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Sommaire [masquer] Géographie [modifier] Un territoire historique défini par des obstacles naturels [modifier] La ville, deuxième de France selon l'INSEE (intramuros) mais troisième après Lyon en ce qui concerne l'agglomération et l'aire urbaine, est surtout la plus ancienne ville de France et une des plus vieilles d'Europe. Marseille est une des rares villes qui n'ait pas de "banlieues" (au sens euphémisant du terme désignant des quartiers principalement constitués de grands ensembles, dont l'habitat est majoritairement social, généralement situés dans des communes périphériques de telle ou telle métropole) à proprement parler, ces dernières, les-dits Quartiers nord, sont en fait parties intégrantes de la commune, regroupées dans les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements. Hydrographie [modifier] Depuis plus de dix ans, l'Huveaune, juste après le point de confluence avec le Jarret, est déviée vers la station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville, l'eau traitée est ensuite rejetée au sud de la ville, dans les Calanques, par l'émissaire de Cortiou. Marseille est alimentée en eau potable à 75 % par le Canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25 % par le Canal de Provence (eaux du Verdon). Sismicité [modifier] Topographie [modifier] Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, cinquième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 436 habitants par kilomètre carré) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (10 000 h/km²) ou Paris (20 164 h/km²) mais comparable à celle de Toulouse (3 300 h/km²) mais si on prend en compte uniquement sa zone habitable (150 km²) sa densité atteint 5 511 h/km² ce qui est presque comparable à des villes entièrement urbanisées comme Lille (6 457 h/km²). De par sa superficie (240,62 km²), Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon et est même plus étendue que Le Caire (210 km²) ! Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre Notre Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 8e arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée, cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l'Estaque. Des transports urbains rendus difficiles par la topographie et l'urbanisme [modifier] Paradoxalement, Marseille est traversée par trois autoroutes qui déversent un flot continu de voitures en plein centre ville: l'A50 (Autoroute Est) qui rejoint Aubagne, Toulon et Nice, l'A55 (Autoroute du Littoral) qui joint la zone de Vitrolles puis vers Lyon et Montpellier, les installations industrielles de l'étang de Berre et Fos-sur-Mer et l'aéroport à Marignane et l'A7 (Autoroute Nord) qui dessert Aix-en-Provence et Lyon. Le tunnel Prado-Carénage, ancien tunnel ferroviaire reconverti en 1993 en tunnel routier à péage, relie l'extrémité de l'A50 au Vieux Port, tout près de la sortie de l'A55. La Rocade L2, dont la livraison ne cesse d'être repoussée (2011 ?), achèvera en fait une sorte d'intraphérique d'une totalité de 35 km. Elle devrait, à terme, permettre de désengorger le centre ville en rendant possible un contournement par l'est[7]. Outre les contraintes géographiques, l'urbanisme sur un tissu urbain marqué par la sédimentation de l'histoire rend tous les transports difficiles. Le franchissement de l'obstacle naturel qu'est le port avait été résolu par la mise en place d'un pont transbordeur en 1905, dynamité par les allemands en 1944. Le franchissement du port a été rétabli par la mise en place à la fin des années soixante de deux tunnels . La circulation reste très difficile en centre ville. Les transports publics sont gérés par une régie municipale la Régie des Transports de Marseille (RTM) pour les bus, le métro et le tramway. Le réseau est articulé autour de : un réseau de bus comprenant plus d'une centaine de lignes, Le métro permet de parcourir assez rapidement le centre et la banlieue qu'il dessert mais il reste dépendant d'un réseau de bus qui l’alimente en usagers dans une ville relativement peu dense. Depuis le 25 février 2008, le métro ferme à 23 h en semaine au lieu de 21 h ce qui était le cas auparavant et à 1 h le week end. Le réseau de bus, qui permet de desservir le moindre recoin de la commune, est marqué par une lenteur notable — considéré comme le réseau le plus lent de France — et des fréquences de passage peu élevées — une seule et unique ligne, le «21», affiche une fréquence journalière de 5 à 7 minutes —, celui-ci manque de couloirs protégés notamment dans le centre — les quelques couloirs en place sont mal respectés, tant par les particuliers que par les professionnels. Le réseau de bus reste par ailleurs marqué par l'horaire fatidique de 21 h : au delà un réseau de bus en soirée — Fluobus — prend le relais. Les accès ferroviaires, aériens et maritimes [modifier] La gare Saint-Charles est aussi le point de convergence des principales lignes du réseau régional (T.E.R.). Elle est directement reliée aux deux lignes de métro marseillaises, ainsi qu'à la gare routière et voit passer plus de 200 trains quotidiens. L'Aéroport International Marseille-Provence, troisième aéroport de province [9] après Nice-Côte d'Azur et Lyon-Saint-Exupéry, se situe à une trentaine de kilomètres de Marseille. Des autobus (toutes les vingt minutes) et des taxis relient en moins de 30 min, l'aéroport au centre ville. Il est en plein développement depuis l'ouverture d'une aérogare low-cost en octobre 2006. Dés la fin de l'année 2008, l'ouverture d'une gare située au lieu dite « Vitrolles-Les Aymards », permettra une desserte quasi directe de l'aéroport depuis Marseille, Avignon, Cavaillon via le TER. Un service de navette effectuera la liaison entre cette gare et les différents halls de l'aéroport (5 min au maximum) 220 liaisons maritimes régulières (la moitié vers la Méditerranée, l'Afrique et le Moyen-Orient) relient le port de Marseille à 320 ports de 120 pays différents. C'est l'un des principaux point d'accès à la Corse dans le cadre de la Continuité territoriale. Un climat méditerranéen [modifier] Toutefois malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. Ainsi, le thermomètre a atteint - 16,8 °C le 12 février 1956 et + 40,6 °C le 26 juillet 1983. De même, bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de 544 mm, le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003 on a mesuré plus de 200 mm de pluie en 24 heures. La température moyenne à Marseille est de 14,6 °C. 'Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement Marseille-Marignane 1961-1990 [10],[11] Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année Histoire de Marseille [modifier] Les symboles marseillais [modifier] Héraldique et devise [modifier] D'argent à la croix d'azur. La devise de Marseille est : De grands fachs resplend la cioutat de Marseilles (1257) (La Ville de Marseille resplendit par ses hauts faits), qui a été traduit en latin Actibus immensis urbs fulget Massiliensis, depuis 1691. Autres devises : Massilia civitas (1675), Massiliam vere victor civesque tuere (1691), Fama volat (1704), Illustrat quos summa fides (1705), Eximia civitas (1816)[réf. nécessaire]. Étude toponymique [modifier] Cependant, plusieurs hypothèses[17] sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Salyens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec Mασσα (Massa). En effet, les Phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots Mαζα ou Mασα signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale λεις, il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices. Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en occitan provençal: Marselha [maʀˈsejɔ/maʀˈsijɔ] selon la norme classique ou Marsiho [maʀˈsijɔ] selon la norme mistralienne. On appelle la ville Marsiglia en italien, Marsella en catalan et en espagnol, Marselha en portugais, Marseilles ou Marseille en anglais, Massilien autrefois en allemand (mais Marseille en allemand actuel). La Marseillaise [modifier] Marseille avant Marseille [modifier] Le site primitif de la ville [modifier] Les traces d'un peuplement préhistorique [modifier] Marseille, cité grecque [modifier] La légende de Ligures Gyptis et Protis [modifier] Le territoire aurait été occupé par une tribu des Ligures, celle des Ségobriges, qui se serait implantée vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef de cette tribu, Nanos, avait organisé un festin au cours duquel sa fille Gyptis eut à choisir son époux en lui tendant une coupe d'eau. Les Grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef de ceux-ci, Protis, fut choisi, scellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité qu'il érigea sur les bords de la corne du Lacydon, le petit fleuve qui débouchait au nord-est du Vieux Port[21]. Les Phocéens ont alors construit une cité tournée vers la mer et le commerce. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (Phocéen) et de la belle Gyptis (Ligure) établit fermement sa tradition de ville commerciale. L'évolution de la cité grecque [modifier] La fortification grecque de la fin du VIe siècle av. J.-C. a été retrouvée en deux points de la ville : au Jardin des Vestiges et sur la butte des Carmes, lors de fouilles d'urgence dans les années 1980. Une reconstruction a lieu à l'époque grecque classique, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.. Enfin, vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., l'ensemble de la fortification est reconstruite en grand appareil de calcaire rose. Ce rempart est encore visible sur le Jardin des Vestiges (tour penchée et mur dit de Crinas)[22]. Peu de monuments sont connus ; Strabon (IV, 1, 4) signale l'Ephésion (consacré à Artémis) et le sanctuaire d'Apollon Delphinios. Quelques découvertes archéologiques se rapportent à des édifices religieux : un chapiteau de la fin du VIe siècle av. J.-C. trouvé en remploi dans un mur moderne et des stèles avec déesses assises (provenant d'un sanctuaire à Cybèle ?)[24]. Au pied de la place de Lenche, les caves de Saint-Sauveur sont le seul édifice conservé depuis l'antiquité dont la connaissance avait été gardée ; certains y voient une fontaine antique (F. Salviat), mais plus récemment on a proposé la fonction de grenier à blé ou d'arsenal (H. Tréziny). Dégagé par F. Benoit après la seconde guerre mondiale, ce monument n'a malheureusement pas été gardé intact depuis et est aujourd'hui inaccessible. Cet édifice marquait la limite topographique entre une partie basse (au sud), proche du port et le col entre les buttes Saint-Laurent et des Moulins (au nord, matérialisé actuellement par la place de Lenche). On suppose que l'agora grecque se situait à l'emplacement du forum romain, soit au sud des Caves de Saint-Sauveur[25]. Les fouilles ont révélé par ailleurs un établissement thermal du IVe siècle av. J.-C. à la rue Leca[26] et de nombreux vestiges d'habitat et de rues (en particulier rue des Pistoles ou près de la cathédrale de la Major). À l'extérieur des murs, les fouilles récentes ont mis en évidence une cadastration établie dès la fin du VIe siècle av. J.-C., ainsi que l'exploitation de carrières d'argile que l'on trouvait abondamment dans le substrat géologique (site de l'Alcazar) ; par la suite se développe au même emplacement une culture de la vigne et probablement d'autres plantations[27]. Les nécropoles nous sont connues soit par des découvertes anciennes soit par la fouille, en 1990, du Parc Sainte-Barbe[28]. Ainsi se dessine un paysage suburbain varié, où le domaine des morts alternait avec celui des vivants. Colonie grecque rayonnante, Marseille fut le point de départ de la diffusion de l'écriture chez les peuples gaulois, qui ont appris à transcrire leur propre langue en caractères grecs. C'est aussi probablement par la cité phocéenne que furent introduits en Gaule les premiers vignobles[29]. La fin de l'indépendance [modifier] Articles connexes : Bataille de Marseille (49 av.J-C) et Bataille de Tauroento. Marseille, ville romaine [modifier] Des thermes sont installés le long du port également à la même époque. Les vestiges, remontés sur la place Villeneuve-Bargemon, sont visibles quasiment à leur emplacement d'origine derrière la Mairie. Pendant le Haut Empire, la zone portuaire est considérable[31]. Elle s'étend sur la rive nord du port, suit la corne du port (Jardin des Vestiges) dont le quai est reconstruit à l'époque flavienne, et se prolonge au fond du Vieux-Port actuel. Dans cette zone, les fouilles de la place Général-de-Gaulle ont dégagé une grande esplanade empierrée qui peut correspondre à des salines aménagées. De nombreux entrepôts à dolia sont connus ; une partie de l'un d'entre eux a été conservée en rez-de-chaussée d'un immeuble (Musée des docks romains). Les fouilles archéologiques de ces quinze dernières années ont montré la vitalité de la ville. Puis, durant le Bas Empire, la ville semble décliner légèrement au profit vraisemblablement d'Arles. Marseille durant l'antiquité tardive [modifier] Sur la corne du port, comblée, se développe un habitat dont on retrouve la trace, hors les murs, jusqu'à l'actuelle bibliothèque de l'Alcazar (fouille M. Bouiron). Sur ce site, on a pu mettre en évidence une continuité directe avec les constructions romaines ; un groupe de bâtiments se développe progressivement entre le Ve siècle et le VIIe siècle, avec dans un dernier état, un vaste bâtiment de type entrepôt. Les bâtiments sont abandonnés au début du VIIIe siècle[34]. La vitalité du commerce est perceptible par les découvertes de productions céramiques venant de toute la Méditerranée, témoins privilégiés des marchandises qui affluent à Marseille durant la période ostrogothique et mérovingienne. Prise dans les remous des conflits entre rois Francs, la ville semble perdre de son importance à partir de la reprise en main de la Provence par Charles Martel et le pillage de la ville qui l'accompagne. La ville médiévale [modifier] Marseille aux IXe et Xe siècles [modifier] La topographie de la ville se laisse difficilement percevoir[36]. Il existe une fortification réduite sur le sommet de la butte Saint-Laurent, c'est le château Babon (castrum Babonis) des textes du XIIe siècle Le nom de Babon fait référence à un évêque, mentionné à propos d'un polyptique perdu de l'abbaye de Saint-Sauveur, et qui pourrait avoir exercé au cours du IXe siècle La délimitation de cette enceinte est difficile car cette fortification a déjà pratiquement disparu à la fin du XIVe siècle Aucun vestige n'en est connu. Englobant une partie de la ville haute appartenant à l'évêque, elle devait contenir la zone du fort Saint-Jean et arriver jusqu'à la rue Fontaine-des-Vents, au voisinage de l'actuelle place de Lenche. M. Bouiron a mis en évidence, au contact de cette fortification, un deuxième ensemble fortifié centré autour de la Major, le bourg de la Major qui contient une partie de la butte des Moulins. La mention dans la charte de 904 d'un castrum a été interprété anciennement comme une mention du Château Babon. Il semble plus vraisemblable de voir, en association avec d'autres mentions d'archives, une troisième fortification, celle-ci relevant du comte, autour de l'ancienne porte d'Italie et du Tholonée, lieu de perception du péage. Ainsi se dessine une ville multipolaire, à l'image de tant d'autres villes du haut Moyen Âge. Le renouveau du XIe siècle [modifier] Marseille au bas Moyen Âge [modifier] Le 15 décembre 1437, le comte de Provence René d'Anjou, qui a succédé à son frère Louis III d'Anjou, comme roi de Sicile et duc d’Anjou, arrive à Marseille, et favorise par des privilèges le relèvement de la ville, qu'il considère comme une base maritime stratégique pour reconquérir son royaume de Sicile. Les Marseillais, en contrepartie, se chargent de la reconstruction des remparts. Le roi René, qui souhaite équiper l'entrée du port d'une solide défense, décide de faire construire sur les ruines de l’ancienne tour Maubert, une nouvelle tour plus importante. Jean Pardo, ingénieur, en conçoit les plans et Jehan Robert, maçon de Tarascon, exécute les travaux. Cette construction s’échelonne de 1447 à 1453. Le Roi fait édifier les fondations du piédestal, puis les travaux sont suspendus faute de crédits et c’est finalement grâce à l’aide des habitants de Marseille et notamment de la corporation des pêcheurs qu’ils peuvent reprendre. En 1524, les Français défendent la ville assiégée par l'armée du Saint-Empire Romain. L'essor des XVIIe siècle et XVIIIe siècle [modifier] L'année 1720 voit cependant l'arrivée de la peste qui va porter un rude coup à la démographie de la cité (30 à 50 % de mortalité) En dehors du centre ville, l'agglomération marseillaise comporte un paysage structuré de bastides. Dans le même temps, Marseille, qui possède la plus ancienne Chambre de commerce de France (fondée en 1599), acquiert la notoriété d'un port mondial. Avec ce grand essor du commerce moteur de l'économie marseillaise, la démographie explose et situe désormais Marseille au 3e rang des villes françaises. Article détaillé : Musée d'Histoire de Marseille. Article détaillé : Bourgeoisie de Marseille. Marseille, port des colonies [modifier] Le XIXe siècle, avec son cortège d'innovations industrielles (dont l'apparition de la navigation à vapeur), la fin de la piraterie barbaresque, les conquêtes de la France dès 1830 puis le percement du canal de Suez, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville qui passa d'environ 300 000 habitants en 1870 à environ 600 000 habitants en 1940. Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique (le Vieux-Port) et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856. Marseille célébra cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville. Les grands chantiers du XIXe siècle [modifier] La construction par 5 000 ouvriers du Canal de Marseille, long de 87 km, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille. En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un vaste monument « à la gloire de l'eau » ; c'est le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869. Ce dernier avait également édifié la basilique de Notre-Dame de la Garde à partir de 1853 (elle fut consacrée en 1864) et intervient aussi sur le grand chantier de construction de la nouvelle cathédrale de La Major sur les quais de la Joliette. L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée du chemin de fer. Marseille est reliée à Avignon en 1848, à Lyon en 1854. Simultanément, l'accès au centre-ville est facilité par l'édification en 1845 d'une gare sur la butte Saint-Charles. En 1857, la « ligne impériale » Paris-Marseille est terminée. En 1884 sévit une nouvelle épidémie de choléra. En 1891 début des travaux à Marseille d’un réseau d’égouts aboutissant au grand collecteur. Marseille l'insoumise [modifier] 1209 : Excommunication d'Hugues Fer. La ville est « interdite » par le légat du pape. Trente années après son rattachement au royaume de France, François Ier rendit une visite à la ville, attiré par la curiosité de voir un rhinocéros. Cet animal était un cadeau du roi du Portugal Emmanuel Ier au pape Léon X, le navire ayant fait naufrage, on échoua la bête sur l'île d'If. François Ier profita de cette visite pour se rendre compte de la situation géographique de la ville et érigea deux fortifications pour protéger la cité. Il fit ainsi bâtir le château d'If et un fortin sur les pierres d'un ermitage, Notre-Dame de la Garde. Cette protection de la ville n'était qu'un prétexte pour la surveiller ; en effet, aucune pièce d'artillerie ne pouvait, depuis le château d'If, atteindre des navires voulant assiéger la ville. Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Ce n'est sans doute pas pour rien que le chant révolutionnaire de Rouget de Lisle plut aux Marseillais et fut appelé la Marseillaise. Pendant la Convention, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée, pendant 4 semaines, « La Ville-sans-nom », Lyon connut le même sort. Durant le douloureux soulèvement de la commune de Paris, la ville connut aussi son insurrection mais celle-ci fut de courte durée. La ville élit Siméon Flaissières qui conduit une politique de socialisme municipal. En 1938, Marseille connut le terrible incendie du magasin les Nouvelles Galeries qui ravagea quelques immeubles sur la Canebière. Face à l'indiscipline des Marseillais et l'incapacité des pompiers à faire régner l'ordre pour procéder aux secours, Édouard Daladier qui était présent pour un congrès et hébergé dans l'hôtel de Noailles faisant face aux Nouvelles Galeries en flammes, déclara : « N'y a-t-il donc personne pour faire régner l'ordre dans cette ville ! » La ville ayant par ailleurs de lourds problèmes financiers, Marseille fut mise sous tutelle et dotée d'un administrateur extraordinaire. La Seconde Guerre mondiale [modifier] Marseille subit également plusieurs alertes aériennes. Le bombardement américain du 27 mai 1944 est particulièrement dévastateur et cause près de 2 000 victimes. Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence. À cette occasion l'occupant fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit. Les FFI de Marseille (et parmi eux Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Mais mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens du général de Monsabert qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l’armée d'Afrique sur la Canebière. Démographie [modifier] Marseille cosmopolite [modifier] La cité phocéenne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XXe siècle : Italiens pauvres et Grecs à partir de la fin du XIXe siècle, Russes émigrés en 1917, Arméniens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936 (guerre civile espagnole), Maghrébins (surtout Algériens) depuis l’Entre-deux-guerres, « Pieds-Noirs » en 1962, Africains (Comoriens : 50 000 en 1999[37]). Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville arménienne[38] et compte environ 200 000 musulmans[39] (25% de la population)[40], 80 000 juifs, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes. À la mort de Gaston Defferre en 1986, huit jeunes gens d’origines ethniques différentes furent chargés de porter son cercueil. Ce fut un symbole important dans une ville qui avait vécu une importante flambée raciste en 1973[41]. Dès 1990 sous l'impulsion du maire Robert Vigouroux fut créée Marseille-Espérance. Cette structure associative regroupait des représentants des différentes communautés religieuses qui engageaient un dialogue non pas d’ordre théologique mais plutôt d’ordre social et culturel sur la gestion de la ville. Malgré le contexte peu favorable (crise des banlieues, problème du foulard, attentats terroristes, fort score électoral du Front national) ) Marseille-Espérance allait devenir une instance de régulation, toujours sollicitée à l’occasion d’événements locaux, nationaux ou internationaux risquant de provoquer des tensions communautaires. Pour commémorer les 2 600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies : 6 000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d’être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d’artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles. Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble, se retrouvent une fois l'an à la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m² de musique, de fête, deux salles de concerts). Ils sont « fiers d'être marseillais » et d'aimer l'OM malgré ses vicissitudes[42]. De nombreuses fêtes de quartiers ont lieu, principalement au début et à la fin de l'été, et permettent à tous de se rencontrer : Fête du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai… Toutefois l'unanimité ne règne pas pour l'acceptation d'une Marseille « black, blanc, beur » : Le Front national a obtenu régulièrement à Marseille un nombre record de voix à toutes les élections précédant celles de 2007 où Nicolas Sarkozy a été élu par la majorité de la population votante. Ce résultat s'explique par les taux de criminalité et de chômage de la ville qui sont parmi les plus élevés de France métropolitaine. La population marseillaise [modifier] Deuxième commune de France avec plus de 820 000 habitants, Marseille est aussi la 3e unité urbaine du pays (après Paris et Lyon) avec 1 350 000 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles à l'ouest et Aubagne à l'est[43]. Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Marseille classée par date de recensement de 1793 à 2005[44]. Évolution démographique 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Marseille classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Marseille, comparaison entre l'année 1999 et 1982[46] : Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus. Hommes Classe d'âge Femmes Voici ci-dessous, le tableau général de l'évolution démographique de la ville de Marseille de 1968 à 1999. Évolution démographique 1968-1999 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 évolution 1968-1999 Le nombre total de ménages marseillais est de 346 820. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages. Les Ménages Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou + En 2005, 44% des ménages marseillais étaient propriétaires de leur résidence principale et 82% vivaient en appartement, 43% étaient mariés, 39% célibataires, 9% veufs et 9% divorcés.[49]. Sociologie de Marseille [modifier] La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaré est plus élevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible. Marseille est, parmi les principales villes françaises, celle où l’éventail des revenus déclarés est le plus large, puisque les “hauts” revenus y sont près de quinze fois plus élevés que les “bas” revenus, particulièrement faibles[51]. Le Vieux-Port et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts revenus, même si de nombreux arrondissements comptent à la fois des zones aisées et modestes. Les bas revenus se concentrent dans les arrondissements centraux 1e, 2e et 3e ainsi que dans les quartiers nord (13e, 14e, 15e et 16e arrondissements). Le 3e arrondissement est le plus pauvre de toute la ville, avec à peine 6 353 euros de revenu fiscal médian par UC représentant le tiers du revenu médian du 8earrondissement. Les ménages du 2e arrondissement sont à peine moins pauvres, en dépassant les 6 800 euros de revenu médian. Le revenu médian dans les 13e et 16e arrondissements est le plus élevé du groupe mais reste inférieur à celui de la ville. Ces arrondissements se distinguent aussi des précédents par la présence de zones plus favorisées et sont plus disparates. Les arrondissements où la population est la plus riche se trouvent au sud et à l’est : le revenu médian y dépasse les 16 000 euros. Le 8e est le plus riche, avec 19 167 euros par UC, suivi par le 7e (17 318 euros), le 12e (16 832 euros), et le 9e (16 489 euros). Les ménages des 4e, 5e, 6e, 10e et 11e arrondissements ont des revenus médians légèrement supérieurs à ceux de la ville. Les jeunes Marseillais de moins de 30 ans, parmi lesquels se trouvent de nombreux étudiants, ont le revenu médian par UC le plus faible, 9 785 euros, soit 5 600 euros de moins que ceux âgés de 50 à 59 ans, classe d'âge la plus riche Les Marseillais de 30 à 39 ans, population en âge de travailler et d'acquérir un logement, ne sont pas beaucoup plus riches : la différence de revenus avec les moins de trente ans est d'à peine 1 000 euros. Par conséquent, les coûts de logement se trouvant parmi les plus chers de France, les jeunes marseillais et leurs familles ont de plus en plus de difficultés à se loger. Économie [modifier] Le Centre Bourse ainsi que les rues Saint-Ferréol, rue de Rome et le bas de la rue Paradis sont le cœur commercial de Marseille avec leurs boutiques de vêtements, chaussures, mode pour l'essentiel. Marseille compte aussi les deux centres commerciaux importants de la Valentine et du Grand Littoral. Le Vieux Port, le cours Julien et les alentours des plages du Prado concentrent de nombreux restaurants aux cuisines très diversifiées. En 1999 sur les 257 721 marseillais ayant un emploi 226 021 travaillaient dans la commune, 23 083 dans une autre commune de l'agglomération Aix-Marseille, 3 511 dans une autre commune du département[52]. Parmi ceux qui détenaient un emploi à temps complet à Marseille en 1999, 51,3 % avaient un contrat à durée indéterminée, 27,1 % étaient titulaires de la fonction publique, 6 % étaient en contrat à durée déterminée, 5,8 % étaient travailleurs indépendants, 5% étaient employeurs[53]. Sur les 293 019 emplois[54] de la commune, 66 998 étaient occupés par des travailleurs habitant hors de la commune. 225 799 habitants soit plus du quart de la population vivait en ZUS [55]; sur les 16 arrondissements seuls les 4e, 5e, 7e et 8e arrondissements ne comportent aucune partie de zone urbaine sensible [56]. Marseille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence et de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte d'azur-Corse. Elle gère l'aéroport de Marseille Provence à Marignane, qui est le 5e de France par le nombre de passagers[57]. Secteur primaire [modifier] L'agriculture Secteur industriel [modifier] Marseille, une ville tertiaire [modifier] Le deuxième pôle français du CNRS [modifier] La majorité des structures opérationnelles (94 %) se trouve implantée à Marseille et Aix-en-Provence, et répartie sur 23 sites. L’aire Marseille-Aix regroupe, à elle seule, 95 % des agents CNRS de la Délégation : 77 % sur la zone marseillaise et 18 % sur la zone aixoise. Il s'agit de recherche de pointe au niveau mondial : trois chercheurs marseillais ont participé à la découverte (qui reste à valider) de la « fabrication » de « sang universel » ; des scientifiques marseillais ont découvert de nouvelles exoplanètes. Tous les principaux domaines de recherche sont représentés, avec toutefois une prédominance des sciences de la vie et des sciences de l’homme et de la société : Physique nucléaire et corpusculaire Hôpitaux [modifier] Les domaines d'excellence sont : hôpital d’enfants (médecine néonatale), pathologies rares (grands brûlés, hématologie, neurochirurgie) ; transplantation d’organes[61] (traumatologie, greffes osseuses…). Les principaux établissements publics rattachés à l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille sont : l' hôpital Sainte-Marguerite et l'hôpital Salvator (9e arrondissement), l'hôpital de la Timone et l'hôpital de la Conception (5e arrondissement), l'hôpital Nord (15e arrondissement). L'Hôpital d'instruction des armées (HIA) Laveran (13e arrondissement) participe au service public hospitalier Les principaux établissements privés sont : l'Institut Paoli Calmettes (Centre régional de lutte contre le cancer) (9e arrondissement), l'hôpital Paul Desbief (2e arrondissement), l'hôpital Saint-Joseph (8e arrondissement) et l'hôpital Ambroise Paré (6e arrondissement). Enseignement [modifier] Celles-ci se partagent l'ensemble des enseignements scientifiques (sciences exactes), constituant l'un des plus importants ensembles de recherche et d'enseignement scientifique en France. Un projet de fusion des trois universités est en cours. Les principaux campus sont situés à Luminy, Saint Charles, Saint Jérôme, Château Gombert, et pour les enseignements médicaux La Timone et l'Hôpital Nord . Ces universités ont aussi des établissements principalement sur Aix-en-Provence mais également dans toute l'académie. Les universités U1 et U3 ayant d'ailleurs leurs sièges à Aix-en-Provence. Le caractère bicéphale de ces universités est principalement hérité de leur histoire : les enseignements sur Marseille portaient de manière générale sur les sciences exactes, alors que sur Aix-en-Provence, c'était les sciences humaines qui prédominaient. Le lycée Thiers propose les classes préparatoires les plus réputées de la région, toutefois Marseille ne dispose pas d'autant de grandes écoles renommées que sa taille pourrait le faire penser, les seules ayant leur siège à Marseille étant : l'École centrale de Marseille, École d'ingénieurs dont la première promotion est sortie en 2006, née de la fusion de divers Écoles d'ingénieurs ; Euromed Marseille Ecole de Management, anciennement « École supérieure de commerce de Marseille » qui n'avait jamais connu de renom particulier est classée depuis plusieurs années parmi les 10 premières écoles de commerce françaises [62]. ; l'ESIL (École supérieure d’ingénieurs de Luminy), présente sur Marseille depuis 1993, qui forme des Ingénieurs spécialisés dans six domaines : informatique, biomédical, biotechnologie, matériaux, réseaux et multimédia (ancienne École de l'Internet, ouvert depuis 2005) ; Polytech'Marseille (École Polytechnique Universitaire de Marseille) née du regroupement de trois écoles d'ingénieurs en 2001 (IUSTI, IUSPIM, ICF) formant des ingénieurs spécialisés dans quatre domaines : Mécanique-Énergétique, Génie industriel et Informatique, Microélectronique et Télécommunication, Génie civil. Grandes entreprises [modifier] Renouveau de la ville [modifier] Marseille compte désormais neuf hôtels 4 étoiles et dix-sept hôtels 3 étoiles [63],[64]ce qui est peu comparé aux douze 4 étoiles et vingt-huit 3 étoiles de Lyon, mais constitue un gros progrès par rapport à il y a une dizaine d'années, toutefois malgré ces avancées peu de congrès et de séminaires se tiennent à Marseille. En 2008 Le Petit Nice a obtenu trois étoiles au guide Michelin, chose que n'avait jamais réalisé aucun restaurant à Marseille auparavant. En l'espace de dix ans, Marseille a multiplié par trente le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le Queen Mary II. Marseille a même postulé pour l'organisation de la Coupe de l'America 2007 (l'épreuve la plus prestigieuse du monde opposant des voiliers tous les quatre ans), a été retenue dans les cinq finalistes et a organisé l'Acte 1 de la Coupe Louis Vuitton 2007. Depuis la fin des années 1980, Marseille jouit d’une image positive, lieu de solidarité et de pacification interethnique[42]. L'image de la ville passe peu à peu d'une Cité mal famée où prospère le « milieu » — le Chicago français — à une ville largement ouverte sur la mer bénéficiant d'un site unique, à la pointe de la mode et de l'art. La mise en service du TGV Méditerranée a favorisé cet engouement mettant la Canebière à trois heures de Paris. Un seul bémol : un des thèmes principaux de la campagne électorale pour les municipales 2008 a été à juste titre la saleté de la ville ainsi que l'indiscipline de ses habitants à cet égard.[65] Enfin en 2007, les prix de l'immobilier n'ont jamais été aussi élevés de toute l'histoire à Marseille (2 652 € le m² en moyenne)[66], qui se paie désormais le « luxe » d'être pratiquement aussi chère que Lyon (2 662 € le m²) et presque aussi chère, du moins dans les 7e et 8e arrondissements que Nice (3 636,20 € le m²) [67][réf. nécessaire]. Marseille et la mer [modifier] Le Port autonome de Marseille-Fos [modifier] Toutefois à cause de conflits sociaux répétitifs la croissance du trafic containers depuis 1990 a été très faible comparativement à ses principaux concurrents méditerranéens Barcelone et Gênes.[68] Les ports de plaisance [modifier] On notera la présence de la plus petite ligne maritime commerciale du monde (206 mètres) qui permet de traverser le Vieux Port à bord du Ferry Boat (prononcé à la marseillaise « féri-bo-at »). Le départ s'effectue depuis la place aux Huiles ou devant l’hôtel de ville. Les plages [modifier] Les sites de plongée sous-marine [modifier] La pêche [modifier] Par contre les loups, rascasses, dorades, rougets, mérous font la joie des pêcheurs amateurs. Le marégraphe [modifier] Le Sartine [modifier] Administration et vie publique [modifier] Municipalité [modifier] Les arrondissements et les secteurs [modifier] Suivant la loi PLM, Les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers siègent à la mairie centrale. Nombre de conseillers élus par secteur : Derniers maires de Marseille [modifier] Les maires de secteur [modifier] Les quartiers de Marseille [modifier] Article détaillé : Liste des quartiers de Marseille. Les cantons de Marseille [modifier] Voir les 25 cantons de Marseille dans : Les 25 cantons de Marseille
Justice [modifier] Sites célèbres [modifier] Monuments et édifices [modifier] On dit que Marseille compte trois cathédrales si on inclut la Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille de style néo byzantin à coupoles par Espérandieu, accolée à l'ancienne cathédrale de la Major, importante église romane provençale amputée de sa nef pendant la construction de la nouvelle cathédrale, et le baptistère, vestige d'un ancien ensemble religieux, aujourd'hui sous l'actuelle cathédrale, accessible depuis sa crypte. Le plus ancien est l'abbaye de Saint-Victor dont la crypte est le lieu de culte le plus ancien de France (300) et qui constitue le plus ancien établissement monastique d'occident. Sont également remarquables, La basilique du Sacré-Cœur, construite dans la première moitié du XXe siècle (achevée en 1947), située sur l'avenue du Prado, érigée en basilique mineure par le pape Jean-Paul II le 17 septembre 1997, l'église Notre-Dame-du-Mont, l'église dite des Réformés St Vincent de Paul en haut de la Canebière achevée en (1888), Le monument aux armées de l'Orient (photo), corniche Kennedy; de style « gothique rayonnant » surmontée de deux hautes flèches, l'église Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux construite au XVIIe siècle, l'église Saint-Laurent et l'église Saint-Cannat. Quartiers et rues célèbres En revanche l'image de certains édifices connus, comme la prison des Baumettes dont la rénovation prévue depuis 1999 tarde à se concrétiser, marque le pas. Il en est de même pour la future grande mosquée de Marseille dont l'édification votée depuis des années n'a toujours pas commencé pour cause de recours juridiques. Les sites naturels [modifier] Lieux naturels [modifier] Culture, spectacles et traditions [modifier] La ville de Marseille a été élue capitale européenne de la culture pour 2013. Marseille et la musique [modifier] L’Opéra [modifier] La programmation fut à la fois traditionnelle compte tenu de l'importance de la population d'origine italienne dans la ville et de la nécessité de proposer plus qu'ailleurs des opéras de bel canto, mais aussi audacieuse avec de nombreuses premières françaises (telle Lulu d'Alban Berg en 1967). Pourtant le statut de régie municipale, la transformation de l'offre culturelle dans la ville et l'évolution des goûts du public provoquèrent une grave crise identitaire et financière pour ce fleuron marseillais. La prise de conscience tardive des responsables politiques locaux ainsi que la direction énergique de la nouvelle responsable de l'Opéra, Mme Auphan, nommée en 2002 permettent aujourd'hui de proposer une programmation plus large et pointue, faisant revenir une partie du public voire touchant des couches de population rajeunies. L'avenir reste toutefois à conforter avec la réfection totale d'un bâtiment vieillissant, la mise en place d'équipes de direction, de techniciens et d'artistes travaillant dans le même sens afin de décrocher le titre tant convoité d'Opéra national puisqu'une véritable régionalisation se fait attendre. Marseille candidate au titre de ville européenne de la culture ne pourra quoi qu'il en soit pas faire l'impasse quant à la réflexion sur le devenir de son Opéra. Groupes et artistes marseillais [modifier] Principales salles de musiques [modifier] Le Cabaret Aléatoire de la Friche de la Belle de Mai a quant à lui une capacité approchant les 900 personnes mais est une structure associative avec une certaine liberté de programmation. Le Poste à Galène ou encore L'embobineuse dans le quartier de la Belle de Mai sont des salles associatives de dimension comparable bien que la programmation soit très différente. De nombreux café-concerts L'Intermediaire, Le Balthazar, Le Boombox, La Machine à coudre, Le poste à Galène ... Beaucoup d'associations œuvrent également à la diffusion musicale. In the garage qui travaille en collaboration avec le Cabaret aléatoire, L'Embobineuse et La machine à coudre, propose très régulièrement des soirées concerts de qualité (Festival B-Side). Le disquaire Lollipop propose régulièrement de petits showcases gratuits avec des artistes prometteurs. Festivals de musique [modifier] Salles et lieux du spectacle vivants [modifier] Aujourd'hui le théâtre mais aussi la danse sont très bien représentés, tant au niveau de la diffusion avec de nombreux lieux mais aussi au niveau de la création, grâce à de nombreuses compagnies et de multiples résidences. Ce positionnement qui place Marseille en avant dans le milieu des arts et spectacles vivants est principalement hérité d'une volonté d'équipement mise en place par les municipalités de Gaston Deferre : création du Ballet National de Marseille, de la Criée - Théâtre National, du Théâtre du Gymnase mais aussi par exemple par des salles plus originales comme Le Merlan, salle créée en banlieue devenue par la suite scène nationale, ou les Bernardines. Celles-ci se complètent par diverses salles de taille modeste, comme le Lenche et enfin de nouveaux lieux comme la Friche, aux multiples espaces dont le théâtre de la Cartonnerie, ou encore Montevideo, lieu de résidence d'Hubert Colas. Principaux théâtres Marseillais [modifier] La diffusion du spectacle dans l'agglomération [modifier] Projets d'infrastructures culturelles : le Centre régional de la Méditerranée et le Mucem [modifier] La ville accueillera également le futur musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée dit Mucem, qui reprendra les collections de l'établissement parisien du Musée national des Arts et Traditions populaires[72]. Art et artistes : les peintres marseillais [modifier] Nés au XVIIe siècle : Meiffren Conte (1630-1705) - Pierre Puget (1620-1694) - Littérature [modifier] Pour les temps modernes on peut par exemple citer Victor Gelu, Valère Bernard, André Suarès, Pierre Bertas, Jorgi Reboul, Edmond Rostand, Antonin Artaud, Saint-Pol-Roux, André Roussin, Louis Brauquier, Gabriel Audisio. Pendant l'occupation nazie, Émile Danoën y a publié son premier roman puis a mis en scène la ville dans le deuxième, Rue des enfants abandonnés. Le genre polar marseillais fut inauguré par un journaliste, Claude Barsotti, qui écrit en occitan (provençal). Un papier sensa importància est paru en 1994 aux éditions de l'IEO, Puylaurens (81). Les femmes prirent la relève, à commencer par Michèle Courbou, qui publia, elle aussi en 1994, "Les Chapacans" dans la célèbre Série Noire des éditions Gallimard et lança vraiment le genre. Annie Barrière, Sylvie Cohen, Amanda Biot ou Ysa Dedeau prirent la relève. Jean-Claude Izzo illustra la ville dans quatre romans noirs. À sa suite de nombreux auteurs de polars social, politique et de talent sont apparus à Marseille, comme Philippe Carrese, dont les romans satirique rencontrent un grand succès, ou François Thomazeau, l'un des pionniers du genre avec "La Faute à Dégun", paru en 1995. Del Pappas (une quinzaine de polars dont Le Baiser du Congre aux Éditions Jigal), Maurice Gouiran (plus de dix romans à son actif qui mêlent avec force Marseille, l'histoire et le polar), Bruno Leydet (Grand prix Littéraire de Provence pour son roman Sortez vos Morts), , Alain Pucciarelli ou Jean Contrucci qui tous, et chacun à leur manière, ont su tirer de cette ville la substantifique moelle. En 2000, la maison d'éditions L'Ecailler du Sud se spécialisa dans ce genre et a publié à ce jour plus de 150 romans. Cinéma et audiovisuel [modifier] Culture populaire [modifier] Le langage [modifier] Article détaillé : Expressions marseillaises. L'Olympique de Marseille [modifier] Son stade, le Vélodrome, peut accueillir 60 000 personnes. C'est le deuxième plus grand stade du pays, derrière le Stade de France. L'Olympique de Marseille est un des plus vieux clubs français mais aussi l'un des plus titrés. Ce club fondé en 1899 a gagné de nombreux titres nationaux (huit championnats de France et dix coupes de France)[73], ainsi que la Ligue des champions en 1993, ce qui en fait la seule équipe de football française à avoir remporté cette prestigieuse compétition européenne. L'OM a notamment disputé quatre finales européennes (1991, 1993, 1999 et 2004). En 2008, le club s'est qualifié pour la deuxième saison consécutive pour la Ligue des champions. La Bonne mère [modifier] La tradition des marseillais est de venir l'implorer dans les grandes occasions. Depuis le XVIIe siècle, les familles de marins viennent la prier pour assurer leur retour et ils offrent en ex-voto des maquettes de bateaux qui sont suspendues à la nef qui en contient des dizaines. Article détaillé : Notre-Dame de la Garde. La pétanque [modifier] La fédération française de pétanque, 3e fédération en nombre de licenciés, fut créée en 1945 et siège à Marseille. Le Mondial la Marseillaise de pétanque est le plus grand tournoi de pétanque du monde avec plus de 12 000 joueurs de tout niveau. Il accueille 50 000 spectateurs le premier jour, et plus de 100 000 pour l’ensemble de la compétition. La municipalité a aménagé de nombreux terrains de boules dans quasiment tous les quartiers. Article détaillé : pétanque. Cuisine et gastronomie [modifier] Cultes [modifier] Les principaux médias [modifier] Enfin, la presse compte plusieurs hebdomadaires, dont Marseille l'hebdo, un gratuit culturel Ventilo ou What Magazine Urbain, principal gratuit traitant de l'actualité culturel et nocturnes de la région marseillaise. Marseille accueille le siège de France 3 Méditerranée. En outre, la ville compte quelques radios associatives telles que Radio Grenouille, Radio dialogue, Diva FM ou Radio Galère. France Bleu Provence, la radio régionale de Radio France, est la 3è radio en nombre d'auditeurs et la 2è en part d'audience, avec 98 100 auditeurs à Marseille (9,9% d'audience cumulée et 10,2% de part d'audience), derrière RMC (11,1% d'AC, 109 600 auditeurs et 10,5 de PDA) et Skyrock (10,9% d'AC, 107 600 auditeurs et 6,8% de PDA) selon le dernier sondage Septembre 2007-Juin 2008 Médialocales de Médiamétrie. France Bleu Provence possède à Marseille des studios rue de l'Evêché bien que la radio soit basée à Aix-en-Provence. Jean-Pierre Foucault, célèbre présentateur de télévision français, né à Marseille en novembre 1947, préside La chaîne Marseille (LCM). Le sport à Marseille [modifier] Équipements sportifs [modifier] Le Palais de la Glace et de la Glisse [modifier] Cet équipement de 45 millions d'euros, sera le plus grand de ce type sur le plan national. Il comportera une surface de bâtiments de 20 700 m² dont 3 200 m² de pistes de glace (la patinoire olympique pourra recevoir 5 600 spectateurs), 3 300 m² de pistes de glisse (skatepark pour rollers, skate-board et BMX), 1 200 places de parking. Les autres programmes de ce pôle d'activités et de loisirs regrouperont des surfaces commerciales, des restaurants, des logements et un multiplexe cinématographique de quinze salles. Les sports collectifs [modifier] En football, l'Olympique de Marseille, évoluant en Ligue 1 (élite) est le club emblématique de la ville. Les clubs amateurs connus sont l'US Marseille Endoume Catalans et le Consolat Marseille qui évoluent tous les deux en CFA2 (5ème division). Autres événements sportifs notables [modifier] Vie militaire [modifier] État-Major de la 15e région militaire 1939 État-Major de la Circonscription militaire de défense de Marseille (CMD Maseille), Jumelages [modifier]
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