Paris stagne, celle de la banlieue s'accroît sans discontinuer depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à totaliser au XXIe siècle près de 80% de la population du grand Paris.
Sélection de photos L’intensification de la crise économique a entraîné un processus accéléré de paupérisation qui a développé la délinquance et l’insécurité, ce qui a encore aggravé le phénomène de marginalisation de ces quartiers et des villes concernées.
Cette problématique globale est à l'origine de la conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne, qui s'est réunie pour la première fois en mairie de Vanves le 7 juillet 2006[20]. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est également saisi du problème dans son discours du 26 juin 2007[21], critiquant le projet de SDRIF, se disant repenser « l'organisation des pouvoirs » et créer une communauté urbaine, imposant de fait la vision d'une reprise en main par l'État[22]'[23], ce qui n'a pas manqué de provoquer de nombreuses réactions parmi les élus locaux de l'agglomération[24].
Vers 1800, Paris comptait environ 500 000 habitants. Au cours du XIXe siècle, sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants. La croissance continua de façon ininterrompue jusqu'au début du XXe siècle. Au recensement de 1891, on constate que la population baisse dans les quatre premiers arrondissements centraux, diminue également dans les Xe et XIe arrondissements, stagne dans le Ve et le VIe. On n’observe de progression que dans le VIIe et le VIIIe et dans les arrondissements périphériques. À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place pour accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du XIXe siècle, commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population de Paris intra-muros, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Mais si la ville connaît une proportion de classes sociales élevées plus importante qu'ailleurs, ce qui lui donne l'image d'une « ville de riches », la sociologie du Paris intra-muros reste en réalité très contrastée. La pauvreté à Paris reste très présente : 12 % des familles Parisiennes soit 210 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé par l'INSEE à 670 par mois. Ce taux est très légèrement supérieur à la moyenne régionale de 11,3 % mais néanmoins inférieur à la moyenne Française de 13,7% en 2001. Les différences de classes sociales sont traditionnellement marquées entre les habitants de l'ouest de Paris et ceux de l'est. C'est à l'ouest essentiellement que l'on trouve les classes aisées. Dans les quartiers sensibles, essentiellement du nord et de l'est, on trouve les classes défavorisées mélangées à des classes moyennes. La sociologie de certains arrondissements de l'est de Paris (comme le 19e arrondissement) ressemble à celle de certains quartiers sensibles de banlieue qui ne constituent que le prolongement extra-muros de la cartographie sociale de la ville : le 16e arrondissement se prolonge par des communes de banlieue aisées, alors que le nord-est de la ville se prolonge par les communes de la Seine-Saint-Denis, réputées pauvres. Les 18, 19 et 20e arrondissements concentrent 40 % des pauvres à Paris ; 32,6 % des familles d'origine étrangères hors Union européenne de la ville vivent sous le seuil de pauvreté ; ce n'est le cas que pour 9,7 % des Français d'origine[28]. D'autre part le quartier du Marais a la particularité de regrouper une importante communauté homosexuelle, à proximité de la communauté juive ashkénaze dont l'implantation autour de la rue des Rosiers remonte au XIIIe siècle. Il faut noter aussi que la sociologie d'un quartier peux varier au cours de la journée : par exemple le quartier de de la place de la Bastille le soir devient un lieu de sortie pour beaucoup de jeunes (présence de nombreux bars et lieux de vie nocturne). La journée il retrouve une relative tranquillité.
Le logement social représente un peu plus de 17% du parc immobilier de la ville, mais ce taux moyen cache de fortes disparités dans sa répartition spatiale : les dix premiers arrondissements du centre historique ne totalisent que 6% des logements sociaux de la ville, pour 23% du parc total. les 13e, 19e et 20e arrondissement en comptaient 96 000 en 1999, soit 47 % du parc social parisien concentré dans seulement trois arrondissements. Si on ajoute les 12e, 14e, 15e et 18e arrondissements, on atteint un taux de 81%, concentré dans un croissant périphérique du sud au nord-est de la capitale[29]. La proportion de logements sociaux comptabilisés selon la loi SRU en 2006 varie de 1,2 % dans le 7e arrondissement (357) à 34,1 % dans le 19e arrondissement (28 147). Entre 2001 et 2006, 23 851 logements ont été agréés dans la capitale ; mais 88 131 Parisiens étaient demandeurs d'un logement social en 2006 ainsi que 21 266 non-Parisiens et la rotation des locataires est faible en raison du niveau élevé des prix de l'immobilier. Ce taux est de 10 % par an en France, 7,5 % en Île-de-France mais de seulement 5 % à Paris intra-muros[30].
La première vague de migration internationale vers Paris a commencé dès 1820 avec l'arrivée des paysans allemands fuyant la crise agricole. Plusieurs vagues d'immigration ont ensuite suivi sans interruption jusqu'à nos jours : Italiens et juifs d'Europe centrale pendant le XIXe siècle ; Russes après la révolution de 1917 ; habitants des colonies pendant la Première Guerre mondiale et plus tard ; Polonais entre les deux guerres mondiales ; Espagnols, Portugais et Africains du Nord des années 1950 aux années 1970 ; Juifs séfarades après l'indépendance des pays d'Afrique du Nord ; Africains et Asiatiques depuis lors[35]. Certains quartiers regroupent beaucoup de personnes ayant une même origine : par exemple dans les 18e et 19e arrondissement arrondissement vivent énormément de Parisiens d'origine africaine, en particulier dans le quartier de Château rouge. Dans le 13e arrondissement, se situe le quartier asiatique de Paris, plus important « chinatown » d'Europe.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police. Enfin la loi du 31 décembre 1982 (dite loi PLM), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le maire de Paris et le préfet de police, qui se prêtent réciproquement leurs moyens d'action à cet effet. Ce dernier peut siéger au Conseil de Paris et doit lui soumettre chaque année son budget et son compte (bien que ce budget reste d'État). Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Maires de Paris depuis 1977 : 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
Le tribunal de commerce de Paris se situe quant à lui 1, quai de Corse, également dans l'île de la Cité. Le tribunal de police de Paris se situe 4-14, rue Ferrus dans le 14e arrondissement, et le conseil de prud’hommes de Paris se situe, lui, 27, rue Louis-Blanc dans le 10e arrondissement. Outre les tribunaux de la ville, les tribunaux de plusieurs départements relèvent de la Cour d'appel de Paris : la Seine-et-Marne, l'Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'Yonne. Le ressort de cette cour concerne 12,6% de la population Française soit 7 605 603 personnes en 2004[39]. Les autres département d'Île-de-France ainsi que l’Eure-et-Loir relèvent quant à eux de la cour d'appel de Versailles[40]. La région Île-de-France totalise à elle seule plus du quart des crimes et délits commis en France métropolitaine. Au sein de la région, la grande Couronne, la petite Couronne et Paris intra muros comptabilisent chacune environ un tiers du total des faits constatés. La typologie de la criminalité parisienne reste largement dominée par les vols qui représentent les deux-tiers des crimes et délits. En 2006, 255 238 faits ont été comptabilisés soit un taux de criminalité de 118,58 actes pour 1000 habitants (crimes et délits) ce qui représente près du double de la moyenne nationale (61,03‰) mais se situe dans la moyenne des grandes villes de France (Lyon : 109,22, Lille : 118,93, Nice : 119,52, Marseille : 120,62). La part des femmes mises en cause est inférieur à 15 % (légèrement sous la moyenne nationale), et la part des mineurs est de 11,02 %, soit sept points de moins que la moyenne Française de 18,33 %. A contrario, la part des étrangers (résidents en France titulaires d'une carte de séjour) est supérieure à la moyenne Française de 20,73 %[41]'[42].
D'autres quartiers d'affaire se développent autre part dans l'agglomération que dans ce grand pôle de l'Ouest. La Paris Rive Gauche, dans le 13 arrondissements est dans ce sens le projet le plus important dans Paris intra murosdans les dernières déccennies. D'autres pôles développent également dans des banlieues où les prix de l'immobilier sont moins élevés (Plaine Saint-Denis), ou sur des hubs stratégiques (Roissy-Charles-de-Gaulle).
Mais si Paris est aujourd'hui la capitale la plus visitée au Monde, elle est une des moins accueillantes et des plus chères : selon une enquête réalisée par le cabinet Global Market Insite sur 60 villes auprès de 14 000 personnes à travers le Monde[45], elle se situe à la première place pour la beauté et le dynamisme, mais en fin de classement, 52ème sur 60, en ce qui concerne la qualité de l'accueil et seulement 55ème quant aux prix pratiqués[46]. Paris a accueilli au total de 27 millions de touristes, dont 17 millions d’étrangers en 2006, 44 millions en incluant la région Île-de-France qui constitue ainsi la première destination touristique au Monde. Elle est également la première ville au Monde pour les congrès internationaux. Impact économique
Le parc hôtelier Les hôtels parisiens et francilien représente près du quart du parc hôtelier national. En 2005, on dénombrait 154 745 chambres réparties dans 2 508 hôtels dans la région dont 61% sont situés dans la ville de Paris (1 534 établissements), 16% en petite couronne et 23% en grande couronne. Les deux tiers des établissements sont classés 2 ou 3 étoiles , 19,4% des hôtels étant classés 4 étoiles. Le tourisme d'affaire représentait 44% des nuitées, chiffre en hausse de près de 28% depuis 1996 et a un impact économique particulièrement important, la dépense journalière de ces visiteurs étant nettement plus élevée que le tourisme de loisir. Le taux d'occupation moyen était de 71,3% en 2005, ce qui le situe parmi les plus élevés des grandes villes européennes (derrière Barcelone néanmoins qui atteint 79%) et loin devant le taux moyen français de 59%. On peut noter que Las Vegas atteint un taux record de 92%. Le taux parisien est plus élevé en semaine que le week-end, et connaît son minimum (autour de 60%) durant les mois de janvier et août et son maximum (autour de 80%) durant les mois de juin, septembre et octobre, qui cumulent le tourisme d'affaire et le tourisme de loisir. Néanmoins l'afflux de visiteurs, hors parc hôtelier, est constant toute l'année avec un léger pic durant l'été, cette part de touristes utilisant d'autres types d'hébergement : location ou échange d'appartements, hébergement familial ou chez des amis... Le taux d'occupation ne varie pas en fonction des arrondissements mais diminue avec le niveau de gamme : la catégorie la plus économique connaît le plus fort taux de remplissage.
La clientèle étrangère provient pour l'essentiel de huit pays qui en fournissent plus des deux-tiers : par ordre décroissant, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-bas et la Belgique fournissent à eux seuls 42% des clients étrangers, puis les États-Unis avec 18,5% et enfin le Japon avec 7,5%. La plus forte augmentation de 2000 à 2005 provient de la clientèle asiatique (hors Japon) avec une hausse de 57%, néanmoins cette part ne représente encore en valeur absolue que 5,5% de la clientèle étrangère. Si Paris a la réputation d'être une ville chère, l'hôtellerie reste néanmoins compétitive comparativement aux autre principales métropoles mondiales : la capitale ne se classait que 17e sur 20 métropoles pour les prix de ses hôtels 2**, néanmoins elle reste la plus chère du Monde après Genève pour les tarifs de son hôtellerie haut de gamme. Celle-ci est la plus présente dans les 8e et 9e arrondissements, comme tout le parc hôtelier parisien. La croissance du nombre de chambres a été spectaculaire en Île-de-France depuis 1990 : il atteint 47% en quinze ans, et 3 000 chambres supplémentaires par an depuis 1996, ce qui représente le quadruple de l'augmentation moyenne annuelle française. Néanmoins cette augmentation de l'offre se situe pour la quasi-totalité en périphérie, la ville de Paris voyant plutôt une hausse du niveau de son parc vers le haut de gamme mais très peu de créations pures. Les secteurs du Stade de France à Saint-Denis, de Disneyland Paris à Marne-la-Vallée et de Roissy-en-France, à proximité de l'aéroport Charles-de-Gaulle ont connu la plus forte augmentation. Les hôtels franciliens offraient 54 637 emplois directs en décembre 2004, dont 29 301 dans Paris ce qui représentait 2% des emplois de la capitale, en augmentation de 2,2% par an, auxquels il faut ajouter les emplois induits[48].
La ville totalisait en 2007 : Établissements publics : 323 écoles maternelles, 334 écoles élémentaires, 6 établissements spécialisés (écoles à l’hôpital), 110 collèges, 72 lycées généraux et technologiques, 34 lycées professionnels et 2 lycées expérimentaux publics.
Il existe une certaine volonté de décentralisation qui a notamment conduit dans les années 1990 au transfert de l'ENA à Strasbourg et d'écoles normales supérieures à Lyon. Touefois, la plupart des établissements nationaux les plus prestigieux se trouvent toujours en région parisienne. Historique Dès le XIIe siècle, Paris est un des grands centres intellectuels d'Europe, particulièrement en matière de théologie et de philosophie. On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Université de Paris, lorsque Philippe Auguste accorde un statut particulier à la corporation (maîtres et élèves) en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, les faisant alors relever de la justice ecclésiastique. Les collèges, résidences de maîtres et d'élèves où se déroule également l'essentiel de l'enseignement, sont organisés en facultés. L'origine de la Sorbonne remonte à 1257. L'université vit essentiellement autour de la Montagne Sainte-Geneviève, sur la Rive Gauche. Ce quartier, le quartier latin, est aujourd'hui encore un grande centre universitaire. A partir de XVIIIe siècle, de écoles spécialisées sont crées pour certaines professions. Elles sont à l'origine des grandes écoles actuelles. L'École polytechnique et l'École normale supérieure sont crées pendant la Révolution. L'Université de Paris moderne est constituée au XIXe siècle de six facultés : droit, médecine, pharmacie, littérature, théologie et science. Au XXe siècle, le nombre d'étudiants croît fortement. Après la révolte des étudiants de mai 1968, dont la Sorbonne est l'épicentre, l'Université de Paris est réorganisée en treize établissements autonomes (Paris-I à Paris-XIII) chacun spécialisé dans un domaine relativement délimité. Situation actuelle Paris intra-muros reste le centre universitaire majeur. Les université Paris I à VII y sont situées ainsi que Paris-Dauphine, un peu excentrée. Le quartier latin conserve une place importante : on y trouve les sites les plus anciens de la Sorbonne et de l'ENS, et le Collège de France. Plus largement, les sites les plus importants se trouvent généralement dans le nord de la rive gauche (Sciences Po, Assas, Jussieu, EHESS...). Il existe une certaine volonté d'étendre le quartier universitaire vers l'est, dans le XIIIe arrondissement, où se trouve le site principal de la Bibliothèque nationale de France, et où plusieurs sites universitaires ont ouvert. Des centres universitaires ont été crée en banlieue depuis les années 1960, le plus ancien étant celui de Nanterre en 1964. Dans le même temps, plusieurs grandes écoles ont également quitté le centre de Paris, notamment pour disposer de locaux plus vastes. Le plateau de Saclay, au Sud de Paris, est devenu un pôle important. Il regroupe, sur un territoire assez vaste, une université (Paris XI), des grandes écoles (HEC dès 1964, Polytechnique), et des laboratoires publics et privés. En 1991, trois autres universités sont crée en banlieue, ces nouvelles facultés Cergy-Pontoise, Évry, à Marne-la-Vallée et à Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines. Signe d'une certaine volonté de décentralisation, « Paris » n'apparaît pas dans leur nom, contrairement aux autres universités situées en proche banlieue. La ville de Paris entretient elle-même sept établissements d'enseignement supérieur[52]. Quatre sont dédiées aux arts appliqués dont les prestigieuses École Boulle (ameublement) et École Estienne (arts graphiques, notamment reliure) ; deux sont des écoles d'ingénieurs (École des ingénieurs de la ville de Paris et École supérieure de physique et de chimie industrielle) et l'École du Breuil est à caractère horticole.
Les cinq lignes de RER sont des lignes au gabarit ferroviaire desservant à la fois la banlieue et le centre de Paris. Elles ont été progressivement réalisées à partir des années 1970 en connectant des lignes de banlieue entre elles. La ligne de RER A détient le record mondial de passagers transportés. Une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (Transilien) aboutissent dans les grandes gares parisiennes en cul-de-sac (Gare du Nord, Gare Saint-Lazare, Gare de l'Est, Gare Montparnasse, Gare de Lyon) et viennent compléter la desserte lourde de la banlieue assurée par le RER. Le développement des transports parisiens se heurte aujourd'hui à des problèmes de financement aigus liés au ralentissement de l'économie française, aux dettes contractées dans le cadre des travaux précédents, à un manque de volonté politique et à l'alourdissement des procédures. Dans ce contexte le tramway est apparu comme un mode de transport idéal pour assurer la desserte transversale qui manque en banlieue (les lignes du Transilien étant plutôt radiales) : il nécessite des investissements relativement modérés et dispose d'une capacité intermédiaire entre le bus et les moyens de transport lourd (métro, trains). Quatre lignes sont en exploitation (les dernières inaugurées fin 2006 sont les lignes T3 et T4) ; cinq nouvelles lignes ainsi que six prolongements sont planifiés ou en cours de construction, le tout représentant environ 75 km. L'agglomération parisienne dispose d'un réseau de lignes de bus important gérés en partie par la RATP (Paris et proche banlieue), en partie par des sociétés de transporteurs regroupés au sein du groupement OPTILE. Mode de transport Exploitant Voyageurs transportés (millions) Nombre de lignes km de voies Nombre de stations Desserte ¹L'exploitation des lignes A et B est partagée entre la SNCF et la RATP
La circulation et le stationnement à Paris se révèlent très difficiles, à l'image de la plupart des grandes métropoles de la planète. Des capteurs électroniques sont placés dans la chaussée des principaux axes parisiens et de la quasi-totalité des autoroutes de la région. Les données permettent de déterminer la fluidité de la circulation et d'indiquer les bouchons et temps de parcours estimés entre différents points caractéristiques sur le site internet d'information Sytadin (consultable avec un ordinateur mais aussi un téléphone mobile) et sur les panneaux routiers à messages variables. Le stationnement à Paris totalise environ 755 000 places en 2007, se répartissant entre 165 000 places autorisées sur la voie publique, essentiellement le long des rues, soit 22% des emplacements, 80 000 places dans les garages commerciaux (10%), 70 000 places dans les parcs publics concédés (9%) et enfin 440 000 places dans les garages privés et les cours d'immeubles (59%)[55]. Le stationnement est payant dans la totalité des rues, la municipalité en place menant une politique de promotion des transports alternatifs (collectifs ou à vélo) par la réduction du nombre d'emplacements autorisés et l'installation systématique entre 2001 et 2006 d'horodateurs dans les rues non encore équipées. Les tarifs sont partagés en trois zones : ils vont en 2007 de 3 l’heure au centre de Paris, à 1 dans les arrondissements périphériques. Le paiement ne peut plus s'effectuer par pièces depuis 2002 : les cartes Paris-Carte (destinée au paiement du stationnement sur les horodateurs de Paris exclusivement, à 10 et à 30 ) et Moneo (depuis octobre 2005) sont imposées à tous. Le stationnement est payant du lundi au samedi de 9h à 19h, mais gratuit le dimanche et pour l'essentiel des places, durant le mois d'août (123 000 places de stationnement sur 145 000). Une carte de stationnement résidentiel pour le stationnement sur la voirie est proposée aux habitants de la ville proposant un tarif préférentiel ainsi qu'un affranchissement de la durée limitée habituellement à deux heures, mais qui ne doit pas pour autant dépasser sept jours consécutifs au même emplacement, conformément à l’article R.417-13 du code de la route français[56].
À la suite de Rennes et Lyon, la Mairie de Paris a lancé le 15 juillet 2007 un système de location de vélos en libre-service, baptisé Vélib’ et géré par JCDecaux[58]. 10 648 vélos étaient disponibles dans 750 stations dès le 15 juillet 2007 et plus de 20 600 vélos dans 1 451 stations sont prévues fin 2007. Paris pourrait à terme disposer de 50 000 vélos de ce type[59]. Cette opération vise à remplacer l'usage de la voiture en ville pour de courts trajets, et s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'intermodalité nécessaire des modes de transport[60].
Aéroports de Paris, groupe détenu en majorité par l'État, gère les quatorze aéroports et aérodromes ouverts à la circulation aérienne civile en Île-de-France. Deux aéroports accueillent l'essentiel du traffic : Orly et surtout Roissy-Charles-de-Gaulle. Orly, au sud, s'est surtout développé à partir des années 1950. Il est aujourd'hui spécialisé dans les vols intérieurs ou vers le Maghreb et a accueilli 25,6 millions de passagers en 2006. Roissy au nord-est, a ouvert en 1974, c'est le plus récent des aéroports parisiens et de loin le plus grand aéroport français avec 56,8 millions de passagers en 2006. Il accueille surtout des vols internationaux. Trop petit et trop proche du centre-ville, l'aéroport du Bourget, le plus ancien, est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires. Il accueille tous les deux ans un salon aéronautique important. Orly, tout proche de Rungis, et plus encore Roissy sont des bassins d'emploi considérables en grande banlieue. Cependant, l'augmentation continuelle du trafic aérien de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle suscite l'inquiétude de nombreux élus et riverains quant aux nuisances sonores et à la pollution atmosphérique engendrées par une activité aérienne qui se pousuit de plus en plus souvent dans la nuit. La construction d'un troisième grand aéroport dans une zone moins densément peuplée et donc plus éloignée de Paris est souvent évoquée. L'aéroport de Beauvais-Tillé, dans l'Oise, est déjà utilisé par les compagnies à bas coût desservant Paris, il a accueilli deux millions de passagers en 2005. Les aéroports parisiens ne sont pas très bien reliés au centre ville. 80% des liaisons entre Roissy et Paris se font en voiture sur des autoroute souvent embouteillées. Une liaison ferroviaire directe le CDG Express, devrait ouvrir en 2012, mais elle fait l'objet de fortes oppositions locale vu son impact sur la qualité des transports ferroviaires du secteur et son coût élevé d'utilisation prévu[63].
L'organisation de la ville doit beaucoup aux travaux d'Haussmann, sous le Second Empire. Il a fait percer la plupart des grands axes et des voies aujourd'hui les plus fréquentées de la ville (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol...). On associe souvent Paris à l'alignement d'immeubles de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres, aux façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième… Paris se distingue du centre de beaucoup d'autres grandes villes occidentales par la densité de sa population[64]. Il existe depuis longtemps des règles strictes d'urbanisme, en particulier des limites à la hauteur des immeubles. Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments de plus de trente-sept mètres ne sont autorisés qu'à titre exceptionnnel, et la limite de hauteur est encore moins élevée dans de nombreux quartiers[65]. La Tour Montparnasse demeure depuis 1973 le plus haut immeuble de Paris et même de France, néanmoins la situation devrait prendre fin dès 2010, les projets de gratte-ciels se multipliant dans le quartier de La Défense : la Tour Assur rénovée atteindra 225 m, mais sera surpassée par la Tour Phare qui atteindra 300 m et par la Tour Generali qui devrait atteindre 318 m et devenir l'immeuble le plus élevé d'Europe occidentale.
Voir aussi un tableau synoptique des boulevards des Maréchaux et des portes de Paris.
On trouve sur l'île de la Cité des monuments anciens emblématiques. La cathédrale Notre-Dame, de style gothique, fut bâtie principalement du XIIe siècle au XIIIe siècle et a été très restaurée au XIXe siècle. Elle est symboliquement le centre de Paris, et les distances routières françaises sont mesurées à partir de son parvis. L'ancien palais de la Conciergerie fut le siège du pouvoir royal jusqu'au règne de Charles V, dans la seconde moitié du XIVe siècle. Une partie du bâtiment fut dès lors aménagée en prison, et fut notamment le lieu de détention d'illustres personnalités de l'Ancien Régime avant leur exécution, lors de la Révolution française. La Sainte-Chapelle, construite à proximité de la Conciergerie, est considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture gothique. Le pont Neuf, à l'extrémité occidentale de l'île, est le plus vieux pont de Paris en l'état, il date de la fin du XVIe siècle. Des monuments de style classique marquent également le centre de Paris de leur empreinte. La chapelle de la Sorbonne au centre du quartier latin, a été construite au début du XVIIe siècle. Le Louvre, résidence royale, a été embelli au XVIIe siècle et plusieurs fois retouché par la suite. L'Hôtel des Invalides, avec son fameux dôme doré, fut érigé à la fin du XVIIe siècle dans les faubourgs de la ville par un Louis XIV soucieux d'offrir un hospice aux soldats blessés. Il abrite depuis le XIXe siècle le tombeau de Napoléon Ier. Le Panthéon, édifié quant à lui à la fin du XVIIIe siècle à proximité de la Sorbonne, est devenu sous la Révolution un temple civil où des Français illustres sont enterrés. Le patrimoine du XIXe siècle est très abondant à Paris, il comporte notamment l'Arc de triomphe, le Palais Garnier construit à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République, qui abritait l'opéra de Paris, et la Tour Eiffel, construction « provisoire » érigée par Gustave Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 mais qui ne fut jamais démantelée. Elle est devenue le symbole de Paris, visible de la plupart de la ville. La Tour Montparnasse et la basilique du Sacré-Cœur au sommet de la butte Montmartre sont, de par leur hauteur, des points de repère importants dans le ciel parisien. Cette dernière est un des lieux emblématiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre où se tiennent des peintres et caricaturistes. L'architecture contemporaine à Paris est illustrée par le Centre Pompidou, édifice des années 1970 qui abrite le musée national d'Art moderne ainsi qu'une importante bibliothèque publique librement accessible, ou encore par les importantes réalisations voulues par le président François Mitterrand: la bibliothèque nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein développement, l'opéra Bastille et, probablement la plus célèbre, la pyramide du Louvre, œuvre de l'architecte Ieoh Ming Pei érigée dans la cour du Louvre. C'est là que débute l'axe historique de Paris : il s'agit d'un allignement monumental d'édifices et de voies de communication partant du centre de la ville en direction de l'ouest. Il commence à la statue de Louis XIV dans la cour principale du palais du Louvre et se poursuit à travers le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-Élysées et aboutit à l'arc de triomphe au centre de la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l'Étoile). À partir des années 1960, la perspective fut prolongée plus à l'ouest par la construction du quartier d'affaires de La Défense, quartier où se situent la plupart des plus hauts gratte-ciel de l'agglomération parisienne. La perspective est parachevée depuis 1989 par une Grande Arche cubique.
C'est toutefois au Second Empire que les jardins parisiens doivent l'essentiel de leur physionomie actuelle. La création d'espace vert fut un facette importante de la politique d'aération d'une ville où s'entassait une population en rapide augmentation. Sous la conduite de l'ingénieur Jean-Charles Alphand et du paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un nouveau type de jardin voit le jour. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, alors à l'extérieur de Paris. Situés respectivement à l'extrème ouest et à l'extrème est de Paris intra muros, il constituent aujourd'hui de loin les espaces verts les plus étendus de la commune. Certains jardins du centre sont réaménagés. Des squares de quartier sont créés. Dans les quartiers plus récents, d'importants parcs sont dessinés, Monceau (autrefois connu sous le nom de « folie de Chartres »), Montsouris, les Buttes-Chaumont et de ont été conçus par , ingénieur de Napoléon III. Depuis les années 1980, d'assez nombreux espaces verts ont aménagés dans des zones d'activités désaffectés. Le parc de la Villette, conçu par l'architecte Bernard Tschumi à l'emplacement des anciens abattoirs de Paris, est aujourdh'hui le plus grand parc de Paris intra-muros après les bois de Boulogne et de Vincennes. Durant les années 1990, le parc de Bercy, celui Belleville, et d'autres encore ont ouvert. Les jardins d'Eole inaugurés en 2007 sont le plus important parc créé à Paris dans les années 2000. Principaux espaces verts parisiens (entre parethèses : sperficie en hectares[66] Antérieurs au Second Empire Aménagés sous le Secondd Empire Créés dans le dernier quart du XXe siècle
Bien que l'extension de Paris ait aujourd'hui de nouveau englobé tous ces anciens cimetières, ceux-ci sont devenus des oasis de tranquillité très appréciés dans une ville trépidante. Plusieurs grandes figures historiques de Paris ont trouvé le repos dans le cimetière du Père Lachaise. Les autres cimetières majeurs sont le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse, le cimetière de Passy et les catacombes de Paris. De nouveaux cimetières « hors-les-murs » ont été créés en début du XXe siècle : les plus grands sont le cimetière parisien de Saint-Ouen, le cimetière parisien de Pantin, le cimetière parisien d'Ivry et le cimetière parisien de Bagneux.
Les principaux quartiers pour les sorties nocturnes sont : l'avenue des Champs-Élysées, de la place de la Concorde jusqu'à l'arc de triomphe, la Bastille, Pigalle, la rue Mouffetard, la rue Oberkampf, célèbre pour ses bars, le Marais, la Butte aux Cailles, la place de la République, les rives du canal Saint-Martin, le quartier Latin, le quartier des Halles, Montparnasse ou encore la rue de Lappe. À Las Vegas, un casino a reconstitué à une échelle 1:2 la tour Eiffel, l'arc de triomphe et l'Opéra Garnier.
Capitale multi-centenaire au riche patrimoine, une telle offre à Paris ne saurait surprendre et attire chaque année de nombreux visiteurs. Le musée le plus ancien, le plus grand en surface et en collections est le musée du Louvre. Avec un record de fréquentation de 8,3 millions de visiteurs en 2006, le Louvre est de loin le musée d'art le plus visité au Monde. De nombreux autres possèdent une renommée mondiale tels le musée national d'Art moderne (dans le Centre Georges-Pompidou) ou le musée d'Orsay, consacré essentiellement à l'impressionnisme. À proximité de Paris, le château de Versailles, palais édifié par le Roi-Soleil et résidence des rois de France durant les XVIIe siècle et XVIIIe siècles, attire également plusieurs millions de visiteurs par an. Le palais et le parc de Versailles sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979[69]. On trouve des musées sous divers statuts administratifs : les plus célèbres sont des musées nationaux, c'est à dire appartenant à l'État Français. D'autres dépendent de ministères, tels le musée de l'Armée (Hôtel des Invalides) et le musée de l'air et de l'espace du Bourget qui relèvent du ministère de la Défense. D'autres relèvent de l'Institut de France ou encore sont des musées privés. La municipalité de Paris possède et gère quant à elle quatorze musées et sites municipaux, dont les plus célèbres sont le musée Carnavalet, consacré à l'histoire de Paris, à proximité, la maison de Victor Hugo, ou encore les catacombes. De nombreuses expositions thématiques y sont organisées[70].
La Bibliothèque nationale de France se trouve pour l'essentiel à Paris, notamment sur deux sites : Richelieu situé dans le 2e arrondissement, et surtout François-Mitterrand, dans le 13e arrondissement. . Elle constitue l'une des plus importantes bibliothèques au Monde avec une collection estimée à trente millions de volumes. Cet établissement public est le dépositaire en France du dépôt légal depuis le règne de François Ier ; elle constitue l'une des plus importantes bibliothèques au Monde . La ville gère plus 55 bibliothèques municipales de prêt généralistes, et des bibliothèques municipales thématiques où il est également possible d'emprunter certains documents. On peut citer parmi les plus connues la bibliothèque historique de la ville de Paris, créée en 1871, qui possède un million de livres et brochures, des photographies, cartes et plans liés à l'histoire de la ville ou la bibliothèque de cinéma François-Truffaut, offrant une importante documentation sur le cinéma[71]. Contrairement à l'accès à la BNF et à la bibliothèque Mazarine, l'accès aux bibliothèques municipales est entièrement gratuit, même s'il peut être interdit aux mineurs dans les bibliothèques tématiques. L'emprunt des livres, revues, bandes dessinées ou partitions gest gratuit, celui des disques et vidéos se fait moyennant un forfait annuel. Il existe en outre des bibilothèque publiques, publiques, par exemple la Bibliothèque publique d'information du Centre Georges Pompidou, associatives ou privées. De nombreuses bibilothèques universitaires sont ouvertes au public.
Les plus grands opéras de Paris sont l'Opéra Garnier et l'Opéra Bastille ; le premier tend vers les ballets et les opéras plus classiques, et le dernier offre un répertoire varié de classique et de moderne. Théâtres et salles de concert Le théâtre est traditionnellement un lieu majeur de la culture parisienne. Cela demeure vrai bien que plusieurs de ses acteurs les plus populaires sont également des vedettes de la télévision française. La Comédie française, le théâtre de l'Odéon, ou, sur d'autres registres, le théâtre Mogador et le théâtre de la Gaîté-Montparnasse figurent parmi les principaux théâtres parisiens. Quelques uns sont également des salles de concert. Des légendes du monde musical français tels qu'Édith Piaf, Maurice Chevalier, Georges Brassens et Charles Aznavour ont trouvé la gloire dans les salles de concert parisiennes : Bobino, l'Olympia, La Cigale ou encore Le Splendid. L'Élysée Montmartre mentionné ci-dessous, dont la taille s'est nettement réduite, est devenu une salle de concert. Le New Morning est l'un des quelques clubs parisiens offrant toujours des concerts de jazz, mais il offre également des musiques d'autres horizons. Plus récemment, Le Zénith dans le quartier de la Villette et le palais omnisports dans le quartier de Bercy, voire le stade de France à Saint-Denis proposent des concert à plus grande échelle. Cafés-concerts et discothèques Les guinguettes et les Cafés-concerts constituaient l'épine dorsale du divertissement parisien avant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les exemples précoces, avant le milieu du XIXe siècle, on peut citer la guinguette du moulin de la galette et les Cafés-concerts de l'Élysée Montmartre et du Château-Rouge. Les orchestres populaires ont ouvert la voie aux accordéonistes parisiens dont la musique a déplacé des foules à l'Apollo et le Java a fait danser au faubourg du Temple et à Belleville. En dehors des clubs survivant de cette époque s'est développée la discothèque moderne : Le Palace, bien que fermé aujourd'hui, en est l'exemple le plus légendaire de Paris. Aujourd'hui, une grande partie du clubbing à Paris se déroule dans des clubs comme le Queen, l'Étoile, Le Cab qui sont très sélectifs. Les clubs orientés vers la musique électronique tels que Le Rex, le Batofar (un bateau converti en club) ou The Pulp sont assez populaires et les meilleurs DJ du monde y offrent leurs prestations.
Paris comptait en 2007 pas moins de 374 salles obscures fréquentées par plus de trente millions de spectateurs par an (chiffres 2004) et se distingue par son important réseau de petites salles d'art et d'essai, ainsi que par la variété de l'offre, environ 450 à 500 films différents à l'affiche chaque semaine[72]. Toutefois quelques grands groupes dominent de plus en plus et le cinéma indépendant est fragilisé. Depuis les années 1990, de grands multiplexes de dix ou vingt salles ont été créés (aux Halles, à Bercy...). La plus grande salle de cinéma à Paris est aujourd'hui de loin Le Grand Rex avec 2 800 places, alors que toutes les autres salles possèdent moins de 1 000 places.
Les hôtels sont une autre conséquence de l'expansion des voyages et du tourisme, particulièrement à la fin du XIXe siècle avec les expositions universelles. Parmi les plus luxueux, l'Hôtel Ritz est apparu sur la place Vendôme en 1898, et l'Hôtel de Crillon a ouvert ses portes sur le côté nord de la place de la Concorde en 1909.
Paris accueille tout au long de l'année de très nombreuses festivités dont certaines se démarquent particulièrement. Fin janvier les rues du XIIIe arrondissement s'animent avec les célébrations du Nouvel An chinois tandis que le carnaval de Paris au mois de février est composé par plusieurs cortèges à travers la ville. Fin février se déroule le salon international de l'agriculture, qui attire les personnalités politiques françaises. Mars voit le salon du livre tandis que fin avril ou début mai la Foire de Paris évoque les grands rassemblements médiévaux. Le marathon de Paris a lieu courant avril dans les rues de la capitale. Le 14 juillet est l'occasion du fameux défilé militaire sur les Champs-Élysées, où s'achève fin juillet le Tour de France cycliste. C'est également entre juillet et août que se déroule depuis 2002 l'opération Paris-Plage, transformation d'une partie des quais de Seine en plage avec transats et activités. Octobre est le mois du Mondial de l'automobile les années paires qui alterne avec le mondial du deux-roues les années impaires. Le même mois accueille la Fiac, Foire internationale d'art contemporain et depuis 2002, Nuit Blanche, qui permet au public d'assister gratuitement à différentes expressions de l'art contemporain à travers la ville pendant la nuit du premier samedi au premier dimanche d'octobre. Le deuxième samedi d'octobre, Montmartre renoue avec son passé viticole lors de la fête des vendanges.
La télévision locale reste relativement peu développée et diffusée à Paris contrairement à plusieurs métropoles de France. On peut citer, outre les programmes régionaux de la chaîne nationale France 3, quelques chaînes associatives ou de collectivités locales. Télif rassemble sur un unique canal diffusé par le câble, l'ADSL ou le satellite les chaînes locales de la région : VOTV (Val-d'Oise), Télessonne (Essonne), TVM Est parisien (Seine-Saint-Denis), TVFil78 (Yvelines) et RTV (Rosny-sous-Bois). Zaléa TV, chaîne associative parisienne, est périodiquement diffusée par voie hertzienne en fonction des autorisations distribuées qui ont parfois poussé la chaîne à des diffusions pirates. Teleplaisance.org, autre chaîne associative, diffuse uniquement des programmes amateurs. Les deux chaînes sont disponibles en 2007 grâce à une diffusion via l'ADSL. Voir aussi : Presse écrite en Île-de-France et Radio à Paris.
Durant le XVIIIe siècle, le centre culturel redevient Paris. Les salons parisiens connaissent leur plus bel essor Voltaire, au ton léger et ironique, est l'écrivain parisien par excellence ; a contrario Jean-Jacques Rousseau fuit cette ville « de bruit, de fumée et de boue » et se réfugie à Montmorency à quatre lieues de là avant de s'y réinstaller en 1770. Après la Révolution, le monde littéraire se fait plus large, plus complexe. Paris n'en demeure pas moins le centre de la vie intellectuelle française. Dans les années 1920, beaucoup d'écrivains étrangers viennent découvrir Paris et s'en inspirent dans leur œuvre : Ernest Hemingway, Henry Miller, Gertrude Stein... et d’autres viennent y chercher l’espoir : D.H. Lawrence, James Joyce... Montparnasse, quartier des artistes depuis la fin du XIXe siècle, connait son âge d'or. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est Saint-Germain-des-Prés qui devient le foyer littéraire le plus célèbre, avec la présence de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian ou encore Jacques Prévert. On considère généralement que le prestige intellectuel de Paris a baissé dans le monde depuis cette époque. Mais elle elle reste la principale ville de la vie littéraire et de l'édition françaises. Aujourd'hui presque chaque quartier de Paris possède sa plaque rappelant le séjour d'un écrivain.
Paris au cinéma Parmi une longue liste de films, quelques chef-d'œuvres du cinéma français sont devenus des classiques. Hôtel du Nord (1938) fut le cadre de la célèbre réplique d'Arletty « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? » Le petit hôtel au bord du canal Saint-Martin, où le film ne fut d'ailleurs pas tourné[73] est devenu un lieu de pèlerinage cinéphile. La Traversée de Paris (1956) nous rappelle une certaine réalité de l'Occupation en 1943 tout comme Le Dernier Métro (1980) tandis que Paris brûle t-il ? (1966) évoque la libération de Paris en août 1944. Plus récemment, Chacun cherche son chat (1996) est une tranche de vie d'un immeuble parisien, montrant l'isolement dans une grande métropole et la solidarité qui peut pourtant y exister. Enfin, le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001) est un étonnant conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel. Ce film qui rencontra un succès populaire international a amené de nombreux cinéphiles à Montmartre à la recherche des lieux emblématiques du tournage. Le cinéma international est incarné par de grands succès comme Tout le monde dit I love you (1996) de Woody Allen, Moulin Rouge ! (2001) ou Da Vinci code (2006) qui ont choisi la ville pour cadre. Plus récemment en 2007, grâce à son image et à sa position de capitale de la gastronomie, Paris a été choisie comme cadre de l'action du film d'animation américain Ratatouille[74].
Au XIXe siècle, les écrivains français s'attachent davantage à décrire la réalité de leur temps de manière plus exacte. Sous la monarchie de Juillet, Honoré de Balzac cherche à brosser un tableau détaillé et moderne de la société française, c'est la Comédie Humaine[75]. Paris occupe une place très privilégiée dans cette œuvre, et pas seulement dans les Scènes de la vie parisienne [76]. Il distingue par la diversité des réseaux de relation, c'est là que sont possibles les succès les plus fulgurants, là que l'on cherche la gloire, mais aussi là que l'on peut tomber dans l'anonymat le plus absolu[77]. Si Balzac s'intéresse avant tout à la haute société ou aux ambitieux désargentés, on commence à la même époque s'intéresser à la ville populaire, perçue comme menaçante et fascinante. Des études paraissent sur les « classes dangereuses » d'une ville en expansion. Les Mystères de Paris d'Eugène Sue, qui font une très large place au Paris de la pègre connaissent un immense succès lors de leur parution en feuilleton en 1842-1843. Vingt ans plus tard, c'est l'autre plus grand romancier de Paris, Victor Hugo, qui publie Les Misérables, autre volumineux ouvrage traitant du Paris populaire devenu un classique. Paris fascine avec une double image : une ville fastueuse et prestigieuse (Stendhal sublime Le Frascati ; Balzac chante le boulevard des Italiens ; Nerval ou Baudelaire ne jurent que par le Divan Le Pelletier), mais aussi une ville populaire où règne le vice. Gérard de Nerval s'y suicide dans le lieu le plus sordide qu'il ait pu y trouver. Le Paris en mutation d'Haussmann est le cadre des errances et états d'âme des poètes Parnassiens et symbolistes, et surtout de Baudelaire (Le Spleen de Paris). Dans les années 1960, les écrivains transforment Paris en une ville mythique : parfois drôle et burlesque comme Zazie dans le métro de Raymond Queneau, ou encore pleine de souvenirs comme Je me souviens de Georges Perec. Malgré les années, Paris n’a perdu ni de sa force ni de son charme. La ville fascine encore et toujours les écrivains de la nouvelle génération, tels Patrick Modiano (et le quartier de Belleville), ou Jean-François Vilar (et le quartier de la Bastille).
Aucune représentation de la ville n'existe jusqu'aux Guerres de religion à la fin du XVIe siècle. C'est sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII que la ville est représentée par Jacques Callot et par les peintres hollandais De Verwer et Zeeman, en particulier les bords de Seine qui les fascinent. Le Louvre devient un sujet de prédilection au XVIIe siècle, mais il faut pourtant attendre la vogue de la peinture en plein air au XIXe siècle pour voir les artistes s'intéresser à la vie parisienne et au paysage urbain en mutation. Corot plante son chevalet sur les quais de Seine, Monet représente l'atmosphère vaporeuse de la gare Saint-Lazare, Renoir décrit la vie Montmartroise (Moulin de la galette, le Moulin rouge), Pissarro peint le Pont Neuf et Sisley l'Île Saint-Louis. Puis au tournant du siècle, Seurat, Gauguin (parisiens de naissance), Cézanne et Van Gogh représentent largement Paris dans leur œuvre. Toulouse-Lautrec est peut-être le plus parisien dans l'âme ; mais il s'intéresse plus aux cabarets et aux bas-fonds parisiens qu'il fréquente assidûment qu'aux paysages. Au XXe siècle, les plus parisiens des peintres sont certainement Marquet et Utrillo qui représentent souvent les quartiers déshérités de la ville. Matisse, Vlaminck et Derain mènent une vie de bohème au Bateau-Lavoir à Montmartre, tandis que Léger, Modigliani, Chagall, Zadkine et Soutine s'installent dans les ateliers de la Ruche à Montparnasse ; c'est l'âge d'or de l'école de Paris, qui laisse place au surréalisme après la Seconde Guerre mondiale. Parmi d'autres œuvres représentant Paris, on peut citer Vue du jardin du Luxembourg (1794) par Jacques-Louis David, Quai des Célestins - le pont Marie (1868) par Stanislas Lépine, Vue de l’atelier de Fielding, 20 rue Jacob, Paris (1824) par Eugène Delacroix, La maison d’en face, rue Hyppolite Maindron (1952) par Alberto Giacometti ou encore Paris la nuit (1954) par Nicolas de Staël. Les sculpteurs François Rude (La Marseillaise, composition la plus forte de l'Arc de Triomphe) puis Jean-Baptiste Carpeaux avec la fontaine de l'observatoire précèdent les grands maîtres de la fin du XIXe siècle dont d'innombrables œuvres ornent la voie publique parisienne : Rodin, Dalou (jardin du Luxembourg, place de la Nation), Bourdelle (Palais de Tokyo), Maillol (jardin des Tuileries), puis Paul Landowski (sainte Geneviève au pont de la Tournelle). L'Art nouveau a trouvé un étonnant débouché en 1900 avec le métro de Paris naissant dont Guimard orna alors plusieurs dizaines de bouches d'entrée. L'art contemporain s'illustre par exemple au Palais-Royal avec les colonnes de Buren ou à Beaubourg avec la fontaine Stravinsky.
La tradition musicale à Paris remonte au Moyen Âge avec la création à la fin du XIIe siècle de l' école polyphonique de Notre-Dame, dont les œuvres expriment la foi médiévale. Sous François Ier naît à Paris l' imprimerie musicale française et les premières chansons populaires apparaissent. Sous le règne de Louis XIV, les grands opéras sont représentés à Paris : Lully s'y installe et devient responsable de la musique de la Cour. Ses ballets sont représentés au Louvre à partir de 1655. Au XVIIIe siècle, Rameau accentue le rôle de l'orchestre dans ses opéras-ballets ; la musique s'impose dans les salons. L'histoire de France influence également la musique parisienne : de nombreuses chansons populaires sont créées durant la Révolution française ; la Carmagnole devient l'hymne des Sans-culottes en 1792. Au XIXe siècle, Paris devient la capitale de la musique, plus par les grands maîtres étrangers qu'elle attire par son rayonnement que grâce à ses propres compositions. La musique évolue progressivement vers le Romantisme incarné par exemple par Frédéric Chopin. Gounod renouvelle l'opéra lyrique tandis que Berlioz importe la musique descriptive. Après 1870, Dukas, Saint-Saëns ou Bizet font de la France la maîtresse de la musique de ballet. Le caractère national de la musique revient avec Ravel et Debussy, musiciens impressionnistes. La fin du XIXe siècle est aussi l'époque des chansonniers, dont Le Chat noir est le lieu de représentation emblématique, immortalisé par Toulouse-Lautrec. Au XXe siècle, les chansons d'Édith Piaf, la « môme de Paris », ainsi que celles de Maurice Chevalier incarnent la chanson populaire parisienne dans le Monde entier.
Jumelage et partenariats La capitale française a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec d'autres grandes villes du monde[78] : 1958 : Kyoto Paris, siège d'organisations internationales On peut citer l'UNESCO, l'OCDE, le secrétariat international de la Chambre de commerce internationale, le Groupe d'action financière (GAFI) ou encore l'Association mondiale anationale (SAT).
Ces maisons de haute-couture excellent tant dans la mode que dans la parfumerie. Ainsi, Chanel n°5 ou Arpège, apparus dans les années 1920 sont devenus indispensables, tout comme Miss Dior dans les années 1940. Parallèlement à la parfumerie, se développe la maroquinerie, Vuitton et Hermès. Vuitton, l’inventeur des premières malles confortables et raffinées est devenu un des premiers en la matière. Dans la même famille, des créateurs se partagent la marché de la mode et de ses accessoires : Guy Laroche, Nina Ricci, Marcel Rochas, Pierre Balmain, et Jean-Louis Scherrer. De nos jours, de nouveaux créateurs apparaissent Jean-Paul Gaultier (qui a remis les corsets à la mode), Claude Montana, Christian Lacroix (qui mise sur l'explosion des couleurs), Chantal Thomass, spécialiste des sous-vêtements sexy. Le prêt-à-porter n'est pas en reste, avec Jean-Charles de Castelbajac, ou encore Vanessa Bruno et Isabel Marant.
Paris est aussi une capitale du « shopping » et des magasins, avec des enseignes mythiques et présentes partout dans le monde, les Galeries Lafayette ou le Printemps. La ville est le lieu de naissance des Grands magasins modernes, fondés sur un vaste assortiment large et profond, des prix fixes et apparents, un accès direct et une mise en scène de la marchandise dans un espace de vente. Le premier exemple du genre est Le Bon Marché, transformé en 1852.
Consciente de la réalité que constitue la pollution atmosphérique, la région a mis en place en 1979 un réseau de surveillance de la qualité de l'air à Paris et en Île-de-France sous forme d'une association de type loi 1901 à but non lucratif, baptisée Airparif[80]. La municipalité a également créé une maison de l'Air, dans le 20e arrondissement, afin d'informer les Parisiens sur le rôle de l'atmosphère et des conséquences de la pollution sur la santé[81]. La pollution dans la région est principalement liée aux activités de transport, les industries polluantes étant de moins en moins présentes à la périphérie de Paris. Si le climat océanique est généralement propice à la dispersion des polluants et ne provoque pas les situations rencontrées dans certaines mégapoles, par temps anticyclonique, les polluants s'accumulent et provoquent des pics de pollution. Selon un rapport d'Airparif publié en 2007, la pollution globale aurait diminué dans la capitale : entre 2002 et 2007, une baisse de 32 % des émissions d'oxydes d'azote a été notée dans Paris intra-muros et de 9 % de celles de gaz à effet de serre, soit 469 tonnes de CO² en moins rejetées chaque jour par le trafic, mais cette baisse est plus la conséquence des progrès technologiques réalisés dans la construction des véhicules que de la légère baisse du trafic consécutive à la politique municipale de lutte contre l'automobile[82]. Le bruit constitue également un problème de santé publique : il a motivé la création d'un observatoire du bruit en 1999. Première mesure : une cartographie du bruit routier reposant sur un système d'information géographique (SIG) a été mise en œuvre à Paris en 2004, et mise à jour en 2007[83].
La plupart des établissements relèvent de l'AP-HP, Assistance publique - hôpitaux de Paris, établissement public de santé créé par la loi du 10 janvier 1849 et relevant de la ville de Paris. Elle exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et l'Île-de-France et emploie plus de 90 000 personnes dont de nombreux médecins et des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière (FPH). L'hôtel de Miramion dans le 5e arrondissement qui abritait un hôpital a été transformé en musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et évoque l'histoire hospitalière de la capitale. Parmi les principaux établissements, on peut citer dans Paris intra-muros l'hôpital Necker - Enfants malades, la Pitié-Salpêtrière, Saint-Antoine, Saint-Louis ou Bichat-Claude Bernard. En petite couronne (proche banlieue), les établissements hospitaliers Henri Mondor (Créteil), Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre), Le Raincy-Montfermeil ou encore Beaujon (Clichy) sont parmi les plus connus[84]. La grande couronne Parisienne possède plusieurs hôpitaux généralement intercommunaux ne relevant pas de l'AP-HP : on peut citer les hôpitaux Victor Dupouy d'Argenteuil[85] ou encore le centre hospitalier de Versailles[86]. On peut également citer parmi les institutions hospitalières l'hôpital des Quinze-Vingts, fondé en 1260 par Saint Louis et dont le but était de recueillir les aveugles de Paris, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, ou encore l'hôpital américain de Paris, fondé en 1906 et situé à Neuilly-sur-Seine, qui relève d'un statut particulier d'établissement privé à but non lucratif, agréé et non conventionné par la Sécurité Sociale. Paris est par ailleurs une des villes de France les plus denses en médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes : on comptait en 2005 pas moins de 5 840 médecins généralistes (contre par exemple 3 349 au total en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise, à la population cumulée légèrement plus élevée)[87].
Les principaux clubs de sport de Paris sont le Paris Saint-Germain (football), le Paris Basket Racing (basket-ball) et le Stade français, club de rugby à XV. Le Parc des Princes est un stade édifié en 1897 au sud-ouest de Paris et reconstruit en 1972. Il compte 45 500 places assises. Son club résident actuel est le Paris Saint-Germain[89]. Le Palais omnisports de Paris-Bercy est un vaste espace modulable clos de l'est parisien inauguré en 1984 qui accueille de nombreuses compétitions sportives, mais fait également office de salle de spectacles et reçoit diverses manifestations : concerts, patinoire...[90] Le Stade Charléty, créé en 1939 et reconstruit en 1994, est réputé pour être le temple du sport amateur à Paris ; il comprend un stade d'athlétisme de 20 000 places et une salle omnisports de 1 500 places[91]. Le Stade de France de 80 000 places fut édifié à Saint-Denis en proche banlieue nord pour la Coupe du monde de football de 1998 et est utilisé toute l'année pour les matchs à domicile de l'équipe de France de rugby durant le Tournoi des six nations et parfois pour de grands matchs de l'équipe de rugby du Stade français. Paris a également accueilli les Jeux Olympiques en 1900 et 1924 mais fut une candidate malheureuse à l'organisation des Jeux d'été de 1992, 2008 et 2012 (Paris 2012), finalement revenus respectivement à Barcelone, Pékin et Londres. Elle fut par ailleurs la ville d'accueil de matchs de la Coupes du Monde de Football en 1938 et 1998. Bien que le point de départ et l'itinéraire du célèbre Tour de France change chaque année, l'étape finale s'achève toujours à Paris et, depuis 1975, la course finit sur les Champs-Élysées. Le tennis est un autre sport populaire à Paris et dans l'ensemble de la France. Les Internationaux de France de Roland-Garros, tenus chaque année sur la terre battue du stade Roland-Garros à proximité du bois de Boulogne, sont l'un des quatre événements du Grand chelem du tennis professionnel[92].
La ville comptait en 2005 106 paroisses catholiques accueillant les fidèles et 24 missions étrangères. On compte également sept églises catholiques orientales rattachées à l'ordinariat des catholiques des églises orientales résidant en France : copte, chaldéenne, grecque-melkite, maronite, roumaine, russe et syriaque. La même année, on comptait 730 prêtres, 2500 religieuses, environ 220 communautés religieuses (140 de femmes et environ 80 d'hommes)[93]. Église protestante. Paris compte quinze paroisses de l'église réformée de France[94]. Culte israélite. La capitale possède 26 synagogues et 96 communautés israélites[95]. Culte musulman. La Grande mosquée de Paris accueille les fidèles depuis 1926 sur plus d'un hectare de superficie, 2, bis place du puits de l'Ermite, dans le 5e arrondissement[96]. Culte bouddhiste. Un temple se situe dans le bois de Vincennes, sur la rive méridionale du lac Daumesnil, dans un ancien pavillon de l'exposition coloniale de 1931. Deux autres se trouvent dans le quartier asiatique de Paris, dans le XIIIe arrondissement.
On appelle souvent Paris la « Ville lumière ». L'origine de cette expression est incertaine : certains la situent à la création de l’éclairage public par Gabriel Nicolas de La Reynie, au XVIIe siècle. Paris est surnommée familièrement « Paname ». Ce terme dérive sans doute de la ville de Panamá, signifiant « énorme », et est attesté en 1903[97]. Il a donné lieu à de nombreuses chansons. « Parigot » (féminin : parigote ou parigotte[98]) est un terme d'argot qui désigne un Parisien. Ce terme est généralement considéré comme péjoratif, ou au moins moqueur. L'expression « Parigot, tête de veau » (usuellement complétable par « Parisien, tête de chien ») est méprisante.
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