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Paris (Quelle: Wikipedia)

Pays France
Région Île-de-France (chef-lieu)
Département Paris (préfecture)
Arrondissement Chef-lieu de 20 arrondissements
Canton aucun
Code Insee 75056 ou 75101-75116
Code postal 75001-75020 et 75116
Maire
Mandat en cours Bertrand Delanoë
2001-2008
Intercommunalité aucune
Latitude
Longitude 48° 51’ 44’’ Nord
2° 21’ 3’’ Est
Altitudes moyenne : 33 m
minimale : 28 m
maximale : 130 m
Superficie 10 540 ha = 105,40 km²
Population sans
doubles comptes 2 153 600 hab.
(2005)
Densité 20 433 hab./km²
Gentilé Parisien(ne)s
Site www.paris.fr

Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et de l’Oise et de la Seine en aval. Ses habitants sont appelés les Parisiens.

La position de Paris à un carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au cœur d'une riche région agricole en a fait une des principales villes de France au cours du Xe siècle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle Paris est devenu un des premiers centres en Europe pour l'enseignement et les arts.

Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l’histoire mondiale, un centre politique et économique majeur. Symbole de la culture française, son animation et ses grands musées en font une attraction pour près de 30 millions de visiteurs internationaux par an[1], ainsi qu'un point de convergence pour les transports internationaux. Paris est souvent considérée comme une des capitales mondiales de la mode et du luxe.

En 2005, la population de Paris intra-muros était de 2 153 600 habitants d'après l'estimation de l'Insee[2]. Néanmoins, au cours du XXe siècle, l'agglomération de Paris s'est largement développée hors des limites de la commune. Son aire urbaine, qui inclut l'agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11,1 millions d'habitants en 1999[3].

L’agglomération parisienne est, avec celles de Moscou et de Londres, l'une des plus peuplées d'Europe, mais elle est aujourd'hui très largement dépassée par des mégapoles asiatiques ou latino-américaines.

Sommaire [masquer]
1 Géographie
1.1 Topographie
1.2 Géologie
1.3 Climat
2 Héraldiques
3 Histoire
3.1 Origine du nom Paris
3.2 Préhistoire
3.3 Antiquité
3.4 Moyen Âge
3.5 Renaissance
3.6 De Henri IV à la monarchie de Juillet
3.7 Le Second Empire
3.8 La Commune de Paris
3.9 La Belle Époque
3.10 La Seconde Guerre mondiale
3.11 Le Paris contemporain
4 Paris... et sa banlieue
4.1 Beaux quartiers et « quartiers sensibles »
4.2 L'absence d'une intercommunalité
5 Démographie
5.1 Graphique de l'évolution démographique
5.2 Sociologie des Parisiens
5.3 Logement
5.4 Immigration
6 Organisation administrative
6.1 Statut
6.2 Budget et fiscalité
6.3 Justice et sécurité
7 Économie
7.1 Les quartiers d'affaire
7.2 L'immobilier résidentiel
7.3 Tourisme
8 Enseignement
8.1 Enseignement primaire et secondaire
8.2 Enseignement supérieur
9 Transports
9.1 Transports en commun
9.2 Réseau routier
9.3 Réseau cyclable
9.4 Taxis
9.5 Trains et gares
9.6 Aéroports
10 Urbanisme
10.1 Voirie parisienne
10.2 Architecture et monuments
10.3 Parcs et jardins
10.4 Cimetières
11 Paris, capitale culturelle
11.1 Musées
11.2 Bibliothèques
11.3 Opéras, théâtres et salles de spectacle
11.4 Cinéma
11.5 Cafés, restaurants et hôtels
11.6 Festivités et événements
11.7 Médias
11.8 Paris, centre littéraire et intellectuel
12 Images de Paris
12.1 Paris au cinéma
12.2 Paris dans la littérature
12.3 Paris dans la peinture et la sculpture
12.4 Paris dans la musique et la chanson
13 Paris, capitale internationale
13.1 Jumelage et partenariats
13.2 Paris, siège d'organisations internationales
13.3 Paris, capitale de la mode et du luxe
14 L'environnement à Paris
15 Santé
16 Sport
17 Cultes
18 Appellations familières et argotiques
19 Voir aussi
19.1 Sites parisiens
19.2 Histoire et culture
19.3 Bibliographie
19.4 Liens externes
19.5 Notes, sources et références


Géographie

Vue des toits de Paris
La Seine vue depuis le pont de Carrousel
Panorama de Paris depuis la butte Montmartre. À droite, la tour Montparnasse ; au pied de la butte, à gauche, le marché Saint-Pierre
Topographie
Au cœur du bassin parisien, vaste plaine sédimentaire, Paris est implantée sur la Seine, où se situent deux îles qui constituent le cœur historique de la ville : l'île de la Cité, où se trouvent aujourd'hui la Conciergerie (palais de justice), la préfecture de Paris, l'Hôtel-Dieu (assistance publique) et la cathédrale Notre-Dame de Paris ; et l'île Saint-Louis, à l'est de la première.

De là, la ville s'étend inégalement sur les deux rives du fleuve : Paris intra muros, délimité en 1860 par les fortifications, est aujourd'hui séparé de la banlieue par le boulevard périphérique, une voie rapide urbaine circulaire d'une longueur de 35 km. Les accès routiers à la ville se font par les portes de Paris ou indirectement par les autoroutes et routes nationales qui rejoignent le boulevard périphérique.

À l'extérieur de cette limite, Paris s'étend également sur des extensions accueillant l'héliport (15e arrondissement) et surtout deux grands espaces boisés, aménagés par Haussmann sur des communes voisines avant d'être rattachés à Paris (dans leur totalité depuis 1929) :

à l'ouest : le Bois de Boulogne (846 hectares, 16e), bordé au sud par Boulogne-Billancourt, au nord par Neuilly-sur-Seine et à l'ouest par la Seine, qui le sépare de Puteaux, Suresnes et Saint-Cloud.
à l'est : le Bois de Vincennes (995 hectares, 12e), bordé au sud par Charenton-le-Pont et Saint-Maurice, à l'est par Joinville-le-Pont et Nogent-sur-Marne, au nord par Fontenay-sous-Bois, Vincennes et Saint-Mandé.
La ville est traversée par la Seine (Voir l'article Débit de la Seine à Paris) qui forme un arc de cercle, entrant dans la ville par le sud-est, remontant vers le centre, puis redescendant pour sortir au sud-ouest. De ce fait, la rive droite (Paris)| (partie de la ville située au nord du fleuve), est environ deux fois plus étendue que la rive gauche (partie située au sud).

Plus de trente ponts permettent de franchir la Seine dans Paris (Liste des ponts de Paris).

De part et d'autre du fleuve, plusieurs reliefs composés de buttes-témoin forment de petites collines[4] :

Montmartre, 131 m (rive droite) : point culminant de Paris dans la rue Saint-Rustique ;
Belleville, 128,5 m (rive droite) : point culminant de l'espace public au cimetière de Belleville, rue du Télégraphe ;
Ménilmontant, 108 m (rive droite) ;
Les Buttes-Chaumont, 80 m (rive droite) ;
Passy, 71 m (rive droite) ;
Chaillot, 67 m (rive droite) ;
Montparnasse, 66 m (rive gauche) ;
La Butte aux Cailles, 62 m (rive gauche) ;
La Montagne Sainte-Geneviève, 61 m (rive gauche).
La ville est également traversée par deux autres cours d'eau : la Bièvre, qui arrive du sud de Paris, aujourd'hui entièrement souterraine, et le canal Saint-Martin (en partie souterrain), qui part de la Seine à l'Arsenal, près de la Bastille, pour remonter vers le nord-est, jusqu'au bassin de la Villette, puis vers le canal de l'Ourcq et vers le canal Saint-Denis.

Le point zéro des routes de France, point de repère situé devant Notre-Dame de Paris et matérialisé sur une dalle, a les coordonnées géographiques 48,85341°N, 2,34880°E (sur l'ellipsoïde WGS84), soit (0452230,5411365) dans le système de repérage UTM fuseau 31.


Géologie
Le bassin parisien forme un grand paysage de couches sédimentaires successives. C'est l'un des premiers lieux qui a fait l'objet d'une carte géologique et a permis de fonder de nombreuses théories en géologie comme la paléontologie et l'anatomie comparée, théories de Georges Cuvier[5]. Le bassin parisien s'est formé il y a 41 millions d'années. C'est un bassin marin épicontinental reposant sur des massifs datant du paléozoïque que sont le massif des Vosges, le massif central et le massif armoricain. Avec la formation des Alpes, le bassin se referme mais reste ouvert vers la Manche et vers l'océan Atlantique qui préfigurent les futurs bassins de la Loire et de la Seine. À la fin de l'oligocène, le bassin parisien devient continental[5].

En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est constitué de strates disposés en cuvettes concentriques[6]'[7]. Plus tard, des études approfondies sur les données sismiques, les forages, les puits ont permis d'avoir une image précise du bassin parisien qui confirment les strates en cuvettes concentriques mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief parisien se situent dans les couches du Mésozoïque et du Paléogène (ère tertiaire) et ont été élaborées par l'érosion.


Aperçu des carrières souterraines de Paris.La première strate datant de l'ère tertaire est constituée d'alluvions de la Seine d'époque moderne. Les plus anciens dépôts sont constitués de sables et des argiles datant de l'étage sparnacien présent dans le 16e arrondissement d'Auteuil à Trocadéro. Mais l'étage le plus connu est le lutétien riche en gypse et en calcaire[8].

Le sous-sol parisien est caractérisé par la présence de nombreuses carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Certaines ont été utilisées comme catacombes, et forme l'ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public.

L'hydrogéologie est extrêmement influencée par l'urbanisation. La Bièvre, petit affluent de la Seine qui a modelé toute la rive gauche, a été couverte au XIXe siècle pour des raisons hygiéniques.


Climat
Paris a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante se traduisant par des étés relativement frais (18°C en moyenne), des hivers doux (6°C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant, mais avec des pluies plus faibles (641 mm) que sur les côtes et quelques pointes de température au cœur de l'hiver ou de l'été.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Bordeaux 2 084 h/an 923 mm/an 4 j/an 31 j/an 69 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

L'ensoleillement est d'environ 1 800 heures par an (1 595 heures dans les monts d'Arrée, 2 917 heures à Toulon). Le nombre de jours de brouillard est faible : en moyenne il y en a 13 jours par an, en net recul depuis un siècle.

Le vent est généralement modéré (50 jours avec des rafales supérieures à 50 km/h). Il est souvent de secteur Ouest/Sud-Ouest. Le 26 décembre 1999, des rafales de 169 km/h ont été enregistrées à la station de Paris-Montsouris. Elles ont dépassé 220 km/h au sommet de la Tour Eiffel.

Les 641 mm précipitations sont réparties de manière très égale sur toute l'année puisque les valeurs extrêmes sont en février de 45,4 mm et en mai de 62 mm. Paris connait en moyenne 112 jours de pluie par an. Les orages se produisent environ 18 jours par an en moyenne, pour l'essentiel de mai à août.

Les chutes de neige sont rares (15 jours par an en moyenne) ; la neige tient rarement plus d'une journée dans Paris intra-muros. Conséquence de l'urbanisation importante de l'agglomération, la température dans Paris peut-être de 4°C plus élevée que dans les banlieues les plus lointaines durant la nuit et au lever du soleil[9].

Relevés Paris-Montsouris 1961-1990 [10]'[11] Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6,3 7,9 11,0 14,5 18,4 21,6 23,9 23,6 20,8 16,0 10,1 7,0 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 2,0 2,6 4,5 6,7 10,1 13,2 15,2 14,8 12,6 9,4 5,2 2,9 8,3


Héraldiques
Paris
Blason : De gueules à la nef equipée et habillée d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur fleurdelysé d'or.
Devise : « Fluctuat nec mergitur », ce qui signifie « Il est battu par les flots sans être submergé ». Elle évoque le Scilicet, navire également représenté sur le blason de la ville et symbole de la puissante corporation des Nautes ou des Marchands de l'eau, gérante de la municipalité au Moyen Âge.
La patronne de la ville est sainte Geneviève, qui aurait écarté Attila et les Huns de la ville au Ve siècle par ses prières. Sa châsse se trouve aujourd'hui à l'église Saint-Étienne-du-Mont.


Histoire
Articles détaillés : Histoire de Paris et chronologie de Paris.

Origine du nom Paris
Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius, des Parisii). Le mot Paris est en fait la transformation, avec le temps, du latin Civitas Parisiorum (la Cité des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce).

L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Il pourrait dériver du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne.


Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine[12].

Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le 12e arrondissement, où ont été mis au jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : plusieurs grandes pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.


Antiquité

Maquette des arènes de Lutèce.Le flou le plus total existe entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple gaulois, étaient les maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors des grands travaux d'Haussmann et du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine à Nanterre, à dix kilomètres à l'ouest du centre de Paris, comme l'atteste la découverte fin 2003 d'une importante cité gauloise d'une quinzaine d'hectares (soit le double de l'île de la Cité) datant du IIe siècle av. J.-C.[13].

La cité romaine a été construite au Ier siècle sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche[14].


Caldarium des thermes de ClunyDes thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais ; ils étaient alimentés par un aqueduc apportant l'eau du plateau de Rungis, au sud. Plusieurs sections ont été mises à jour dans le 14e arrondissement, et le 13e arrondissement.

Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du Jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le 13e arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière (la nécropole Saint-Jacques) est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal[15].


Moyen Âge

Plan de Paris en 1223Paris prend son nom actuel au IVe siècle et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le VIe siècle, on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au IXe siècle, des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui située près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885[16].

Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Hugues Capet fixa sa résidence dans l'Île de la Cité.


Recueil des ordonnances de la prévôté des marchands de Paris, 1416, par Charles VILes premières agglomérations de la rive droite datent du XIe siècle. Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108-1137), et plus encore de Philippe Auguste (1179-1223). La cour s'y fixant, Paris devint bientôt définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au XIIe siècle. À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.

L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des actuels 3e et 4e arrondissements et s'étendait du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).

La ville parvint lentement à sortir du marasme de la guerre de Cent Ans. L’expansion économique reprit vers le milieu du XVe siècle et l’immigration provinciale vers 1500.


Renaissance
Paris ne connut guère d'influence de la Renaissance italienne dans sa structure urbaine, son développement en France restant lié aux résidences du roi et de la cour. Aussi le style gothique flamboyant reste-t-il longtemps le style parisien par excellence, tant pour l’architecture civile (hôtel de Cluny, hôtel de Sens) que pour l’architecture religieuse (église Saint-Séverin, église Saint-Étienne-du-Mont) où la renaissance n'apparaît discrètement que dans les éléments décoratifs.

L’autorité royale ne s’était alors manifestée que pour la construction d’enceintes, le pavage des rues ou l’érection de demeures royales. Progressivement, la monarchie va s’inquiéter de l'expansion désordonnée de la cité, s’intéresser à son aspect, et édicter une première réglementation d’urbanisme. Sa première manifestation importante est l’ordonnance architecturale imposée en 1500 au nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre de style Louis XII.


De Henri IV à la monarchie de Juillet

Plan de Paris en 1717, Cahiers de géographie de Saint-CyrÀ la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges et hors du périmètre d'alors de la ville, l'hôpital Saint-Louis. Son successeur, Louis XIII, étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droite pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au XVIIIe siècle, l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.

C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.

Napoléon, après avoir longuement hésité entre Lyon et Paris (Lyon, capitale des Gaules, face à Paris et sa « populace »), décide d'y établir la capitale de son Empire, non sans réticences. Il en fait la capitale de l'Europe, devant Rome, deuxième ville de l'Empire, et Amsterdam, troisième.

Sous la monarchie de Juillet, la ville accéléra son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers Généraux, tandis que dans les faubourgs fut construite (entre 1840 et 1845) la dernière enceinte de Paris, dite enceinte de Thiers sur l'emplacement actuel du boulevard périphérique.


Le Second Empire
Article détaillé : Transformations de Paris sous le Second Empire.
Avec le Second Empire et Georges Eugène Haussmann - qui fut nommé préfet de la Seine en 1853 -, Paris s'engagea, sur le modèle de Londres, dans de gigantesques travaux de modernisation. Cette transformation développa le réseau des égouts, fit disparaitre de nombreux quartiers insalubres et donna à Paris de larges avenues palliant les importants problèmes de circulation, ainsi que de somptueux monuments tels que l'Opéra Garnier, le Louvre tel que nous le connaissons actuellement et le Palais des Tuileries (aujourd'hui disparu), enfin de nombreux parcs et jardins (Monceau, Buttes-Chaumont, Montsouris). Le Paris d'aujourd'hui est donc avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann.

Le 16 juin 1859, une loi fit annexer à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entourait la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, des Batignolles-Monceau, de Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves.
Cette loi prit effet le 1er janvier 1860, et fut une étape importante dans les grands travaux dirigés par Haussmann. La capitale française passa ainsi de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.


La Commune de Paris
Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, Paris fut assiégé pendant plusieurs mois mais ne fut pas pris par les armées allemandes. Refusant l'armistice signé le 26 janvier 1871, et suite aux élections de février qui portèrent au pouvoir des royalistes désireux de mettre fin à la guerre, les Parisiens s'insurgèrent le 18 mars 1871: ce fut le début de la Commune de Paris. Adolphe Thiers, chef du Gouvernement installé provisoirement à Versailles, l'écrasa militairement entre les 22 et 28 mai lors de la Semaine sanglante, qui reste à ce jour la dernière guerre civile qu'ait connu Paris.


La Belle Époque

La tour Eiffel vue depuis un bateau-mouche naviguant sur la SeineAu XIXe et XXe siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles qui toutes laissèrent leur empreinte dans la capitale. La tour Eiffel fut construite pour celle de 1889 (centenaire de la Révolution française), la 1ère ligne du métropolitain ainsi que le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III, furent inaugurés à l'occasion de celle de 1900, et le palais de Chaillot pour celle de 1937.

C'est à cette période, de la Belle Époque aux Années folles, que Paris connut l'apogée de son influence culturelle sur le Monde, autour notamment des quartiers de Montparnasse et de Montmartre. C'est en effet durant ces décennies que la ville lumière accueillit de très nombreux artistes, tels que Picasso, Matisse, Braque ou Fernand Léger.

En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations que la ville ait connu.

Lors de la Première Guerre mondiale Paris fut épargné par les combats, la progression des armées allemandes en France ayant été arrêtée sur la Marne.


La Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville fut déclarée ville ouverte par le gouvernement lors de la débâcle militaire de 1940. Ainsi épargné de destructions, Paris fut dès lors occupé par les troupes de la Wehrmacht jusqu'à la Libération de 1944.
À partir du 19 août 1944, à l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, se produisit un soulèvement armé sous l'impulsion de la Résistance intérieure. Le 25 août, après l'entrée dans Paris de la 2e division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison allemande, le général von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres de Hitler qui lui enjoignaient de détruire la ville.
Les ponts et les monuments de Paris furent ainsi relativement épargnés par les combats de la Libération.


Le Paris contemporain

Quai de la MégisserieEn 1956, Paris se lia à Rome dans un jumelage exclusif.

En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale situationniste.

En 1976, l'État accorde pour la première fois depuis 1871 une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac est alors élu maire de Paris. Devenu président de la République en 1995, il est alors remplacé par Jean Tiberi. En 2001, le socialiste Bertrand Delanoë remporte les élections. Il se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit notamment des piétons et des transports en commun, avec entre autres aménagements des voies de bus en site propre.


Vue panoramique de Paris, depuis Montmartre.

Paris... et sa banlieue

L'agglomération parisienne vue par satellite. On distingue nettement l'expansion de l'urbanisation le long des vallées et grandes voies de communications.Entre 1870 et 1940, la capitale de la France prend peu à peu un nouveau visage : Paris laisse place au « Grand Paris ». L'organisation administrative de Paris avait connu sous Napoléon III une adaptation à l'évolution démographique. Mais la ville est restée ensuite à peu de choses près enfermée dans l’enceinte de Thiers, soit ses limites de 1860, sans connaître de nouvelle évolution administrative afin d'accompagner la croissance des communes périphériques. En effet, le vieux Paris, surpeuplé et incapable de loger en totalité l'importante immigration provinciale, celles-ci absorbent alors le trop plein de l'expansion démographie liée à l'exode rural et à la croissance économique de la ville. Alors apparaît la notion contemporaine de « la banlieue ». Désormais, on parle moins de Paris que de la région parisienne, alors qu'apparaissent de nouveaux problèmes jusqu’alors largement négligés, comme celui des transports. En 1961, à la demande du Général de Gaulle, Paul Delouvrier planifie enfin l'évolution urbaine et élabore la construction de cinq villes nouvelles et du réseau de RER. Mais cette évolution majeure ne s'accompagne pas de la création d'une autorité unique, voyant au contraire deux départements de la région parisienne (La Seine, et la Seine-et-Oise) laisser place à sept départements, qui s'ils sont plus proches des habitants, divisent également les ressources fiscales et les compétences politiques.

Tandis que la population de la ville de Paris stagne, celle de la banlieue s'accroît sans discontinuer depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à totaliser au XXIe siècle près de 80% de la population du grand Paris.


Beaux quartiers et « quartiers sensibles »
La géographie sociale de l’agglomération parisienne a suivi les grandes tendances de la ville dans ses limites intra-muros dessinées durant le XIXe siècle : les classes aisées se retrouvent à l'ouest et au sud-ouest de l'agglomération et les plus populaires au nord-est. Les autres secteurs connaissant une population de classe moyenne, avec cependant des variations liées à la géographie et à l'histoire des communes. Le chômage et l'augmentation de la pauvreté qui ont suivi les trente glorieuses ont contribué à accentuer la dichotomie sociale entre les secteurs et à renforcer la ghettoïsation.

Sélection de photos
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La cité Allende à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)?(2/4)?

La cité des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis)?(3/4)?

La cité des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis)?(4/4)

Gare de Sevran - Beaudottes (Seine-Saint-Denis)L'édification des grands ensembles durant les années 1960 et 1970 afin de loger rapidement et à bas coût une population en rapide expansion sont devenus un symbole de cette ghettoïsation : la mauvaise qualité de construction et la mauvaise insertion dans le tissu urbain de ces ensembles ont contribué à les faire déserter par les classes moyennes et à n'y laisser qu'une population essentiellement constituée d'ouvriers et d'employés, la proportion d’étrangers y est très forte.

L’intensification de la crise économique a entraîné un processus accéléré de paupérisation qui a développé la délinquance et l’insécurité, ce qui a encore aggravé le phénomène de marginalisation de ces quartiers et des villes concernées.
Dans le nord de Paris intra-muros on trouve des quartiers sensibles, comme par exemple dans les 18 ème et 19ème arrondissement. En banlieue, ces quartiers sont pour l'essentiel concentrés dans la banlieue nord, dans la majorité du département de la Seine-Saint-Denis et une petite partie de l'est du Val-d'Oise. D'autres, plus épars, se trouvent par exemple dans la vallée de la Seine, en amont à Évry et Corbeil-Essonnes dans le département de l'Essonne, ou aux Mureaux et Mantes-la-Jolie dans le département des Yvelines ou encore dans les villes nouvelles. La sectorisation sociale n'est cependant pas une spécificité parisienne, elle se rencontre dans toutes les grandes agglomérations de France et du monde occidental, car liée à l’évolution générale, économique et sociale.


L'absence d'une intercommunalité
L'absence d'une organisation administrative gérant le « grand Paris », butant sur des considérations historiques et politiques, est un des problèmes majeurs de l'agglomération parisienne en ce début de XXIe siècle[17].
Les limites communales actuelles résultent de vieilles traditions historiques anachroniques ont topographiquement complètement disparu, fondues dans l'agglomération, les communes s’interpénétrant les unes aux autres. Les populations ont pourtant les mêmes besoins administratifs et préoccupations économiques et sociales. Cependant chaque commune étant administrativement et fiscalement indépendante, l'organisation des besoins collectifs (transports, logement...) qui dépassent de loin le cadre communal voire départemental n'a de fait aucune autorité organisatrice à l'échelle de l'agglomération, la région Île-de-France dépassant largement ce cadre (près de 80% de l'espace régional reste rural).


Immeubles résidentiels de Neuilly-sur-SeineLa fiscalité locale est de même très concentrée dans certaines communes riches en entreprises et/ou populations aisées (cas typique de Neuilly-sur-Seine par exemple, qui concentre les rentrées fiscales d'une population parmi les plus aisées de France et de nombreuses entreprises, tout en ne possédant que 2,8% de logements sociaux[18]), alors que les charges qu'entraîne l’afflux sur un territoire de populations de conditions modestes, sont supportées par des communes qui n’ont pas toujours la possibilité de trouver dans leurs limites administratives les ressources nécessaires pour les compenser (Clichy-sous-Bois est ainsi une des villes les plus pauvres de France, cumulant une population pauvre et des ressources fiscales très limitées, vivant essentiellement de dotations de l'État[19]).

Cette problématique globale est à l'origine de la conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne, qui s'est réunie pour la première fois en mairie de Vanves le 7 juillet 2006[20]. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est également saisi du problème dans son discours du 26 juin 2007[21], critiquant le projet de SDRIF, se disant repenser « l'organisation des pouvoirs » et créer une communauté urbaine, imposant de fait la vision d'une reprise en main par l'État[22]'[23], ce qui n'a pas manqué de provoquer de nombreuses réactions parmi les élus locaux de l'agglomération[24].


Démographie
Population de l'agglomération parisienne
(Recensement Insee 1999)
Zones Population Surface
(km²) Densité
(/km²) croissance
1990-1999
Agglomération parisienne
Paris intra muros
(département 75) 2 125 246 105 20 240 -1.26%
Petite Couronne
(Depts. 92, 93, 94) 4 038 992 657 6 148 +1.27%
Grande Couronne
(Depts. 77, 78, 91, 95) 3 480 269
Total 9 644 507 2 723 3 542 +1.85%
Région
Île-de-France 10 952 011 12 011 912 +2.73%
dont Villes nouvelles 740 795 1 664
Aire urbaine de Paris 11 174 743 14 518 770 +2.90%
Selon les estimations de l’Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants[2] au 1er janvier 2004 (troisième ville de l'Union européenne), pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km², l'une des plus fortes d'Europe. En 1999, l'agglomération définie par l'Insee comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants[25]. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants[3], ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.

Vers 1800, Paris comptait environ 500 000 habitants. Au cours du XIXe siècle, sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants. La croissance continua de façon ininterrompue jusqu'au début du XXe siècle. Au recensement de 1891, on constate que la population baisse dans les quatre premiers arrondissements centraux, diminue également dans les Xe et XIe arrondissements, stagne dans le Ve et le VIe. On n’observe de progression que dans le VIIe et le VIIIe et dans les arrondissements périphériques. À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place pour accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du XIXe siècle, commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre.

Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population de Paris intra-muros, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.


Graphique de l'évolution démographique

Croissance de la population parisienne depuis le premier recensement en 1801.Population de Paris intra-muros 1150 1328 1365 1422 1500 1565 1600 1637 1680 1750 1789
50 000 200 000 275 000 100 000 150 000 294 000 300 000 415 000 515 000 576 000 650 000
1801 1811 1817 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
546 000 622 636 713 966 785 862 899 313 936 261 1 053 897 1 053 262 1 174 346 1 696 141 1 825 274
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 851 792 1 988 806 2 269 023 2 344 550 2 447 957 2 536 834 2 714 068 2 763 393 2 888 110 2 906 472 2 871 429
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
2 891 020 2 829 753 2 725 374 2 850 189 2 790 091 2 590 771 2 299 830 2 176 243 2 152 423 2 125 246 2 142 800
Estimations avant 1801 ; recensements à partir de 1801

Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.


Sociologie des Parisiens
La hausse continue des prix de l'immobilier a provoqué le remplacement progressif des populations modestes ou intermédiaires chassées par le niveau des loyers et incapables financièrement d'acheter un bien par une nouvelle classe intellectuelle plus aisée. Ce processus est constaté dans de nombreuses autres mégapoles comme Londres ou New-York : on le nomme Gentrification. À Paris, cette évolution a vulgarisé le terme de bobos pour bourgeois-bohème, caractérisant cette classe plus favorisée ayant progressivement remplacé les populations ouvrières du centre avant de provoquer une mutation sociale de quartier encore récemment considérés comme populaires, tels le 10e arrondissement ou certaines communes de proche-banlieue comme Montreuil. Paris est la 12e ville de France de plus de 20 000 habitants pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 34,5 foyers fiscaux pour 1 000 habitants. 73 362 foyers fiscaux déclaraient un patrimoine moyen de 1 961 667   en 2006. Le 16e arrondissement arrive en tête pour le nombre de redevables avec 17 356 contribuables[26]'[27].

Mais si la ville connaît une proportion de classes sociales élevées plus importante qu'ailleurs, ce qui lui donne l'image d'une « ville de riches », la sociologie du Paris intra-muros reste en réalité très contrastée. La pauvreté à Paris reste très présente : 12 % des familles Parisiennes soit 210 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé par l'INSEE à 670  par mois. Ce taux est très légèrement supérieur à la moyenne régionale de 11,3 % mais néanmoins inférieur à la moyenne Française de 13,7% en 2001.

Les différences de classes sociales sont traditionnellement marquées entre les habitants de l'ouest de Paris et ceux de l'est. C'est à l'ouest essentiellement que l'on trouve les classes aisées. Dans les quartiers sensibles, essentiellement du nord et de l'est, on trouve les classes défavorisées mélangées à des classes moyennes. La sociologie de certains arrondissements de l'est de Paris (comme le 19e arrondissement) ressemble à celle de certains quartiers sensibles de banlieue qui ne constituent que le prolongement extra-muros de la cartographie sociale de la ville : le 16e arrondissement se prolonge par des communes de banlieue aisées, alors que le nord-est de la ville se prolonge par les communes de la Seine-Saint-Denis, réputées pauvres. Les 18, 19 et 20e arrondissements concentrent 40 % des pauvres à Paris ; 32,6 % des familles d'origine étrangères hors Union européenne de la ville vivent sous le seuil de pauvreté ; ce n'est le cas que pour 9,7 % des Français d'origine[28].

D'autre part le quartier du Marais a la particularité de regrouper une importante communauté homosexuelle, à proximité de la communauté juive ashkénaze dont l'implantation autour de la rue des Rosiers remonte au XIIIe siècle.

Il faut noter aussi que la sociologie d'un quartier peux varier au cours de la journée : par exemple le quartier de de la place de la Bastille le soir devient un lieu de sortie pour beaucoup de jeunes (présence de nombreux bars et lieux de vie nocturne). La journée il retrouve une relative tranquillité.


Logement
Presque la moitié des appartements de Paris ne possèdent qu'une ou deux pièces, ce qui explique que Paris se caractérise par une forte proportion de personnes célibataires ou des couples sans enfants. En raison de la taille réduite des appartements et des coûts de l'immobilier qui rendent difficile l'acquisition de surfaces plus importantes, beaucoup de familles partent vivre en banlieue. Ce choix peut également s'expliquer par le fait que Paris, malgré la beauté de certains quartiers, est une ville assez difficile à vivre : surpopulation, pollution, insécurité, coût de la vie, etc.

Le logement social représente un peu plus de 17% du parc immobilier de la ville, mais ce taux moyen cache de fortes disparités dans sa répartition spatiale : les dix premiers arrondissements du centre historique ne totalisent que 6% des logements sociaux de la ville, pour 23% du parc total. les 13e, 19e et 20e arrondissement en comptaient 96 000 en 1999, soit 47 % du parc social parisien concentré dans seulement trois arrondissements. Si on ajoute les 12e, 14e, 15e et 18e arrondissements, on atteint un taux de 81%, concentré dans un croissant périphérique du sud au nord-est de la capitale[29]. La proportion de logements sociaux comptabilisés selon la loi SRU en 2006 varie de 1,2 % dans le 7e arrondissement (357) à 34,1 % dans le 19e arrondissement (28 147). Entre 2001 et 2006, 23 851 logements ont été agréés dans la capitale ; mais 88 131 Parisiens étaient demandeurs d'un logement social en 2006 ainsi que 21 266 non-Parisiens et la rotation des locataires est faible en raison du niveau élevé des prix de l'immobilier. Ce taux est de 10 % par an en France, 7,5 % en Île-de-France mais de seulement 5 % à Paris intra-muros[30].


Immigration

Le XVIIIe arrondissement accueille de nombreux immigrants du Maghreb ou plus récemment d'Afrique sub-saharienne.Les recensements français, comme l'impose la législation, ne posent aucune question concernant l'appartenance ethnique ou religieuse, mais recueillent des informations au sujet du pays natal. Il est ainsi possible de déterminer que la zone métropolitaine de Paris est une des plus multiculturelle en Europe : au recensement de 1999, 19.4% de sa population totale étaient née à l'extérieur de la France métropolitaine[31]. Selon ce même recensement, 4.2% de la population de la zone métropolitaine de Paris étaient des immigrés récents (c'est-à-dire les gens qui ont émigré en France entre les recensements de 1990 et 1999), dans leur majorité de Chine et du continent Africain[32]. Par ailleurs, la zone métropolitaine de Paris compte également 15% de musulmans[33]'[34].

La première vague de migration internationale vers Paris a commencé dès 1820 avec l'arrivée des paysans allemands fuyant la crise agricole. Plusieurs vagues d'immigration ont ensuite suivi sans interruption jusqu'à nos jours : Italiens et juifs d'Europe centrale pendant le XIXe siècle ; Russes après la révolution de 1917 ; habitants des colonies pendant la Première Guerre mondiale et plus tard ; Polonais entre les deux guerres mondiales ; Espagnols, Portugais et Africains du Nord des années 1950 aux années 1970 ; Juifs séfarades après l'indépendance des pays d'Afrique du Nord ; Africains et Asiatiques depuis lors[35].

Certains quartiers regroupent beaucoup de personnes ayant une même origine : par exemple dans les 18e et 19e arrondissement arrondissement vivent énormément de Parisiens d'origine africaine, en particulier dans le quartier de Château rouge. Dans le 13e arrondissement, se situe le quartier asiatique de Paris, plus important « chinatown » d'Europe.


Organisation administrative
Article détaillé : Mairie de Paris.
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1er janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.

Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.

Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.


Statut

L'hôtel de ville de ParisLe statut de la ville a changé plusieurs fois. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue. La Troisième République fut dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.

La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police. Enfin la loi du 31 décembre 1982 (dite loi PLM), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire.

Les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le maire de Paris et le préfet de police, qui se prêtent réciproquement leurs moyens d'action à cet effet. Ce dernier peut siéger au Conseil de Paris et doit lui soumettre chaque année son budget et son compte (bien que ce budget reste d'État). Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.

Maires de Paris depuis 1977 :

1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
1995-2001 : Jean Tiberi
2001- : Bertrand Delanoë
Pour les maires plus anciens, voir la liste des maires de Paris.


Budget et fiscalité

Logo de la Mairie de ParisAu budget primitif 2004, la masse budgétaire consolidée (Ville et Département) s’élevait à 6,015 milliards d’euros, dont 4,567 milliards d’euros consacrés au fonctionnement et 1,448 à l’investissement. La part du budget départemental représente moins d’un quart du budget municipal (1,1 milliards d’euros contre 5,4). Le Conseil de Paris a reconduit en 2004 les taux d’imposition au même niveau qu’en 2001 et 2002, soit 8,8% pour la taxe d'habitation, 7,11% pour la taxe sur le foncier bâti, 13,5 % pour la taxe sur le foncier non bâti et 12,35% pour la taxe professionnelle[36]. À noter que la fiscalité représente 53,2% des recettes de la Ville[37].


Justice et sécurité
Le tribunal de grande instance de Paris est situé dans le Palais de Justice, dans l'île de la Cité. Certains de ses services occupent d'autres sites de la capitale. C'est la juridiction qui traite le plus grand nombre d'affaires en France. Dans chaque arrondissement se trouve un tribunal d'instance. La ville compte par ailleurs trois maisons de la justice et du droit, dans les 10e, 14e et 17e arrondissements, créées afin de faciliter l'accès au droit[38].

Le tribunal de commerce de Paris se situe quant à lui 1, quai de Corse, également dans l'île de la Cité. Le tribunal de police de Paris se situe 4-14, rue Ferrus dans le 14e arrondissement, et le conseil de prud’hommes de Paris se situe, lui, 27, rue Louis-Blanc dans le 10e arrondissement.

Outre les tribunaux de la ville, les tribunaux de plusieurs départements relèvent de la Cour d'appel de Paris : la Seine-et-Marne, l'Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'Yonne. Le ressort de cette cour concerne 12,6% de la population Française soit 7 605 603 personnes en 2004[39]. Les autres département d'Île-de-France ainsi que l’Eure-et-Loir relèvent quant à eux de la cour d'appel de Versailles[40].

La région Île-de-France totalise à elle seule plus du quart des crimes et délits commis en France métropolitaine. Au sein de la région, la grande Couronne, la petite Couronne et Paris intra muros comptabilisent chacune environ un tiers du total des faits constatés. La typologie de la criminalité parisienne reste largement dominée par les vols qui représentent les deux-tiers des crimes et délits.

En 2006, 255 238 faits ont été comptabilisés soit un taux de criminalité de 118,58 actes pour 1000 habitants (crimes et délits) ce qui représente près du double de la moyenne nationale (61,03‰) mais se situe dans la moyenne des grandes villes de France (Lyon : 109,22, Lille : 118,93, Nice : 119,52, Marseille : 120,62).

La part des femmes mises en cause est inférieur à 15 % (légèrement sous la moyenne nationale), et la part des mineurs est de 11,02 %, soit sept points de moins que la moyenne Française de 18,33 %. A contrario, la part des étrangers (résidents en France titulaires d'une carte de séjour) est supérieure à la moyenne Française de 20,73 %[41]'[42].


Dans l'ordre administratif, Paris constitue le ressort du tribunal administratif de Paris. Les appels sont portés devant la Cour administrative d'appel de Paris, laquelle connaît aussi les appel des tribunaux administratifs de Mata-Utu, Melun, de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française.


A Paris siègent également les juridictions suprêmes française : Conseil constitutionnel, Cour de cassation et Conseil d'État.


Économie

Le quartier d'affaires de La Défense Article détaillé : Économie de l'Île-de-France.
Paris, comme le reste de l'Île-de-France mais de façon plus marquée encore, est plus riche et plus tertiarisé que la moyenne française. L'agglomération parisienne toutefois est nettement moins spécialisée économiquement que d'autres grand centres économiques mondiaux, notamment que Londres, sa grande rivale en Europe, qui est particulièrement dynamique dans le secteur financier.


Les quartiers d'affaire
Paris intra muros reste de loin le département qui regroupe le plus d'emplois dans la région : près d'1 700 000 fin 2001), contre moins de 900 000 dans les Hauts-de-Seine qui arrive en deuxième position. Toutefois, les divisions économiques les plus pertinentes ne suivent pas forcément les limites administratives : il existe un déséquilibre assez marqué entre l'est et l'ouest de l'agglomération, et à ce titre, il n'y a pas de véritable solution de continuité entre Paris et la banlieue. La Chambre de commerce et d'industrie de Paris définit des pôles économiques ; le pôle Paris-La Défense est de loin le plus important [43], de nombreuses personnes qui vivent dans d'autres parties de l'aire urbaine parisienne viennent chaque jour y travailler. C'est dans cette zone que l'on trouve la plupart des grands sièges sociaux et des emplois à haut revenu. Il regroupe la partie Ouest de la rive droite parisienne et une dizaine de communes des Hauts-de-Seine (92). Il abrite notamment le quartier l'opéra (centre de Paris) et à la Défense, en proche banlieue ouest. Le quartier de l'opéra, centre d'affaire traditionnel garde un rôle majeur, mais les prix de l'immobilier de bureau y sont particulièrement élevés et les surfaces limitées par les règles de l'urbanisme. C'est en partie ce qui explique le développement des autres centres tertiaires, comme celui de la Défense. Avec 3 millions de m² de bureaux, c'est le deuxième quartier d'affaires parisien après celui du centre, on y trouve 1 500 entreprises dont 14 des 20 premières entreprises nationales et 15 des 50 multinationales. Elle compte 150 000 salariés. En décembre 2005, l'organisme qui gère actuellement la Défense (l'EPAD) a annonçé son projet de relance qui prévoit un total de 850 000 m² de bureaux dont 500 000 neufs et 350 000 m² de bureaux reconstruits.

D'autres quartiers d'affaire se développent autre part dans l'agglomération que dans ce grand pôle de l'Ouest. La Paris Rive Gauche, dans le 13 arrondissements est dans ce sens le projet le plus important dans Paris intra murosdans les dernières déccennies. D'autres pôles développent également dans des banlieues où les prix de l'immobilier sont moins élevés (Plaine Saint-Denis), ou sur des hubs stratégiques (Roissy-Charles-de-Gaulle).


Le parc d'activités Paris-Nord II et, au fond, le village de Roissy-en-France (à gauche) et l'aéroport Charles-de-Gaulle (à droite)
L'immobilier résidentiel
D'après le classement du groupe immobilier Knight Frank et de la Citi Private Bank, Paris est la neuvième ville la plus chère du monde en ce qui concerne les prix de l'immobilier de luxe : 12 600 euros par mètre carré en 2007 (contre 36 800 à Londres)[44].


Tourisme
Article détaillé : Musées, monuments et sites de Paris.

Vue panoramique de Paris, depuis le sommet de l'Arc de Triomphe.
Paris a toujours été une destination pour les commerçants, les étudiants et les pèlerins religieux, mais son « tourisme » dans le sens moderne du terme a seulement commencé à grande échelle à la suite de l'apparition du chemin de fer au cours des années 1840. Une des premières attractions fut la série d'expositions universelles à partir de 1855, qui apportèrent à Paris l'édification de nombreux nouveaux monuments dont le plus célèbre est la tour Eiffel érigée pour l'exposition de 1889. Ceux-ci, en plus des embellissements apportés à la capitale sous le Second Empire, ont largement contribué à faire de la ville elle-même l'attraction qu'elle est devenue aujourd'hui.

Mais si Paris est aujourd'hui la capitale la plus visitée au Monde, elle est une des moins accueillantes et des plus chères : selon une enquête réalisée par le cabinet Global Market Insite sur 60 villes auprès de 14 000 personnes à travers le Monde[45], elle se situe à la première place pour la beauté et le dynamisme, mais en fin de classement, 52ème sur 60, en ce qui concerne la qualité de l'accueil et seulement 55ème quant aux prix pratiqués[46].

Paris a accueilli au total de 27 millions de touristes, dont 17 millions d’étrangers en 2006, 44 millions en incluant la région Île-de-France qui constitue ainsi la première destination touristique au Monde. Elle est également la première ville au Monde pour les congrès internationaux.

Impact économique


Le Louvre la nuitLe secteur du tourisme est important dans l'économie parisienne : ce secteur d’activité représente 12,8 % des emplois de la capitale, soit 147 000 personnes, dont près de 81 000 dans l'hôtellerie, les services (24,5 %) et le commerce (13,8 %). Les touristes représentent 50 % des visiteurs des musées, 8 % du chiffre d'affaires de la RATP, 10 à 50 % des achats dans les commerces de la capitale et enfin plus de 60 % des seize millions de clients annuels enregistrés dans les hôtels soit 9,7 millions d’étrangers. Le tourisme assure chaque année 8 milliards d’euros de retombées économiques et 30 millions d’euros de recettes fiscales pour la municipalité liées à la taxe de séjour[47].

Le parc hôtelier

Les hôtels parisiens et francilien représente près du quart du parc hôtelier national. En 2005, on dénombrait 154 745 chambres réparties dans 2 508 hôtels dans la région dont 61% sont situés dans la ville de Paris (1 534 établissements), 16% en petite couronne et 23% en grande couronne. Les deux tiers des établissements sont classés 2 ou 3 étoiles , 19,4% des hôtels étant classés 4 étoiles. Le tourisme d'affaire représentait 44% des nuitées, chiffre en hausse de près de 28% depuis 1996 et a un impact économique particulièrement important, la dépense journalière de ces visiteurs étant nettement plus élevée que le tourisme de loisir.

Le taux d'occupation moyen était de 71,3% en 2005, ce qui le situe parmi les plus élevés des grandes villes européennes (derrière Barcelone néanmoins qui atteint 79%) et loin devant le taux moyen français de 59%. On peut noter que Las Vegas atteint un taux record de 92%. Le taux parisien est plus élevé en semaine que le week-end, et connaît son minimum (autour de 60%) durant les mois de janvier et août et son maximum (autour de 80%) durant les mois de juin, septembre et octobre, qui cumulent le tourisme d'affaire et le tourisme de loisir. Néanmoins l'afflux de visiteurs, hors parc hôtelier, est constant toute l'année avec un léger pic durant l'été, cette part de touristes utilisant d'autres types d'hébergement : location ou échange d'appartements, hébergement familial ou chez des amis... Le taux d'occupation ne varie pas en fonction des arrondissements mais diminue avec le niveau de gamme : la catégorie la plus économique connaît le plus fort taux de remplissage.


L'hôtel de Crillon (au fond à gauche), place de la Concorde, un des plus luxueux palaces au Monde.Le tourisme international est prépondérant à Paris intra-muros : il représente en effet 67% des nuitées à Paris, pour seulement 33% de clientèle nationale. 65% des nuitées étrangères se font dans la ville intra-muros, a contrario seulement 41% des nuitées de la clientèle française, qui privilégie un hébergement en dehors de la ville. La part en augmentation de l'hôtellerie économique aux portes de Paris et dans la région explique en partie ce phénomène.

La clientèle étrangère provient pour l'essentiel de huit pays qui en fournissent plus des deux-tiers : par ordre décroissant, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-bas et la Belgique fournissent à eux seuls 42% des clients étrangers, puis les États-Unis avec 18,5% et enfin le Japon avec 7,5%. La plus forte augmentation de 2000 à 2005 provient de la clientèle asiatique (hors Japon) avec une hausse de 57%, néanmoins cette part ne représente encore en valeur absolue que 5,5% de la clientèle étrangère.

Si Paris a la réputation d'être une ville chère, l'hôtellerie reste néanmoins compétitive comparativement aux autre principales métropoles mondiales : la capitale ne se classait que 17e sur 20 métropoles pour les prix de ses hôtels 2**, néanmoins elle reste la plus chère du Monde après Genève pour les tarifs de son hôtellerie haut de gamme. Celle-ci est la plus présente dans les 8e et 9e arrondissements, comme tout le parc hôtelier parisien.

La croissance du nombre de chambres a été spectaculaire en Île-de-France depuis 1990 : il atteint 47% en quinze ans, et 3 000 chambres supplémentaires par an depuis 1996, ce qui représente le quadruple de l'augmentation moyenne annuelle française. Néanmoins cette augmentation de l'offre se situe pour la quasi-totalité en périphérie, la ville de Paris voyant plutôt une hausse du niveau de son parc vers le haut de gamme mais très peu de créations pures. Les secteurs du Stade de France à Saint-Denis, de Disneyland Paris à Marne-la-Vallée et de Roissy-en-France, à proximité de l'aéroport Charles-de-Gaulle ont connu la plus forte augmentation.

Les hôtels franciliens offraient 54 637 emplois directs en décembre 2004, dont 29 301 dans Paris ce qui représentait 2% des emplois de la capitale, en augmentation de 2,2% par an, auxquels il faut ajouter les emplois induits[48].


Enseignement
La ville de Paris constitue le ressort de l'académie de Paris.


Enseignement primaire et secondaire
Article détaillé : Liste de lycées français.
Durant l'année scolaire 2005-2006, 263 812 élèves étaient scolarisés dans le public, dont 135 570 dans le 1er degré et 128 242 dans le 2nd degré et 138 527 dans le privé (dont 91 818 sous contrat). Paris possède des établissements en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ou en réseau d’éducation prioritaire (REP) : 214 écoles et 32 collèges (soit un enfant parisien sur cinq) relèvent de ces classements[49].

La ville totalisait en 2007 :

Établissements publics : 323 écoles maternelles, 334 écoles élémentaires, 6 établissements spécialisés (écoles à l’hôpital), 110 collèges, 72 lycées généraux et technologiques, 34 lycées professionnels et 2 lycées expérimentaux publics.
Établissements privés sous contrat : 110 écoles maternelles et élémentaires, une école spécialisée, 67 collèges, 73 lycées généraux et technologiques et 5 lycées professionnels privés sous contrat.
Dans l'enseignement secondaire les lycées Louis-le-Grand, Henri-IV, et le lycée international de Saint-Germain-en-Laye ont une envergure nationale voire internationale.


Enseignement supérieur
Article détaillé : Enseignement supérieur en Île-de-France.
L'enseignement supérieur regroupait en 2004 600 000 étudiants en Île-de-France, soit plus du quart du total français[50]. Parmis eux, la moitié étudient dans Paris intra muros[51].

Il existe une certaine volonté de décentralisation qui a notamment conduit dans les années 1990 au transfert de l'ENA à Strasbourg et d'écoles normales supérieures à Lyon. Touefois, la plupart des établissements nationaux les plus prestigieux se trouvent toujours en région parisienne.

Historique

Dès le XIIe siècle, Paris est un des grands centres intellectuels d'Europe, particulièrement en matière de théologie et de philosophie. On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Université de Paris, lorsque Philippe Auguste accorde un statut particulier à la corporation (maîtres et élèves) en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, les faisant alors relever de la justice ecclésiastique. Les collèges, résidences de maîtres et d'élèves où se déroule également l'essentiel de l'enseignement, sont organisés en facultés. L'origine de la Sorbonne remonte à 1257. L'université vit essentiellement autour de la Montagne Sainte-Geneviève, sur la Rive Gauche. Ce quartier, le quartier latin, est aujourd'hui encore un grande centre universitaire.

A partir de XVIIIe siècle, de écoles spécialisées sont crées pour certaines professions. Elles sont à l'origine des grandes écoles actuelles. L'École polytechnique et l'École normale supérieure sont crées pendant la Révolution. L'Université de Paris moderne est constituée au XIXe siècle de six facultés : droit, médecine, pharmacie, littérature, théologie et science. Au XXe siècle, le nombre d'étudiants croît fortement. Après la révolte des étudiants de mai 1968, dont la Sorbonne est l'épicentre, l'Université de Paris est réorganisée en treize établissements autonomes (Paris-I à Paris-XIII) chacun spécialisé dans un domaine relativement délimité.

Situation actuelle

Paris intra-muros reste le centre universitaire majeur. Les université Paris I à VII y sont situées ainsi que Paris-Dauphine, un peu excentrée. Le quartier latin conserve une place importante : on y trouve les sites les plus anciens de la Sorbonne et de l'ENS, et le Collège de France. Plus largement, les sites les plus importants se trouvent généralement dans le nord de la rive gauche (Sciences Po, Assas, Jussieu, EHESS...). Il existe une certaine volonté d'étendre le quartier universitaire vers l'est, dans le XIIIe arrondissement, où se trouve le site principal de la Bibliothèque nationale de France, et où plusieurs sites universitaires ont ouvert.

Des centres universitaires ont été crée en banlieue depuis les années 1960, le plus ancien étant celui de Nanterre en 1964. Dans le même temps, plusieurs grandes écoles ont également quitté le centre de Paris, notamment pour disposer de locaux plus vastes. Le plateau de Saclay, au Sud de Paris, est devenu un pôle important. Il regroupe, sur un territoire assez vaste, une université (Paris XI), des grandes écoles (HEC dès 1964, Polytechnique), et des laboratoires publics et privés. En 1991, trois autres universités sont crée en banlieue, ces nouvelles facultés Cergy-Pontoise, Évry, à Marne-la-Vallée et à Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines. Signe d'une certaine volonté de décentralisation, « Paris » n'apparaît pas dans leur nom, contrairement aux autres universités situées en proche banlieue.

La ville de Paris entretient elle-même sept établissements d'enseignement supérieur[52]. Quatre sont dédiées aux arts appliqués dont les prestigieuses École Boulle (ameublement) et École Estienne (arts graphiques, notamment reliure) ; deux sont des écoles d'ingénieurs (École des ingénieurs de la ville de Paris et École supérieure de physique et de chimie industrielle) et l'École du Breuil est à caractère horticole.


Transports
Paris dispose d'un système de transports à la mesure de la taille de l'agglomération et de son rôle de capitale de la France.


Transports en commun

Station de métro Saint-MichelLe réseau de transports en commun de l'agglomération parisienne est particulièrement développé. Le métro est son représentant le plus emblématique. Durant les dernières décennies, la croissance de l'offre a porté sur l'amélioration de la desserte de la banlieue avec, entre autre, la création des RER. Aujourd'hui le STIF, qui assure la coordination et le financement des transports en commun en Île de France, investit dans la création d'un réseau de tramway et la mise en site propre des lignes de bus. Le métro de Paris est entré en exploitation en 1900 et comporte aujourd'hui seize lignes. Il se caractérise par un gabarit relativement faible et une desserte de qualité (très fine) dans Paris - la distance entre stations est inférieure le plus souvent à 500 m - qui interdit en revanche son extension jusqu'aux banlieues éloignées. Aujourd'hui les aménagements portent sur des prolongements vers la proche banlieue : cinq prolongements représentant environ 10 km sont planifiés pour 2012[53]. Une ligne entièrement automatisée (la ligne 14) est entrée en service en 1998.

Les cinq lignes de RER sont des lignes au gabarit ferroviaire desservant à la fois la banlieue et le centre de Paris. Elles ont été progressivement réalisées à partir des années 1970 en connectant des lignes de banlieue entre elles. La ligne de RER A détient le record mondial de passagers transportés.

Une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (Transilien) aboutissent dans les grandes gares parisiennes en cul-de-sac (Gare du Nord, Gare Saint-Lazare, Gare de l'Est, Gare Montparnasse, Gare de Lyon) et viennent compléter la desserte lourde de la banlieue assurée par le RER.

Le développement des transports parisiens se heurte aujourd'hui à des problèmes de financement aigus liés au ralentissement de l'économie française, aux dettes contractées dans le cadre des travaux précédents, à un manque de volonté politique et à l'alourdissement des procédures. Dans ce contexte le tramway est apparu comme un mode de transport idéal pour assurer la desserte transversale qui manque en banlieue (les lignes du Transilien étant plutôt radiales) : il nécessite des investissements relativement modérés et dispose d'une capacité intermédiaire entre le bus et les moyens de transport lourd (métro, trains). Quatre lignes sont en exploitation (les dernières inaugurées fin 2006 sont les lignes T3 et T4) ; cinq nouvelles lignes ainsi que six prolongements sont planifiés ou en cours de construction, le tout représentant environ 75 km.

L'agglomération parisienne dispose d'un réseau de lignes de bus important gérés en partie par la RATP (Paris et proche banlieue), en partie par des sociétés de transporteurs regroupés au sein du groupement OPTILE.

Mode de transport Exploitant Voyageurs transportés (millions) Nombre de lignes km de voies Nombre de stations Desserte
Métro RATP 1 350 16 212 381 Paris et proche banlieue
RER RATP 440 2¹ 115 65 Paris et Banlieue
SNCF 614 6¹ 1 296 443 Paris et Banlieue
Transilien (non RER) SNCF une quinzaine Paris et Banlieue
Tramway RATP 58 3 24 38 Paris et Banlieue
Bus RATP 940 316 2 816 1 274 Paris (350 millions voyageurs) et banlieue
Optile 250 1 078 20 133 24 500 Grande Banlieue
Statistiques transports en commun de l'agglomération parisienne (2004)[54]

¹L'exploitation des lignes A et B est partagée entre la SNCF et la RATP


Durée de voyage depuis Paris par le train (2005)
Réseau routier
Le réseau routier comporte environ 800 km d'autoroutes en Île-de-France. On distingue une dizaine de radiales : les principales étant l'Autoroute du Soleil (Dijon, Lyon, Marseille), du Nord (Lille), de Normandie (Rouen, Caen, Le Havre), de l'Est (Reims, Nancy, Strasbourg), l'Aquitaine (Poitiers, Bordeaux), et l'Océane (Le Mans, Nantes) ainsi que des autoroutes concentriques : le périphérique entoure le Paris historique, l'A 86, la proche banlieue et la Francilienne en cours de bouclage est située à une dizaine de km plus à l'extérieur.

La circulation et le stationnement à Paris se révèlent très difficiles, à l'image de la plupart des grandes métropoles de la planète. Des capteurs électroniques sont placés dans la chaussée des principaux axes parisiens et de la quasi-totalité des autoroutes de la région. Les données permettent de déterminer la fluidité de la circulation et d'indiquer les bouchons et temps de parcours estimés entre différents points caractéristiques sur le site internet d'information Sytadin (consultable avec un ordinateur mais aussi un téléphone mobile) et sur les panneaux routiers à messages variables.

Le stationnement à Paris totalise environ 755 000 places en 2007, se répartissant entre 165 000 places autorisées sur la voie publique, essentiellement le long des rues, soit 22% des emplacements, 80 000 places dans les garages commerciaux (10%), 70 000 places dans les parcs publics concédés (9%) et enfin 440 000 places dans les garages privés et les cours d'immeubles (59%)[55]. Le stationnement est payant dans la totalité des rues, la municipalité en place menant une politique de promotion des transports alternatifs (collectifs ou à vélo) par la réduction du nombre d'emplacements autorisés et l'installation systématique entre 2001 et 2006 d'horodateurs dans les rues non encore équipées. Les tarifs sont partagés en trois zones : ils vont en 2007 de 3   l’heure au centre de Paris, à 1   dans les arrondissements périphériques. Le paiement ne peut plus s'effectuer par pièces depuis 2002 : les cartes Paris-Carte (destinée au paiement du stationnement sur les horodateurs de Paris exclusivement, à 10  et à 30 ) et Moneo (depuis octobre 2005) sont imposées à tous. Le stationnement est payant du lundi au samedi de 9h à 19h, mais gratuit le dimanche et pour l'essentiel des places, durant le mois d'août (123 000 places de stationnement sur 145 000). Une carte de stationnement résidentiel pour le stationnement sur la voirie est proposée aux habitants de la ville proposant un tarif préférentiel ainsi qu'un affranchissement de la durée limitée habituellement à deux heures, mais qui ne doit pas pour autant dépasser sept jours consécutifs au même emplacement, conformément à l’article R.417-13 du code de la route français[56].


Réseau cyclable
Paris dispose depuis la fin des années 1990 d'un réseau de pistes cyclables en augmentation constante. Fin 2006, 371 km d'aménagements cyclables existaient dans Paris, incluant les bandes et pistes cyclables ainsi que les couloirs de bus élargis[57].

À la suite de Rennes et Lyon, la Mairie de Paris a lancé le 15 juillet 2007 un système de location de vélos en libre-service, baptisé Vélib’ et géré par JCDecaux[58]. 10 648 vélos étaient disponibles dans 750 stations dès le 15 juillet 2007 et plus de 20 600 vélos dans 1 451 stations sont prévues fin 2007. Paris pourrait à terme disposer de 50 000 vélos de ce type[59]. Cette opération vise à remplacer l'usage de la voiture en ville pour de courts trajets, et s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'intermodalité nécessaire des modes de transport[60].


Taxis
La capitale comptait 15 500 taxis parisiens début 2007. Les stations de taxis sont organisées en trois catégories : 28 grandes stations sont installées à proximité des principaux sites touristiques ou des grandes places de la ville avec des taxis présents 24h/24 et 7j/7 ; 90 stations de quartier situées près des principaux axes de circulation et 316 stations locales implantées à proximité des bâtiments publics (hôpitaux, hôtels, théâtres…) et destinées à la dépose et à la reprise des usagers. Un taxi est libre lorsque le lumineux blanc situé sur le toit du véhicule est allumé. Les taxis parisiens effectuent en moyenne 200 000 courses chaque jour[61].


Trains et gares
Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus assurant à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en 2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec les TGV qui partent de la gare de Lyon, de la gare Montparnasse, de la gare du Nord et en 2007 de la gare de l'Est. La gare Saint-Lazare est la première gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes) alors que la gare du Nord est la première pour le trafic[62].


Aéroports
Paris est après Londres la ville d'Europe qui comptabilise le plus de passagers aériens. On a comptabilisé 82,5 millions passagers et 2,2 millions de tonnes de cargo transportées en 2006.

Aéroports de Paris, groupe détenu en majorité par l'État, gère les quatorze aéroports et aérodromes ouverts à la circulation aérienne civile en Île-de-France. Deux aéroports accueillent l'essentiel du traffic : Orly et surtout Roissy-Charles-de-Gaulle. Orly, au sud, s'est surtout développé à partir des années 1950. Il est aujourd'hui spécialisé dans les vols intérieurs ou vers le Maghreb et a accueilli 25,6 millions de passagers en 2006. Roissy au nord-est, a ouvert en 1974, c'est le plus récent des aéroports parisiens et de loin le plus grand aéroport français avec 56,8 millions de passagers en 2006. Il accueille surtout des vols internationaux. Trop petit et trop proche du centre-ville, l'aéroport du Bourget, le plus ancien, est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires. Il accueille tous les deux ans un salon aéronautique important.

Orly, tout proche de Rungis, et plus encore Roissy sont des bassins d'emploi considérables en grande banlieue. Cependant, l'augmentation continuelle du trafic aérien de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle suscite l'inquiétude de nombreux élus et riverains quant aux nuisances sonores et à la pollution atmosphérique engendrées par une activité aérienne qui se pousuit de plus en plus souvent dans la nuit. La construction d'un troisième grand aéroport dans une zone moins densément peuplée et donc plus éloignée de Paris est souvent évoquée. L'aéroport de Beauvais-Tillé, dans l'Oise, est déjà utilisé par les compagnies à bas coût desservant Paris, il a accueilli deux millions de passagers en 2005.

Les aéroports parisiens ne sont pas très bien reliés au centre ville. 80% des liaisons entre Roissy et Paris se font en voiture sur des autoroute souvent embouteillées. Une liaison ferroviaire directe le CDG Express, devrait ouvrir en 2012, mais elle fait l'objet de fortes oppositions locale vu son impact sur la qualité des transports ferroviaires du secteur et son coût élevé d'utilisation prévu[63].


Urbanisme
Articles détaillés : Histoire de l'urbanisme parisien, règlements d'urbanisme de Paris et Liste des plus hauts bâtiments d'Île-de-France.
Paris, depuis dix siècles, est la plus importante ville de France. La plupart des souverains français depuis le Moyen Âge ont tenu à laisser leur marque sur une ville qui, contrairement à d'autres métropoles européennes comme Londres en 1666 ou Lisbonne en 1755, n'a jamais été détruite. Tout en conservant l'empreinte du passé le plus ancien dans le tracé de certaines rues, Paris a élaboré au cours des siècles un style homogène et a su moderniser ses infrastructures, malgré les crises des deux derniers siècles et les incertitudes actuelles.

L'organisation de la ville doit beaucoup aux travaux d'Haussmann, sous le Second Empire. Il a fait percer la plupart des grands axes et des voies aujourd'hui les plus fréquentées de la ville (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol...). On associe souvent Paris à l'alignement d'immeubles de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres, aux façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième… Paris se distingue du centre de beaucoup d'autres grandes villes occidentales par la densité de sa population[64].

Il existe depuis longtemps des règles strictes d'urbanisme, en particulier des limites à la hauteur des immeubles. Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments de plus de trente-sept mètres ne sont autorisés qu'à titre exceptionnnel, et la limite de hauteur est encore moins élevée dans de nombreux quartiers[65]. La Tour Montparnasse demeure depuis 1973 le plus haut immeuble de Paris et même de France, néanmoins la situation devrait prendre fin dès 2010, les projets de gratte-ciels se multipliant dans le quartier de La Défense : la Tour Assur rénovée atteindra 225 m, mais sera surpassée par la Tour Phare qui atteindra 300 m et par la Tour Generali qui devrait atteindre 318 m et devenir l'immeuble le plus élevé d'Europe occidentale.


Voirie parisienne
Articles détaillés : Voies de Paris, Places de Paris, liste des ponts de Paris et Portes de Paris.
Paris comptait 6 088 voies publiques ou privées en 1997. Parmi les plus remarquables, on peut citer l'avenue Foch (16e), la plus large de Paris avec 120 mètres, alors que l'avenue de Selves (8e), est l'avenue la plus courte de la capitale avec 110 mètres de longueur. La rue la plus longue de Paris est la rue de Vaugirard (6e et 15e) avec 4 360 mètres de longueur. La rue des Degrés (2e) quant à elle est la rue la plus courte avec seulement 5,75 mètres, tandis que la rue du Chat-qui-Pêche (5e) reste officiellement la rue la plus étroite avec une largeur minimale de 1,80 mètre (certaines sources mentionnent néanmoins le sentier des Merisiers, dans le 12e, qui mesure moins d'1 mètre, ou encore le passage de la Duée dans le 20e qui, bien que sa partie droite soit aujourd'hui détruite et bordée d'une palissade, mesure seulement 80 cm de largeur !). Enfin, la voie la plus pentue est la rue Gasnier-Guy (20e) avec une pente de 17 %.

Voir aussi un tableau synoptique des boulevards des Maréchaux et des portes de Paris.


Architecture et monuments
Articles détaillés : Liste des édifices religieux de Paris, Liste des palais parisiens, Musées, monuments et sites de Paris et Liste des plus hauts bâtiments d'Île-de-France.

Le Pont Alexandre III
Le Louvre, Pavillon RichelieuLes monuments les plus célèbres de Paris datent d'époques variées. Ils se trouvent souvent dans le centre et sur les rives de la Seine. Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent l'un des plus beaux paysages fluviaux urbains et sont d'ailleurs classés à l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO. On y trouve notamment, d'est en ouest : Notre-Dame, le Louvre, les Invalides, le pont Alexandre-III et le Grand Palais, le musée du quai Branly, la Tour Eiffel et le Trocadéro. Plus à l'est, d'importants édifices contemporains ont été construits (le ministère des Finances, le site François Mitterrand de la bibliothèque nationale de France...)

On trouve sur l'île de la Cité des monuments anciens emblématiques. La cathédrale Notre-Dame, de style gothique, fut bâtie principalement du XIIe siècle au XIIIe siècle et a été très restaurée au XIXe siècle. Elle est symboliquement le centre de Paris, et les distances routières françaises sont mesurées à partir de son parvis. L'ancien palais de la Conciergerie fut le siège du pouvoir royal jusqu'au règne de Charles V, dans la seconde moitié du XIVe siècle. Une partie du bâtiment fut dès lors aménagée en prison, et fut notamment le lieu de détention d'illustres personnalités de l'Ancien Régime avant leur exécution, lors de la Révolution française. La Sainte-Chapelle, construite à proximité de la Conciergerie, est considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture gothique. Le pont Neuf, à l'extrémité occidentale de l'île, est le plus vieux pont de Paris en l'état, il date de la fin du XVIe siècle.

Des monuments de style classique marquent également le centre de Paris de leur empreinte. La chapelle de la Sorbonne au centre du quartier latin, a été construite au début du XVIIe siècle. Le Louvre, résidence royale, a été embelli au XVIIe siècle et plusieurs fois retouché par la suite. L'Hôtel des Invalides, avec son fameux dôme doré, fut érigé à la fin du XVIIe siècle dans les faubourgs de la ville par un Louis XIV soucieux d'offrir un hospice aux soldats blessés. Il abrite depuis le XIXe siècle le tombeau de Napoléon Ier. Le Panthéon, édifié quant à lui à la fin du XVIIIe siècle à proximité de la Sorbonne, est devenu sous la Révolution un temple civil où des Français illustres sont enterrés.

Le patrimoine du XIXe siècle est très abondant à Paris, il comporte notamment l'Arc de triomphe, le Palais Garnier construit à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République, qui abritait l'opéra de Paris, et la Tour Eiffel, construction « provisoire » érigée par Gustave Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 mais qui ne fut jamais démantelée. Elle est devenue le symbole de Paris, visible de la plupart de la ville.

La Tour Montparnasse et la basilique du Sacré-Cœur au sommet de la butte Montmartre sont, de par leur hauteur, des points de repère importants dans le ciel parisien. Cette dernière est un des lieux emblématiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre où se tiennent des peintres et caricaturistes.

L'architecture contemporaine à Paris est illustrée par le Centre Pompidou, édifice des années 1970 qui abrite le musée national d'Art moderne ainsi qu'une importante bibliothèque publique librement accessible, ou encore par les importantes réalisations voulues par le président François Mitterrand: la bibliothèque nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein développement, l'opéra Bastille et, probablement la plus célèbre, la pyramide du Louvre, œuvre de l'architecte Ieoh Ming Pei érigée dans la cour du Louvre.

C'est là que débute l'axe historique de Paris : il s'agit d'un allignement monumental d'édifices et de voies de communication partant du centre de la ville en direction de l'ouest. Il commence à la statue de Louis XIV dans la cour principale du palais du Louvre et se poursuit à travers le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-Élysées et aboutit à l'arc de triomphe au centre de la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l'Étoile). À partir des années 1960, la perspective fut prolongée plus à l'ouest par la construction du quartier d'affaires de La Défense, quartier où se situent la plupart des plus hauts gratte-ciel de l'agglomération parisienne. La perspective est parachevée depuis 1989 par une Grande Arche cubique.


Parcs et jardins
Article détaillé : liste des parcs et jardins de Paris.

Le parc MontsourisOn trouve des jardins anciens dans le centre de Paris. Le jardin des tuileries des Tuileries et le jardin du Luxembourg. Le jardin des Tuileries e été créé au XVIe siècle sur la rive droite de la Seine, à proximité du Louvre pour le palais éponyme aujourd'hui disparu. Le jardin Luxembourg, sur la rive gauche était autrefois une dépendance privée du château construit pour Marie de Médicis vers 1625. Le jardin des Plantes, créé par Guy de La Brosse, le médecin de Louis XIII, pour la culture des plantes médicinales, fut quant à lui le premier jardin public de Paris.

C'est toutefois au Second Empire que les jardins parisiens doivent l'essentiel de leur physionomie actuelle. La création d'espace vert fut un facette importante de la politique d'aération d'une ville où s'entassait une population en rapide augmentation. Sous la conduite de l'ingénieur Jean-Charles Alphand et du paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un nouveau type de jardin voit le jour. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, alors à l'extérieur de Paris. Situés respectivement à l'extrème ouest et à l'extrème est de Paris intra muros, il constituent aujourd'hui de loin les espaces verts les plus étendus de la commune. Certains jardins du centre sont réaménagés. Des squares de quartier sont créés. Dans les quartiers plus récents, d'importants parcs sont dessinés, Monceau (autrefois connu sous le nom de « folie de Chartres »), Montsouris, les Buttes-Chaumont et de ont été conçus par , ingénieur de Napoléon III.

Depuis les années 1980, d'assez nombreux espaces verts ont aménagés dans des zones d'activités désaffectés. Le parc de la Villette, conçu par l'architecte Bernard Tschumi à l'emplacement des anciens abattoirs de Paris, est aujourdh'hui le plus grand parc de Paris intra-muros après les bois de Boulogne et de Vincennes. Durant les années 1990, le parc de Bercy, celui Belleville, et d'autres encore ont ouvert. Les jardins d'Eole inaugurés en 2007 sont le plus important parc créé à Paris dans les années 2000.

Principaux espaces verts parisiens (entre parethèses : sperficie en hectares[66] Antérieurs au Second Empire Aménagés sous le Secondd Empire Créés dans le dernier quart du XXe siècle
le jardin des Plantes (23,5)
le jardin des Tuileries (28)
le jardin du Luxembourg (22,5)[67]
le Champ de Mars (24,3)
le bois de Vincennes
le bois de Boulogne
le parc des Buttes-Chaumont (24,7)
le parc Monceau (8,2)[68]
le parc Montsouris (15,5)
le parc de Belleville (4,5)
le parc de la Villette (55)
le parc Georges Brassens (8,7)
le parc André Citroën (13,9)
le parc de Bercy (14)


Cimetières
Article détaillé : Cimetière parisien.

Le cimetière du Père LachaiseLes principaux cimetières parisiens étaient situés à la périphérie de la ville à leur création en 1804 sous Napoléon Ier. Plusieurs églises de Paris possédaient également leurs propres cimetières, mais à la fin du XVIIIe siècle, il fut décidé de les fermer pour des questions de salubrité. Supprimés en 1786, tous les ossements contenus dans les cimetières paroissiaux ont été transférés dans d'anciennes carrières souterraines en dehors des portes méridionales de Paris, lieu devenu depuis la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Ces carrières sont connues de nos jours comme les Catacombes de Paris.

Bien que l'extension de Paris ait aujourd'hui de nouveau englobé tous ces anciens cimetières, ceux-ci sont devenus des oasis de tranquillité très appréciés dans une ville trépidante. Plusieurs grandes figures historiques de Paris ont trouvé le repos dans le cimetière du Père Lachaise. Les autres cimetières majeurs sont le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse, le cimetière de Passy et les catacombes de Paris.

De nouveaux cimetières « hors-les-murs » ont été créés en début du XXe siècle : les plus grands sont le cimetière parisien de Saint-Ouen, le cimetière parisien de Pantin, le cimetière parisien d'Ivry et le cimetière parisien de Bagneux.


Paris, capitale culturelle

Les monuments parisiens sur un timbre de 1936
La rue du Bac est l'un des principaux centre de pélerinage catholique au monde.Paris est un centre culturel de premier plan. Destination touristique visitée chaque année par quelque 26 millions de touristes étrangers, Paris propose notamment plus de 150 musées, tels Le Louvre, et des sites exceptionnels, comme les Champs-Élysées ou la tour Eiffel. Capitale mondiale des salons et conférences (5% de l'activité mondiale des congrès sur près de 600 000 mètres carrés), de la mode et du luxe, de la gastronomie et de l'amour, Paris propose également un choix important en matière de spectacles, théâtres ou opéras notamment, et présente à un public particulièrement cinéphile un choix sans égal de films en provenance du monde entier.

Les principaux quartiers pour les sorties nocturnes sont : l'avenue des Champs-Élysées, de la place de la Concorde jusqu'à l'arc de triomphe, la Bastille, Pigalle, la rue Mouffetard, la rue Oberkampf, célèbre pour ses bars, le Marais, la Butte aux Cailles, la place de la République, les rives du canal Saint-Martin, le quartier Latin, le quartier des Halles, Montparnasse ou encore la rue de Lappe.

À Las Vegas, un casino a reconstitué à une échelle 1:2 la tour Eiffel, l'arc de triomphe et l'Opéra Garnier.


Musées
Article détaillé : Liste des musées parisiens.
Paris et la région Île-de-France possèdent la plus importante offre muséographique de France. On compte en effet pas moins de cent musées dans Paris intra muros auxquels il faut ajouter plus de cent-dix musées dans la région. Mais au-delà du nombre, c'est surtout dans la diversité des collections que se trouve la plus grande richesse.

Capitale multi-centenaire au riche patrimoine, une telle offre à Paris ne saurait surprendre et attire chaque année de nombreux visiteurs. Le musée le plus ancien, le plus grand en surface et en collections est le musée du Louvre. Avec un record de fréquentation de 8,3 millions de visiteurs en 2006, le Louvre est de loin le musée d'art le plus visité au Monde. De nombreux autres possèdent une renommée mondiale tels le musée national d'Art moderne (dans le Centre Georges-Pompidou) ou le musée d'Orsay, consacré essentiellement à l'impressionnisme. À proximité de Paris, le château de Versailles, palais édifié par le Roi-Soleil et résidence des rois de France durant les XVIIe siècle et XVIIIe siècles, attire également plusieurs millions de visiteurs par an. Le palais et le parc de Versailles sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979[69].

On trouve des musées sous divers statuts administratifs : les plus célèbres sont des musées nationaux, c'est à dire appartenant à l'État Français. D'autres dépendent de ministères, tels le musée de l'Armée (Hôtel des Invalides) et le musée de l'air et de l'espace du Bourget qui relèvent du ministère de la Défense. D'autres relèvent de l'Institut de France ou encore sont des musées privés.

La municipalité de Paris possède et gère quant à elle quatorze musées et sites municipaux, dont les plus célèbres sont le musée Carnavalet, consacré à l'histoire de Paris, à proximité, la maison de Victor Hugo, ou encore les catacombes. De nombreuses expositions thématiques y sont organisées[70].


Bibliothèques
Paris accueille un grand nombre de bibliothèques, notamment publiques. La bibliothèque Mazarine, constituée à partir de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin, est la plus ancienne bibliothèque publique de France ; elle fut ouverte au public en 1643.

La Bibliothèque nationale de France se trouve pour l'essentiel à Paris, notamment sur deux sites : Richelieu situé dans le 2e arrondissement, et surtout François-Mitterrand, dans le 13e arrondissement. . Elle constitue l'une des plus importantes bibliothèques au Monde avec une collection estimée à trente millions de volumes. Cet établissement public est le dépositaire en France du dépôt légal depuis le règne de François Ier ; elle constitue l'une des plus importantes bibliothèques au Monde .

La ville gère plus 55 bibliothèques municipales de prêt généralistes, et des bibliothèques municipales thématiques où il est également possible d'emprunter certains documents. On peut citer parmi les plus connues la bibliothèque historique de la ville de Paris, créée en 1871, qui possède un million de livres et brochures, des photographies, cartes et plans liés à l'histoire de la ville ou la bibliothèque de cinéma François-Truffaut, offrant une importante documentation sur le cinéma[71]. Contrairement à l'accès à la BNF et à la bibliothèque Mazarine, l'accès aux bibliothèques municipales est entièrement gratuit, même s'il peut être interdit aux mineurs dans les bibliothèques tématiques. L'emprunt des livres, revues, bandes dessinées ou partitions gest gratuit, celui des disques et vidéos se fait moyennant un forfait annuel.

Il existe en outre des bibilothèque publiques, publiques, par exemple la Bibliothèque publique d'information du Centre Georges Pompidou, associatives ou privées. De nombreuses bibilothèques universitaires sont ouvertes au public.


Opéras, théâtres et salles de spectacle
Articles détaillés : Liste des théâtres et opéras de Paris et liste des salles de spectacle et cabarets parisiens.
Opéras

Les plus grands opéras de Paris sont l'Opéra Garnier et l'Opéra Bastille ; le premier tend vers les ballets et les opéras plus classiques, et le dernier offre un répertoire varié de classique et de moderne.

Théâtres et salles de concert

Le théâtre est traditionnellement un lieu majeur de la culture parisienne. Cela demeure vrai bien que plusieurs de ses acteurs les plus populaires sont également des vedettes de la télévision française. La Comédie française, le théâtre de l'Odéon, ou, sur d'autres registres, le théâtre Mogador et le théâtre de la Gaîté-Montparnasse figurent parmi les principaux théâtres parisiens. Quelques uns sont également des salles de concert.

Des légendes du monde musical français tels qu'Édith Piaf, Maurice Chevalier, Georges Brassens et Charles Aznavour ont trouvé la gloire dans les salles de concert parisiennes : Bobino, l'Olympia, La Cigale ou encore Le Splendid.

L'Élysée Montmartre mentionné ci-dessous, dont la taille s'est nettement réduite, est devenu une salle de concert. Le New Morning est l'un des quelques clubs parisiens offrant toujours des concerts de jazz, mais il offre également des musiques d'autres horizons. Plus récemment, Le Zénith dans le quartier de la Villette et le palais omnisports dans le quartier de Bercy, voire le stade de France à Saint-Denis proposent des concert à plus grande échelle.

Cafés-concerts et discothèques

Les guinguettes et les Cafés-concerts constituaient l'épine dorsale du divertissement parisien avant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les exemples précoces, avant le milieu du XIXe siècle, on peut citer la guinguette du moulin de la galette et les Cafés-concerts de l'Élysée Montmartre et du Château-Rouge. Les orchestres populaires ont ouvert la voie aux accordéonistes parisiens dont la musique a déplacé des foules à l'Apollo et le Java a fait danser au faubourg du Temple et à Belleville. En dehors des clubs survivant de cette époque s'est développée la discothèque moderne : Le Palace, bien que fermé aujourd'hui, en est l'exemple le plus légendaire de Paris. Aujourd'hui, une grande partie du clubbing à Paris se déroule dans des clubs comme le Queen, l'Étoile, Le Cab qui sont très sélectifs. Les clubs orientés vers la musique électronique tels que Le Rex, le Batofar (un bateau converti en club) ou The Pulp sont assez populaires et les meilleurs DJ du monde y offrent leurs prestations.


Cinéma
Comme ailleurs en Europe, les productions Hollywoodiennes réalisent le plus grand nombre d'entrées, mais le cinéma français suit de près, avec des réalisateurs comme Claude Lelouch, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol et Luc Besson, et dans un genre de cinéma plus populaire avec Claude Zidi par exemple. Les films européens et asiatiques sont également assez largement diffusés et appréciés.

Paris comptait en 2007 pas moins de 374 salles obscures fréquentées par plus de trente millions de spectateurs par an (chiffres 2004) et se distingue par son important réseau de petites salles d'art et d'essai, ainsi que par la variété de l'offre, environ 450 à 500 films différents à l'affiche chaque semaine[72]. Toutefois quelques grands groupes dominent de plus en plus et le cinéma indépendant est fragilisé. Depuis les années 1990, de grands multiplexes de dix ou vingt salles ont été créés (aux Halles, à Bercy...).

La plus grande salle de cinéma à Paris est aujourd'hui de loin Le Grand Rex avec 2 800 places, alors que toutes les autres salles possèdent moins de 1 000 places.


Cafés, restaurants et hôtels
Les Cafés sont rapidement devenus une partie intégrale de culture française de par leur aspect, en particulier à partir de l'ouverture du café Régence au Palais-Royal en 1688 puis sur la rive gauche du café Procope un an plus tard. Les Cafés dans les jardins de ce dernier lieu sont devenus particulièrement populaires au cours du XVIIIe siècle, et peuvent être considérés comme les premières « terrasses de café » à Paris. Celles-ci ne connurent pas d'expansion jusqu'à ce que les trottoirs et les boulevards aient commencé à apparaître au milieu du XIXe siècle.


Le Café de Flore, un autre café parisien célèbre, à Saint-Germain-des-Prés.La réputation culinaire de Paris trouve ses fondations dans les origines diversifiées de ses habitants. Avec l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle et la révolution industrielle qui suivit, de nombreux provinciaux sont arrivés dans la capitale, apportant avec eux toute la diversité gastronomique des différentes régions de France, et créant de nombreux restaurants de spécialités locales. « Chez Jenny » est un exemple typique d'un restaurant spécialisé dans la cuisine Alsacienne, et « Aux Lyonnais » est un autre exemple caractéristique de cuisine régionale de ville évoquée. Naturellement l'immigration de régions bien plus éloignées a apporté une encore plus grande diversité culinaire, et aujourd'hui, en plus d'un grand nombre d'établissements de cuisine du Maghreb ou d'Asie, on peut trouver à Paris la cuisine de pratiquement la Terre entière.

Les hôtels sont une autre conséquence de l'expansion des voyages et du tourisme, particulièrement à la fin du XIXe siècle avec les expositions universelles. Parmi les plus luxueux, l'Hôtel Ritz est apparu sur la place Vendôme en 1898, et l'Hôtel de Crillon a ouvert ses portes sur le côté nord de la place de la Concorde en 1909.


Festivités et événements
Le caractère festif de la ville semble à nouveau à l'honneur depuis les opérations de Paris-Plage ou Nuit Blanche.

Paris accueille tout au long de l'année de très nombreuses festivités dont certaines se démarquent particulièrement. Fin janvier les rues du XIIIe arrondissement s'animent avec les célébrations du Nouvel An chinois tandis que le carnaval de Paris au mois de février est composé par plusieurs cortèges à travers la ville. Fin février se déroule le salon international de l'agriculture, qui attire les personnalités politiques françaises. Mars voit le salon du livre tandis que fin avril ou début mai la Foire de Paris évoque les grands rassemblements médiévaux. Le marathon de Paris a lieu courant avril dans les rues de la capitale.

Le 14 juillet est l'occasion du fameux défilé militaire sur les Champs-Élysées, où s'achève fin juillet le Tour de France cycliste. C'est également entre juillet et août que se déroule depuis 2002 l'opération Paris-Plage, transformation d'une partie des quais de Seine en plage avec transats et activités. Octobre est le mois du Mondial de l'automobile les années paires qui alterne avec le mondial du deux-roues les années impaires. Le même mois accueille la Fiac, Foire internationale d'art contemporain et depuis 2002, Nuit Blanche, qui permet au public d'assister gratuitement à différentes expressions de l'art contemporain à travers la ville pendant la nuit du premier samedi au premier dimanche d'octobre. Le deuxième samedi d'octobre, Montmartre renoue avec son passé viticole lors de la fête des vendanges.


Médias
La presse parisienne est représentée par plusieurs journaux. Le Parisien est le quotidien emblématique de la capitale, décliné aujourd'hui en plusieurs versions départementales en banlieue. 20 minutes et Métro sont deux quotidiens gratuits, qui, sans être parisiens d'origine, sont particulièrement lus. Le premier est diffusé en Île-de-France à 510 000 exemplaires, ce qui représente de très loin sa plus importante diffusion nationale. Un Parisien ou un banlieusard lisant son « gratuit » dans les transports publics aux heures de pointe est devenu une image habituelle de la capitale. L'Officiel des spectacles, Le Pariscope (qui n'existe plus en version papier) et Zurban (également disparu) offrent le programme culturel exhaustif de la métropole. Paris frimousse est quant à lui un mensuel rencensant les activités culturelles pour les enfants.

La télévision locale reste relativement peu développée et diffusée à Paris contrairement à plusieurs métropoles de France. On peut citer, outre les programmes régionaux de la chaîne nationale France 3, quelques chaînes associatives ou de collectivités locales. Télif rassemble sur un unique canal diffusé par le câble, l'ADSL ou le satellite les chaînes locales de la région : VOTV (Val-d'Oise), Télessonne (Essonne), TVM Est parisien (Seine-Saint-Denis), TVFil78 (Yvelines) et RTV (Rosny-sous-Bois). Zaléa TV, chaîne associative parisienne, est périodiquement diffusée par voie hertzienne en fonction des autorisations distribuées qui ont parfois poussé la chaîne à des diffusions pirates. Teleplaisance.org, autre chaîne associative, diffuse uniquement des programmes amateurs. Les deux chaînes sont disponibles en 2007 grâce à une diffusion via l'ADSL.

Voir aussi : Presse écrite en Île-de-France et Radio à Paris.


Paris, centre littéraire et intellectuel
Article détaillé : vie littéraire à Paris.
Dès le XIIe siècle, le rayonnement de son université fait de Paris l'un des grands centres intellectuels de l'Europe. L'adoption du dialecte parisien par la Cour affirme cette vocation. Après une période difficile à la fin du Moyen-Âge, Paris devient un foyer de l'humanisme. Avec la progressive centralisation du pouvoir, Paris se trouve renforcée dans sa prééminence culturelle en France. Vers le milieu du XVIIe siècle, Paris et ses salons sont devenus le centre presque unique de la littérature française. Dans le dernier tiers du siècle, le prestige de la cour de Louis XIV à Versailles, éclipse un peu celui de Paris Toutefois, la vie intellectuelle parisienne reste active (création de la Comédie-Française sous le patronage du roi en 1680).

Durant le XVIIIe siècle, le centre culturel redevient Paris. Les salons parisiens connaissent leur plus bel essor Voltaire, au ton léger et ironique, est l'écrivain parisien par excellence ; a contrario Jean-Jacques Rousseau fuit cette ville « de bruit, de fumée et de boue » et se réfugie à Montmorency à quatre lieues de là avant de s'y réinstaller en 1770.

Après la Révolution, le monde littéraire se fait plus large, plus complexe. Paris n'en demeure pas moins le centre de la vie intellectuelle française. Dans les années 1920, beaucoup d'écrivains étrangers viennent découvrir Paris et s'en inspirent dans leur œuvre : Ernest Hemingway, Henry Miller, Gertrude Stein... et d’autres viennent y chercher l’espoir : D.H. Lawrence, James Joyce... Montparnasse, quartier des artistes depuis la fin du XIXe siècle, connait son âge d'or. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est Saint-Germain-des-Prés qui devient le foyer littéraire le plus célèbre, avec la présence de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian ou encore Jacques Prévert. On considère généralement que le prestige intellectuel de Paris a baissé dans le monde depuis cette époque. Mais elle elle reste la principale ville de la vie littéraire et de l'édition françaises. Aujourd'hui presque chaque quartier de Paris possède sa plaque rappelant le séjour d'un écrivain.


Images de Paris

Paris au cinéma

L'épicerie Collignon à Montmartre, apparaissant dans le film le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Article détaillé : Paris au cinéma.
Paris est une des villes les plus filmées au Monde. Outre l'importante production française, les réalisateurs étrangers qui l'ont choisie pour cadre sont nombreux.

Parmi une longue liste de films, quelques chef-d'œuvres du cinéma français sont devenus des classiques. Hôtel du Nord (1938) fut le cadre de la célèbre réplique d'Arletty « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? » Le petit hôtel au bord du canal Saint-Martin, où le film ne fut d'ailleurs pas tourné[73] est devenu un lieu de pèlerinage cinéphile. La Traversée de Paris (1956) nous rappelle une certaine réalité de l'Occupation en 1943 tout comme Le Dernier Métro (1980) tandis que Paris brûle t-il ? (1966) évoque la libération de Paris en août 1944. Plus récemment, Chacun cherche son chat (1996) est une tranche de vie d'un immeuble parisien, montrant l'isolement dans une grande métropole et la solidarité qui peut pourtant y exister. Enfin, le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001) est un étonnant conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel. Ce film qui rencontra un succès populaire international a amené de nombreux cinéphiles à Montmartre à la recherche des lieux emblématiques du tournage. Le cinéma international est incarné par de grands succès comme Tout le monde dit I love you (1996) de Woody Allen, Moulin Rouge ! (2001) ou Da Vinci code (2006) qui ont choisi la ville pour cadre. Plus récemment en 2007, grâce à son image et à sa position de capitale de la gastronomie, Paris a été choisie comme cadre de l'action du film d'animation américain Ratatouille[74].


Paris dans la littérature
Depuis longtemps, la capitale française a inspiré les écrivains. Au XVe siècle, François Villon plonge dans les bas-fonds de Paris pour amorcer son œuvre majeure : Le Testament. Toutefois, au XVIIe siècle et, dans une moindre mesure au XVIIIe siècle, la description de la réalité contemporaine intéresse peu les auteurs.

Au XIXe siècle, les écrivains français s'attachent davantage à décrire la réalité de leur temps de manière plus exacte. Sous la monarchie de Juillet, Honoré de Balzac cherche à brosser un tableau détaillé et moderne de la société française, c'est la Comédie Humaine[75]. Paris occupe une place très privilégiée dans cette œuvre, et pas seulement dans les Scènes de la vie parisienne [76]. Il distingue par la diversité des réseaux de relation, c'est là que sont possibles les succès les plus fulgurants, là que l'on cherche la gloire, mais aussi là que l'on peut tomber dans l'anonymat le plus absolu[77].

Si Balzac s'intéresse avant tout à la haute société ou aux ambitieux désargentés, on commence à la même époque s'intéresser à la ville populaire, perçue comme menaçante et fascinante. Des études paraissent sur les « classes dangereuses » d'une ville en expansion. Les Mystères de Paris d'Eugène Sue, qui font une très large place au Paris de la pègre connaissent un immense succès lors de leur parution en feuilleton en 1842-1843. Vingt ans plus tard, c'est l'autre plus grand romancier de Paris, Victor Hugo, qui publie Les Misérables, autre volumineux ouvrage traitant du Paris populaire devenu un classique. Paris fascine avec une double image : une ville fastueuse et prestigieuse (Stendhal sublime Le Frascati ; Balzac chante le boulevard des Italiens ; Nerval ou Baudelaire ne jurent que par le Divan Le Pelletier), mais aussi une ville populaire où règne le vice. Gérard de Nerval s'y suicide dans le lieu le plus sordide qu'il ait pu y trouver. Le Paris en mutation d'Haussmann est le cadre des errances et états d'âme des poètes Parnassiens et symbolistes, et surtout de Baudelaire (Le Spleen de Paris).

Dans les années 1960, les écrivains transforment Paris en une ville mythique : parfois drôle et burlesque comme Zazie dans le métro de Raymond Queneau, ou encore pleine de souvenirs comme Je me souviens de Georges Perec.

Malgré les années, Paris n’a perdu ni de sa force ni de son charme. La ville fascine encore et toujours les écrivains de la nouvelle génération, tels Patrick Modiano (et le quartier de Belleville), ou Jean-François Vilar (et le quartier de la Bastille).


Paris dans la peinture et la sculpture

Camille Pissarro, le Pont Neuf, 1902.Paris a été une source d'inspiration pour de nombreux artistes qui ont diffusé son image dans le Monde entier.

Aucune représentation de la ville n'existe jusqu'aux Guerres de religion à la fin du XVIe siècle. C'est sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII que la ville est représentée par Jacques Callot et par les peintres hollandais De Verwer et Zeeman, en particulier les bords de Seine qui les fascinent. Le Louvre devient un sujet de prédilection au XVIIe siècle, mais il faut pourtant attendre la vogue de la peinture en plein air au XIXe siècle pour voir les artistes s'intéresser à la vie parisienne et au paysage urbain en mutation. Corot plante son chevalet sur les quais de Seine, Monet représente l'atmosphère vaporeuse de la gare Saint-Lazare, Renoir décrit la vie Montmartroise (Moulin de la galette, le Moulin rouge), Pissarro peint le Pont Neuf et Sisley l'Île Saint-Louis. Puis au tournant du siècle, Seurat, Gauguin (parisiens de naissance), Cézanne et Van Gogh représentent largement Paris dans leur œuvre. Toulouse-Lautrec est peut-être le plus parisien dans l'âme ; mais il s'intéresse plus aux cabarets et aux bas-fonds parisiens qu'il fréquente assidûment qu'aux paysages. Au XXe siècle, les plus parisiens des peintres sont certainement Marquet et Utrillo qui représentent souvent les quartiers déshérités de la ville. Matisse, Vlaminck et Derain mènent une vie de bohème au Bateau-Lavoir à Montmartre, tandis que Léger, Modigliani, Chagall, Zadkine et Soutine s'installent dans les ateliers de la Ruche à Montparnasse ; c'est l'âge d'or de l'école de Paris, qui laisse place au surréalisme après la Seconde Guerre mondiale.

Parmi d'autres œuvres représentant Paris, on peut citer Vue du jardin du Luxembourg (1794) par Jacques-Louis David, Quai des Célestins - le pont Marie (1868) par Stanislas Lépine, Vue de l’atelier de Fielding, 20 rue Jacob, Paris (1824) par Eugène Delacroix, La maison d’en face, rue Hyppolite Maindron (1952) par Alberto Giacometti ou encore Paris la nuit (1954) par Nicolas de Staël.

Les sculpteurs François Rude (La Marseillaise, composition la plus forte de l'Arc de Triomphe) puis Jean-Baptiste Carpeaux avec la fontaine de l'observatoire précèdent les grands maîtres de la fin du XIXe siècle dont d'innombrables œuvres ornent la voie publique parisienne : Rodin, Dalou (jardin du Luxembourg, place de la Nation), Bourdelle (Palais de Tokyo), Maillol (jardin des Tuileries), puis Paul Landowski (sainte Geneviève au pont de la Tournelle). L'Art nouveau a trouvé un étonnant débouché en 1900 avec le métro de Paris naissant dont Guimard orna alors plusieurs dizaines de bouches d'entrée. L'art contemporain s'illustre par exemple au Palais-Royal avec les colonnes de Buren ou à Beaubourg avec la fontaine Stravinsky.


Paris dans la musique et la chanson
Article détaillé : Liste de chansons sur Paris par ordre chronologique.
Paris constitue un thème et un cadre pour d'innombrables chansons et œuvres musicales.

La tradition musicale à Paris remonte au Moyen Âge avec la création à la fin du XIIe siècle de l' école polyphonique de Notre-Dame, dont les œuvres expriment la foi médiévale. Sous François Ier naît à Paris l' imprimerie musicale française et les premières chansons populaires apparaissent. Sous le règne de Louis XIV, les grands opéras sont représentés à Paris : Lully s'y installe et devient responsable de la musique de la Cour. Ses ballets sont représentés au Louvre à partir de 1655. Au XVIIIe siècle, Rameau accentue le rôle de l'orchestre dans ses opéras-ballets ; la musique s'impose dans les salons. L'histoire de France influence également la musique parisienne : de nombreuses chansons populaires sont créées durant la Révolution française ; la Carmagnole devient l'hymne des Sans-culottes en 1792. Au XIXe siècle, Paris devient la capitale de la musique, plus par les grands maîtres étrangers qu'elle attire par son rayonnement que grâce à ses propres compositions. La musique évolue progressivement vers le Romantisme incarné par exemple par Frédéric Chopin. Gounod renouvelle l'opéra lyrique tandis que Berlioz importe la musique descriptive. Après 1870, Dukas, Saint-Saëns ou Bizet font de la France la maîtresse de la musique de ballet. Le caractère national de la musique revient avec Ravel et Debussy, musiciens impressionnistes. La fin du XIXe siècle est aussi l'époque des chansonniers, dont Le Chat noir est le lieu de représentation emblématique, immortalisé par Toulouse-Lautrec. Au XXe siècle, les chansons d'Édith Piaf, la « môme de Paris », ainsi que celles de Maurice Chevalier incarnent la chanson populaire parisienne dans le Monde entier.


Paris, capitale internationale

Jumelage et partenariats
Paris est jumelée avec une seule ville : Rome, depuis 1956. (fr) « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » (it) « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi »

La capitale française a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec d'autres grandes villes du monde[78] :

1958 : Kyoto
1982 : Tokyo
1985 : Le Caire
1987 : Amman, Sanaa, Berlin
1991 : Séoul
1992 : Moscou, Beyrouth
1995 : Jakarta
1996 : Chicago, San Francisco
1997 : Santiago du Chili, Riyad, Pékin, Prague, Tbilissi, Saint-Pétersbourg
1998 : Lisbonne, Sofia, Sydney, Erevan
1999 : Mexico, Varsovie, Buenos Aires
2000 : Washington, Madrid, Athènes
2001 : Londres, Porto Alegre
2002 : Genève
2003 : Alger, Québec (ville)
2004 : São Paulo, Rabat, Casablanca, Tunis
2005 : Copenhague
2006 : Montréal

Paris, siège d'organisations internationales
Plusieurs organisations internationales ont leur siège à Paris

On peut citer l'UNESCO, l'OCDE, le secrétariat international de la Chambre de commerce internationale, le Groupe d'action financière (GAFI) ou encore l'Association mondiale anationale (SAT).


Paris, capitale de la mode et du luxe
Article détaillé : Histoire de la mode en France.
En 1945, il existait pas moins de 106 maisons labellisées haute couture en France, essentiellement concentrées sur Paris, et parmi elles la plus célèbre : Givenchy. Aujourd’hui, elles ne sont plus qu’une dizaine : les plus anciennes, Dior, Scherrer, Emanuel Ungaro, Chanel, Yves-Saint-Laurent les plus récentes Christian Lacroix, Jean-Paul Gaultier, André Courrèges et Pierre Cardin, ou encore les plus modestes, Dominique Sirop, Adeline André et Franck Sorbier.

Ces maisons de haute-couture excellent tant dans la mode que dans la parfumerie. Ainsi, Chanel n°5 ou Arpège, apparus dans les années 1920 sont devenus indispensables, tout comme Miss Dior dans les années 1940. Parallèlement à la parfumerie, se développe la maroquinerie, Vuitton et Hermès. Vuitton, l’inventeur des premières malles confortables et raffinées est devenu un des premiers en la matière. Dans la même famille, des créateurs se partagent la marché de la mode et de ses accessoires : Guy Laroche, Nina Ricci, Marcel Rochas, Pierre Balmain, et Jean-Louis Scherrer.

De nos jours, de nouveaux créateurs apparaissent Jean-Paul Gaultier (qui a remis les corsets à la mode), Claude Montana, Christian Lacroix (qui mise sur l'explosion des couleurs), Chantal Thomass, spécialiste des sous-vêtements sexy. Le prêt-à-porter n'est pas en reste, avec Jean-Charles de Castelbajac, ou encore Vanessa Bruno et Isabel Marant.


La rue du Faubourg-Saint-Honoré.Aujourd'hui, Paris doit faire face en ce domaine à la concurrence de New York, Los Angeles, Milan et de certaines villes asiatiques par exemple. La ville occupe néanmoins une place éminente sur la scène mondiale, en particulier pour la joaillerie et la haute couture. La première se concentre place Vendôme et rue de la Paix. L'habillement de luxe est particulièrement présent dans le 8e arrondissement, avenue Montaigne ou rue du Faubourg-Saint-Honoré notamment. On y trouve le siège de LVMH, premier groupe mondial dans le secteur du luxe, Hermès, Cartier, Dior et les boutiques de nombreux grands couturiers indépendants ou affiliés à de grands groupes tels que LVMH ou PPR.

Paris est aussi une capitale du « shopping » et des magasins, avec des enseignes mythiques et présentes partout dans le monde, les Galeries Lafayette ou le Printemps. La ville est le lieu de naissance des Grands magasins modernes, fondés sur un vaste assortiment large et profond, des prix fixes et apparents, un accès direct et une mise en scène de la marchandise dans un espace de vente. Le premier exemple du genre est Le Bon Marché, transformé en 1852.


L'environnement à Paris
Comme toutes les grandes métropoles de la planète, Paris subit des conséquences environnementales liées à l'échelle de sa population et de son activité économique[79].

Consciente de la réalité que constitue la pollution atmosphérique, la région a mis en place en 1979 un réseau de surveillance de la qualité de l'air à Paris et en Île-de-France sous forme d'une association de type loi 1901 à but non lucratif, baptisée Airparif[80]. La municipalité a également créé une maison de l'Air, dans le 20e arrondissement, afin d'informer les Parisiens sur le rôle de l'atmosphère et des conséquences de la pollution sur la santé[81]. La pollution dans la région est principalement liée aux activités de transport, les industries polluantes étant de moins en moins présentes à la périphérie de Paris. Si le climat océanique est généralement propice à la dispersion des polluants et ne provoque pas les situations rencontrées dans certaines mégapoles, par temps anticyclonique, les polluants s'accumulent et provoquent des pics de pollution.

Selon un rapport d'Airparif publié en 2007, la pollution globale aurait diminué dans la capitale : entre 2002 et 2007, une baisse de 32 % des émissions d'oxydes d'azote a été notée dans Paris intra-muros et de 9 % de celles de gaz à effet de serre, soit 469 tonnes de CO² en moins rejetées chaque jour par le trafic, mais cette baisse est plus la conséquence des progrès technologiques réalisés dans la construction des véhicules que de la légère baisse du trafic consécutive à la politique municipale de lutte contre l'automobile[82].

Le bruit constitue également un problème de santé publique : il a motivé la création d'un observatoire du bruit en 1999. Première mesure : une cartographie du bruit routier reposant sur un système d'information géographique (SIG) a été mise en œuvre à Paris en 2004, et mise à jour en 2007[83].


Santé

L'Hôtel-Dieu de Paris.Paris possède de nombreux hôpitaux dont certains sont particulièrement anciens, la tradition hospitalière remontant au Moyen-Âge. L'Hôtel-Dieu de Paris, fondé en 651 par Saint-Landry, évêque de Paris, est le plus ancien établissement de la capitale. Symbole de la charité et de l'hospitalité, il fut le seul hôpital de Paris jusqu'à la Renaissance.

La plupart des établissements relèvent de l'AP-HP, Assistance publique - hôpitaux de Paris, établissement public de santé créé par la loi du 10 janvier 1849 et relevant de la ville de Paris. Elle exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et l'Île-de-France et emploie plus de 90 000 personnes dont de nombreux médecins et des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière (FPH). L'hôtel de Miramion dans le 5e arrondissement qui abritait un hôpital a été transformé en musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et évoque l'histoire hospitalière de la capitale.

Parmi les principaux établissements, on peut citer dans Paris intra-muros l'hôpital Necker - Enfants malades, la Pitié-Salpêtrière, Saint-Antoine, Saint-Louis ou Bichat-Claude Bernard. En petite couronne (proche banlieue), les établissements hospitaliers Henri Mondor (Créteil), Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre), Le Raincy-Montfermeil ou encore Beaujon (Clichy) sont parmi les plus connus[84]. La grande couronne Parisienne possède plusieurs hôpitaux généralement intercommunaux ne relevant pas de l'AP-HP : on peut citer les hôpitaux Victor Dupouy d'Argenteuil[85] ou encore le centre hospitalier de Versailles[86].

On peut également citer parmi les institutions hospitalières l'hôpital des Quinze-Vingts, fondé en 1260 par Saint Louis et dont le but était de recueillir les aveugles de Paris, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, ou encore l'hôpital américain de Paris, fondé en 1906 et situé à Neuilly-sur-Seine, qui relève d'un statut particulier d'établissement privé à but non lucratif, agréé et non conventionné par la Sécurité Sociale.

Paris est par ailleurs une des villes de France les plus denses en médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes : on comptait en 2005 pas moins de 5 840 médecins généralistes (contre par exemple 3 349 au total en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise, à la population cumulée légèrement plus élevée)[87].


Sport
Article détaillé : Sport à Paris.

Le Parc des Princes
Match de rugby au Stade de FranceL'histoire de Paris est très marquée par le sport. Du jeu de paume dès le XIIe siècle au football au XXIe siècle, en passant par les courses hippiques et le cyclisme au XIXe siècle, Paris a toujours connu les joies du sport depuis au moins un millénaire. La ville compte trois-cents-soixante équipements sportifs : cent-soixante-douze courts de tennis, cent-trente-et-un gymnases municipaux, trente-six piscines et dix bassins écoles, trente-deux stades municipaux, deux bases nautiques, sans oublier les six parcs interdépartementaux qui sont répartis dans les trois départements touchant Paris et facilement accessibles[88].

Les principaux clubs de sport de Paris sont le Paris Saint-Germain (football), le Paris Basket Racing (basket-ball) et le Stade français, club de rugby à XV.

Le Parc des Princes est un stade édifié en 1897 au sud-ouest de Paris et reconstruit en 1972. Il compte 45 500 places assises. Son club résident actuel est le Paris Saint-Germain[89].

Le Palais omnisports de Paris-Bercy est un vaste espace modulable clos de l'est parisien inauguré en 1984 qui accueille de nombreuses compétitions sportives, mais fait également office de salle de spectacles et reçoit diverses manifestations : concerts, patinoire...[90] Le Stade Charléty, créé en 1939 et reconstruit en 1994, est réputé pour être le temple du sport amateur à Paris ; il comprend un stade d'athlétisme de 20 000 places et une salle omnisports de 1 500 places[91].

Le Stade de France de 80 000 places fut édifié à Saint-Denis en proche banlieue nord pour la Coupe du monde de football de 1998 et est utilisé toute l'année pour les matchs à domicile de l'équipe de France de rugby durant le Tournoi des six nations et parfois pour de grands matchs de l'équipe de rugby du Stade français.

Paris a également accueilli les Jeux Olympiques en 1900 et 1924 mais fut une candidate malheureuse à l'organisation des Jeux d'été de 1992, 2008 et 2012 (Paris 2012), finalement revenus respectivement à Barcelone, Pékin et Londres. Elle fut par ailleurs la ville d'accueil de matchs de la Coupes du Monde de Football en 1938 et 1998.

Bien que le point de départ et l'itinéraire du célèbre Tour de France change chaque année, l'étape finale s'achève toujours à Paris et, depuis 1975, la course finit sur les Champs-Élysées. Le tennis est un autre sport populaire à Paris et dans l'ensemble de la France. Les Internationaux de France de Roland-Garros, tenus chaque année sur la terre battue du stade Roland-Garros à proximité du bois de Boulogne, sont l'un des quatre événements du Grand chelem du tennis professionnel[92].


Cultes
Église catholique. L'archidiocèse métropolitain de Paris est l'un des vingt-trois archidiocèses de France. Diocèse depuis le IIIe siècle, le siège de Paris a été érigé en archidiocèse le 20 octobre 1622. L'archevêque actuel est Mgr André Vingt-Trois, qui a pour évêques auxiliaires Mgrs Jérôme Daniel Beau, Jean-Yves André Michel Nahmias et Michel Pollien. Il remplace à cette fonction Mgr Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris de 1981 à 2005.

La ville comptait en 2005 106 paroisses catholiques accueillant les fidèles et 24 missions étrangères. On compte également sept églises catholiques orientales rattachées à l'ordinariat des catholiques des églises orientales résidant en France : copte, chaldéenne, grecque-melkite, maronite, roumaine, russe et syriaque. La même année, on comptait 730 prêtres, 2500 religieuses, environ 220 communautés religieuses (140 de femmes et environ 80 d'hommes)[93].

Église protestante. Paris compte quinze paroisses de l'église réformée de France[94].

Culte israélite. La capitale possède 26 synagogues et 96 communautés israélites[95].

Culte musulman. La Grande mosquée de Paris accueille les fidèles depuis 1926 sur plus d'un hectare de superficie, 2, bis place du puits de l'Ermite, dans le 5e arrondissement[96].

Culte bouddhiste. Un temple se situe dans le bois de Vincennes, sur la rive méridionale du lac Daumesnil, dans un ancien pavillon de l'exposition coloniale de 1931. Deux autres se trouvent dans le quartier asiatique de Paris, dans le XIIIe arrondissement.


Appellations familières et argotiques
L'argot « parisien » reste très vivace à Paris jusqu'aux années 1950. L'évolution sociologique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogués par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud ou de sketches de Coluche. Aujourd'hui, des jeunes auteurs de romans tels que Anthony Michel et son personnage Toni Truand reprennent ce genre de langage.

On appelle souvent Paris la « Ville lumière ». L'origine de cette expression est incertaine : certains la situent à la création de l’éclairage public par Gabriel Nicolas de La Reynie, au XVIIe siècle.

Paris est surnommée familièrement « Paname ». Ce terme dérive sans doute de la ville de Panamá, signifiant « énorme », et est attesté en 1903[97]. Il a donné lieu à de nombreuses chansons.

« Parigot » (féminin : parigote ou parigotte[98]) est un terme d'argot qui désigne un Parisien. Ce terme est généralement considéré comme péjoratif, ou au moins moqueur. L'expression « Parigot, tête de veau » (usuellement complétable par « Parisien, tête de chien ») est méprisante.


Voir aussi
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Sites parisiens
les Halles de Paris
les égouts de Paris
La Bastille

Histoire et culture
Commune de Paris : 1792, 1871
Enceintes de Paris
Siège de Paris
Parisianisme

Bibliographie
Article détaillé : Bibliographie sur Paris.

Liens externes
Voir aussi sur Wikiquote les citations « Paris ».www.paris.fr Site municipal officiel
Catégorie Paris de l'annuaire dmoz.
Paris, ville antique (réalisation de la ville de Paris et du ministère de la Culture)
Paris à l'époque de Philippe-Auguste
Le Paris de Doisneau, Ina Archives Télés

Notes, sources et références
? INSEE - Le tourisme se porte mieux en 2004 [pdf]
? a? b? * Insee, enquête de recensement 2004.
? a? b? * Aire urbaine, population (Insee, recensement de la population, 1999)
? Site municipal - Dimensions
? a? b? Le bassin de Paris, le berceau de la géologie, Muséum nationale d'Histoire Naturelle de Paris. Consulté le 07/07/2007
? Le bassin de Paris, Près de 200 ans de progrès stratigraphiques, Muséum nationale d'Histoire Naturelle de Paris. Consulté le 07/07/2007
? Paul LEMOINE (1878-1940), Annales des Mines. Consulté le 07/07/2007
? Le lutétien du bassin de Paris, Muséum nationale d'Histoire Naturelle de Paris. Consulté le 07/07/2007
? Climat de Paris sur le site de Météo-France
? Relevés Paris-Montsouris 1961-1990
? Données climatiques depuis 1873.
? Marcel Le Clère, Paris de la Préhistoire à nos jours, p. 21.
? Le Monde du 24/02/2004 - La découverte d'une cité gauloise à Nanterre remet en cause la localisation de Lutèce sur l'île de la Cité
? Marcel Le Clère, opus citatum, p. 28-33.
? Marcel Le Clère, op. cit., p. 34-43.
? Marcel Le Clère, op. cit., p. 101-104.
? À consulter : l'étude disponible sur le site officiel municipal de Paris Une histoire croisée de Paris et de ses banlieues.
? Le Nouvel Observateur - Logement social : François Fillon vole au secours de Neuilly
? Libération - Clichy-sous-Bois, des chiffres pour le dire
? Site municipal - Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne
? Présidence de la république - Inauguration du Satellite n°3 de Roissy Charles-de-Gaulle
? Journal Libération du 28 juin 2007 - Nouveau tour de piste pour le «Grand Paris»
? Journal 20 minutes - Sarkozy relance le projet d'un « Grand Paris »
? Journal 20 minutes - «Grand Paris» : les élus réagissent
? Unité urbaine, population (Insee, recensement de la population, 1999).
? Site officiel de la direction générale des Impôts
? L'Express - Le classement des villes par l'ISF
? Atelier Parisien d'urbanisme - La pauvreté à Paris. [pdf]
? Préfecture de Paris - Les logements
? Atelier Parisien d'urbanisme - Les chiffres du logement social à Paris en 2006. [pdf]
? INSEE - Aire urbaine 99 : Paris - Migrations (caractère socio-économique selon le lieu de naissance).
? INSEE - Flux d'immigration permanente par motif en 2003.
? Luc Gruson, L'Islam en France, ADRI, 2000, ISBN 2110046465
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? Histoire de l'immigration en France
? Site officiel de la direction générale des Impôts
? Site municipal - Les finances de la Ville de Paris
? Le tribunal de grande instance de Paris
? La cour d'appel de Paris
? La cour d'appel de Versailles
? La documentation Française - Criminalité et délinquance constatées en France - Tome I (Année 2006)
? La documentation Française - Criminalité et délinquance constatées en France - Tome II (Année 2006)
? Chambre de commerce et d'industrie de Paris [pdf]
? (en) Citi, Knight Frank '07 Annual Wealth Report. Prime Resdential Property..
voir un compte-rendu du Figaro : « A Londres, le mètre carré atteint des sommets », Le Figaro du 08/05/2007, [lire en ligne], Le Figaro du 08/05/2007

? L'écho touristique - Paris fête le tourisme
? La Tribune - Les parisiens incités à mieux accueillir les touristes
? Site municipal - Tourisme Aperçu
? Site municipal - Le parc hôtelier Parisien et Francilien : État des lieux, comparaisons, évolutions [pdf]
? Site municipal - Éducation : Les établissements en chiffres
? statistiques Insee
? Site municipal - Éducation : Tous les établissements
? Site municipal - Écoles supérieures de la ville de Paris.
? RATP : programme extension des lignes de métro
? Chiffres de 2004 sur le site du Stif.
? Site municipal - Stationnement en chiffres
? Site municipal - Stationnement : Questions/réponses
? Site municipal - Vélo et circulations douces
? Site municipal de Vélib'
? Challenges, 4 juillet 2007
? Libération du 14 juillet 2007 : Le pari vélib’ part à la conquête de Paris
? Site municipal - Les taxis à Paris
? Site municipal - Train & gares
? FNAUT
? Seul Manhattan avec 26 000 habitants/km² a une densité de population supérieure sur une superficie relativement comparable.
? Les hauteurs maximales par quartier sont indiquées sur le site de la mairie
? Site de la ville de Paris
? Mais réaménagé sous le Second Empire
? Devenu public et réaménagé sous le Second Empire
? UNESCO - Palais et parc de Versailles
? Site municipal - Musées
? Site municipal - Bibliothèques
? Site municipal - Cinéma en chiffres
? Le film Hôtel du Nord fut tourné en studio et non au bord du canal Saint-Martin.
? Allocine - Ratatouille: les secrets du tournage
? la Comédie Humaine de Balzac sur Gallica
? Eugène de Rastignac et Lucien de Rubempré, qui y perd la vie, en sont sans doute les deux exemples les plus célèbres
? Voir Le Père Goriot ou Z. Marcas entre autres
? Les pactes d'amitié et de coopération, site officiel de la Ville de Paris.
? Site municipal - Polluants et sources de pollution
? Airparif
? Site municipal - Maison de l'Air
? Actu-environnement - La pollution atmosphérique à Paris est en baisse…mais de nombreux efforts restent à faire
? Site municipal - Lutte contre le bruit
? Les cartes des hôpitaux
? Centre Hospitalier d’Argenteuil
? Centre Hospitalier de Versailles
? Ordre national des médecins - Démographie médicale
? Site municipal - Équipements municipaux
? Site municipal - Parc des Princes
? Site municipal - Palais Omnisports de Paris-Bercy
? Site municipal - Stade Sébastien Charléty
? Site municipal - Roland Garros
? Église catholique à Paris - Le diocèse de Paris en bref
? Église réformée de France - Région parisienne
? Consistoire de Paris
? Grande mosquée de Paris
? Le Guichet du savoir, citant le Dictionnaire de l'argot et le Dictionnaire historique de la langue française.
? Entrée « Parigot » dans le TLFi

 

 

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